Chapitre 21

Jésus vient à la montagne des Oliviers. Les Juifs savaient bien ce qui avait été prophétisé concernant cette montagne ; ils auraient dû entrer dans l’esprit de ce que faisait le Seigneur.

L’envoi pour l’ânon montre le Seigneur comme l’Éternel, qui avait un droit parfait sur tout. « Le Seigneur (l’Éternel) en a besoin »[17]. Quoi de plus profond que Sa connaissance des circonstances à venir encore en gestation ? Combien est évident Son contrôle sur l’esprit et les sentiments du propriétaire ! Doux comme Il l’était, assis sur un âne, le Roi de Sion selon le prophète, Il était de fait aussi sûrement l’Éternel que le Messie venant en Son nom — Son « en a besoin » étant aussi étonnant que la gloire de Sa personne.

Le Seigneur poursuit Sa route vers Jérusalem. Et la foule crie : « Hosanna au Fils de David ! ». Ils appliquent le psaume 118 au Messie, et ils avaient raison. Ils pouvaient bien être très peu intelligents, et quelques-uns peut-être peuvent s’être plus tard joints à ce cri terrifiant : « Que son sang soit sur nous » ; mais ici, le Seigneur conduit la scène. Il vient à la ville ; mais Il est inconnu : les siens ne Le connaissent pas. Ils demandent : « Qui est celui-ci ? ». La foule a si peu de connaissance, qu’elle répond : « Celui-ci est Jésus, le prophète, qui est de Nazareth de Galilée ». Mais bien qu’ils ne voient que Jésus de Galilée, pourtant, Lui se montre comme Roi, et prend une position d’autorité et de puissance. Il entre dans le temple, et renverse les tables des changeurs, etc. On peut certainement considérer cela comme un incident miraculeux ; car il était étonnant que Celui qu’ils connaissaient seulement comme un prophète de Nazareth puisse entrer si hardiment dans leur temple, et chasser tous ceux qui le profanaient. Mais ils ne se tournent pas vers Lui. La puissance du Dieu du temple était là, et ils fuient ; leurs consciences, sans aucun doute, font écho aux paroles du Seigneur, qu’ils avaient fait de Sa maison une caverne de voleurs. Mais ici nous voyons, non seulement le témoignage de la foule à la royauté de Jésus, mais la réponse qui y est donnée, pour ainsi dire, dans l’acte de Jésus. Comme s’Il avait dit : « Vous me saluez comme Roi, et je vais démontrer que je le suis ». En accord avec cela, Il règne, en quelque sorte, en justice, et purifie le temple souillé. Dans quel état les Juifs n’étaient-ils pas tombés ! « Ma maison… une maison de prière… mais vous en avez fait une caverne de voleurs » !

Il y a eu deux purifications — une avant le ministère public de notre Seigneur, et l’autre à sa fin. Jean rapporte la première ; Matthieu la dernière.

Dans notre évangile, c’est un acte de puissance messianique, par lequel Il purifie Sa propre maison ou, du moins, agit pour Dieu comme Son Roi. En Jean, c’est plutôt du zèle pour l’honneur bafoué de la maison de Son Père — « Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ». Une raison collatérale, pour laquelle Jean nous parle de la première purification au début de son évangile, est qu’il suppose dès le début le rejet d’Israël. C’est pourquoi leur rejet par Christ, manifesté dans cet acte, était la conséquence inévitable de leur réjection de Lui : et c’est le point duquel part Jean quand il commence à parler des voies du Seigneur avant Son ministère.

Mais ici, les aveugles et les boiteux viennent à Lui pour être guéris. « Il guérit leurs infirmités, et il pardonne leurs iniquités ». Ces deux classes de personnes étaient haïes de l’âme de David — l’effet sur David de la moquerie (2 Sam. 5, 6-8). Quel contraste béni dans le Fils de David ! Il chasse les religieux égoïstes du temple, et y reçoit les pauvres, les aveugles et les boiteux, et les guérit — parfaite justice et parfaite grâce.

D’un côté, il y a les voix des enfants criant « Hosanna », etc. — la louange qui Lui est attribuée comme Roi, Fils de David ; d’un autre côté, il y a le Seigneur agissant comme Roi, et faisant ce que les Juifs savaient bien avoir été prophétisé de leur Roi. Il était là le Roi confessé ; certes pas par les principaux sacrificateurs et les scribes, qui en prennent ombrage, Le rejetant délibérément et sciemment — « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous ». C’est pourquoi, naturellement, ils cherchent à fermer la bouche des enfants, et demandent à Jésus de les reprendre : « Entends-tu ce que ceux-ci disent ? ». Mais le Seigneur sanctionne leurs louanges : « N’avez-vous jamais lu : Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange » (v. 16). La puissance de l’Éternel était là, et il y avait une bouche pour la reconnaître, quoique seulement par les petits enfants et ceux qui tètent. Ainsi « il les laissa » — acte significatif et solennel. Ils Le rejetaient, et Il les abandonne, tournant le dos à la cité bien-aimée.

En revenant à Jérusalem le jour suivant, le Seigneur a faim, et recherche du fruit sur le figuier, mais n’en trouve aucun. Il prononce alors sur lui une malédiction, et à l’heure même il sèche. La sentence sur le figuier était une malédiction emblématique sur le peuple — Israël était le figuier. Le Seigneur n’y trouva rien que des feuilles, et la parole est que désormais, aucun fruit n’en sortirait plus à jamais. La nation avait manqué de produire du fruit pour Dieu, quand ils avaient tous les moyens et les opportunités pour Le glorifier et Le servir ; et maintenant, tous leurs avantages sont ôtés, et l’ancienne lignée est abandonnée — un arbre mort.

Marc dit que ce n’était pas encore la saison des figues. Beaucoup ont été rendus perplexes par cela, comme si le Seigneur cherchait des figues à un moment où il ne pouvait y en avoir. La signification est que le moment de récolter les figues n’était pas venu — ce n’était pas encore la saison des figues. Il aurait dû y avoir une manifestation de fruit, mais il n’y avait que des feuilles — seulement une profession extérieure. Il était complètement stérile. Les disciples s’étonnèrent ; mais le Seigneur leur dit de plus : « Si vous disiez à cette montagne (symbolisant la place d’Israël parmi les nations, comme exalté au milieu d’elles) : Jette-toi dans la mer », etc. C’est ce qui a eu lieu. Non seulement il n’y a pas eu de fruit produit pour Dieu, mais Israël, en tant que nation, a été jeté dans la mer — comme perdu dans la masse des peuples — foulé et oppressé sous le pied des Gentils.

Les principaux sacrificateurs et les anciens d’Israël viennent maintenant attaquer le Seigneur ; ils Lui demandent : « Par quelle autorité fais-tu ces choses ? » — chasser les changeurs des alentours du temple — « et qui t’a donné cette autorité ? ». Elle n’était en effet pas donnée par eux ; et leurs yeux étaient fermés quant à Sa gloire. Notre Seigneur répond en demandant quelles étaient leurs pensées sur le baptême de Jean. Il ne fait appel ni aux miracles, ni à la prophétie, mais à la conscience. Combien avait été évident l’accomplissement des anciens oracles dans Sa personne, dans Sa vie et dans Son ministère ! Combien le témoignage des signes et des prodiges opérés par Lui avait été complet ! Pourtant, leur question prouvait combien tout cela avait été vain, tout comme Sa question prouvait soit leur malhonnêteté, soit leur aveuglement. Dans tous les cas, qui étaient-ils pour juger ? Ils pensaient bien peu qu’en cherchant à éprouver le Seigneur de gloire, ils ne faisaient en réalité que dévoiler leur propre distance et leur aliénation de Dieu. De fait, il en est toujours ainsi. Notre jugement, ou notre refus de juger, sur ce qui concerne Christ, est une jauge infaillible de notre propre condition. Dans ce cas (v. 23-27), l’absence de conscience était manifeste — nulle part aussi fatale que chez les guides religieux. « Ils raisonnaient en eux-mêmes, disant : Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l’avez-vous pas cru ? Et si nous disons : Des hommes, nous craignons la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète ». Dieu n’était pas dans leurs pensées ; et ainsi, tout était faux et erroné. Et si Dieu n’est pas l’objet, le moi est l’idole. Ces principaux sacrificateurs n’étaient au fond que des esclaves du peuple sur la foi, ou la superstition, duquel ils dominaient. « Nous craignons la foule » ; ceci du moins était vrai. « Et, répondant, ils dirent à Jésus : Nous ne savons ». À quel misérable subterfuge sont-ils conduits — guides aveugles de leur propre aveu ! À de tels, le Seigneur refuse de rendre compte de Son autorité. Encore et encore, ils avaient vu les œuvres de Sa puissance en grâce, et leur question fournissait la preuve qu’une réponse était inutile. Ils ne voulaient pas voir, même s’ils le pouvaient.

Mais notre Seigneur fait davantage. Dans la parabole des deux fils, Il convainc ces chefs religieux d’être plus loin de Dieu que les classes les plus méprisées dans le pays. « En vérité, je vous dis que les publicains et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous ne l’avez pas cru », etc. (v. 32). Des formes décentes d’un hommage des lèvres — « J’y vais, seigneur ; et il n’y alla pas » — telle était la religion de ceux qui étaient le plus haut placés dans l’estimation du monde d’alors. L’hypocrisie s’y trouvait, pour cacher la propre volonté et l’orgueil avec le manteau de la religiosité, qui les rend plus obstinés que ceux qui déshonoraient les convenances de la société en faisant des émeutes ou autres activités peu recommandables. Ceux-là étaient plus accessibles aux vibrants appels de Jean que ces pharisiens. Sourds à l’appel de la justice, ils étaient également endurcis contre les opérations de la grâce de Dieu, même là où elles étaient les plus visibles. « Et vous, l’ayant vu, vous n’en avez pas eu de remords ensuite pour le croire ». La repentance éveille le sentiment de la relation avec Dieu, comme Celui contre qui on a péché. Les résolutions de la nature commencent et se terminent dans « j’y vais, seigneur ». L’Esprit de Dieu produit la conviction profonde de péché contre Lui, sans aucune place ni désir de s’excuser. Mais tout est perdu pour la religion du monde qui, en résistant à la fois au témoignage de Dieu et à la démonstration de la conversion chez les autres, sombre dans des ténèbres croissantes et dans l’hostilité contre Dieu. Le juge de tous déclare donc que ces hommes fiers et satisfaits d’eux-mêmes, étaient pires que ceux qu’ils dédaignaient. Ils n’étaient plus des juges maintenant — ils étaient jugés.

De nouveau, le Seigneur leur propose d’entendre une autre parabole, établissant non seulement leur conduite envers Dieu, mais l’action de Dieu envers eux, sous une double forme : d’abord, au regard de la responsabilité humaine comme étant sous la loi ; et secondement, au regard de la grâce de Dieu sous le royaume des cieux. La première est développée dans la parabole du maître de maison (v. 33-41) ; la dernière, dans la fête de noces du roi pour son fils (Matt. 22, 1-14). Considérons la première.

« Écoutez une autre parabole : Il y avait un maître de maison, qui planta une vigne, et l’environna d’une clôture, et y creusa un pressoir, et y bâtit une tour ; et il la loua à des cultivateurs et s’en alla hors du pays. Et lorsque la saison des fruits approcha, il envoya ses esclaves aux cultivateurs pour recevoir ses fruits » (v. 33, 34). C’est un tableau basé sur et complétant l’aperçu de Ésaïe 5 — une image des faveurs particulières de Dieu envers Israël. « Qu’y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n’aie pas fait pour elle ? ». Il les avait tirés hors d’Égypte, et les avait établis dans un bon pays, avec tous les avantages accordés par Sa bonté et Sa puissance. Il y avait un arrangement définitif, une bénédiction abondante, une ample protection. Alors Il rechercha du fruit, leur rappelant Ses droits par les prophètes. « Et les cultivateurs, ayant pris ses esclaves, battirent l’un, tuèrent l’autre, et en lapidèrent un autre » (v. 35). Il y avait aussi une patience complète. « Il envoya encore d’autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils leur firent de même ». Restait-il encore une dernière possibilité ? un espoir, même ténu ? « Et enfin, il envoya auprès d’eux son fils, disant : Ils auront du respect pour mon fils. Mais les cultivateurs, voyant le fils, dirent entre eux : Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et possédons son héritage. Et l’ayant pris, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent » (v. 37-39). Ils reconnurent alors le Messie, mais seulement avec l’effet de provoquer leur malice et leurs convoitises mondaines. « Tuons-le, et possédons son héritage ». Ce n’était pas seulement l’absence de fruit, un refus persistant de toutes les justes exigences de Dieu et Lui dérober tout retour qui Lui était dû, mais le débordement le plus complet d’une haine rebelle, quand ils furent mis à l’épreuve par la présence du Fils de Dieu au milieu d’eux. L’épreuve est terminée ; la question de l’état de l’homme et des efforts de Dieu pour obtenir du fruit de Sa vigne est close. La mort du Messie rejeté a refermé ce livre. L’homme — le Juif — aurait dû rendre une réponse appropriée à Dieu pour tous les bienfaits si généreusement répandus sur lui ; mais sa réponse fut — la croix. Il est trop tard pour parler de ce que les hommes devaient être. Éprouvés par Dieu dans les circonstances les plus favorables, ils trahirent et versèrent le sang innocent ; ils tuèrent l’héritier pour s’emparer de Son héritage. C’est pourquoi le jugement est désormais la seule part que l’homme sous la loi ait à attendre. « Quand donc le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces cultivateurs-là ? ». Pris comme l’étaient ces pauvres Juifs, ils ne pouvaient que confesser la triste vérité : « Il fera périr misérablement ces méchants », etc. (v. 41). La méchanceté des cultivateurs n’a pas réussi à atteindre son but égoïste, tout aussi sûrement qu’elle n’avait jamais rendu les fruits attendus pour Celui dont les soins prévoyants laissaient l’homme sans excuse. Mais les droits du maître de maison demeuraient intacts ; et s’il y avait encore « le maître de la vigne », était-Il indifférent à la culpabilité accumulée du fait de Ses serviteurs maltraités et de Son Fils outragé ? Il ne pouvait en être ainsi. Il doit, eux-mêmes en étant les témoins, tirer vengeance des plus sommairement, à cause de Sa longue patience et de Son incomparable amour, si honteusement repoussés et défiés. D’autres se verraient confier la vigne, qui Lui en rendraient le fruit en sa saison.

Ainsi, la mort de Christ est vue dans cette parabole, non pas comme dans les conseils de Dieu, mais comme l’apogée du péché de l’homme et la scène qui conclut sa responsabilité. Que ce soient la loi ou les prophètes ou Christ recherchant du fruit pour Dieu, tout fut en vain, non pas parce que les exigences de Dieu n’étaient pas justes, mais parce que l’homme — oui, l’homme favorisé, avec toute l’aide concevable — était désespérément mauvais. Sous cet aspect, le rejet du Messie avait la plus solennelle signification ; car il démontrait, sans contestation possible, que l’homme, le Juif, n’avait aucun amour pour Dieu, par lequel il avait été béni. Ce n’était pas seulement qu’il était mauvais et injuste, mais qu’il ne pouvait pas supporter l’amour et la bonté parfaits dans la personne de Christ. S’il y avait eu la moindre particule de lumière divine ou d’amour dans le cœur des hommes, ils auraient révéré le Fils ; mais maintenant, la preuve complète était là, que l’homme naturel est désespérément mauvais ; et que la présence d’une personne divine, qui venait en amour et en bonté, un homme parmi les hommes, ne fournit que l’opportunité finale de donner le coup le plus méchant et le plus insultant, à Dieu Lui-même. En un mot, l’homme était maintenant démontré et déclaré perdu. « Si je n’étais pas venu, et que je ne leur eusse pas parlé, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils n’ont pas de prétexte pour leur péché. Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres qu’aucun autre n’a faites, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils ont, et vu, et haï et moi et mon Père ». La mort de Christ fut le grand tournant dans les voies de Dieu ; l’histoire morale de l’homme, dans son sens le plus important, se termine là.

« Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux ? » (v. 42). C’était la conduite de ceux qui prenaient la tête en Israël, révélée dans leurs propres Écritures. Action merveilleuse de la part du Seigneur ! — dans le renversement manifeste de ceux qui se sont établis eux-mêmes, et ont été acceptés, comme agissant en Son nom ; qui doit encore être rendue merveilleuse aux yeux d’Israël, quand le Sauveur maintenant caché mais exalté viendra, la joie d’un peuple converti, qui L’accueillera alors et bénira pour toujours son Roi autrefois rejeté ; car en vérité, Sa bonté demeure à toujours. En attendant, Ses lèvres prononcent la sentence d’un rejet assuré de leur état élevé : « C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu [non pas des cieux, car ils ne l’avaient pas] vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits » (v. 43). Et ce n’était pas tout : car « celui qui tombera sur cette pierre » (Lui-même dans l’humiliation) « sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera » (c’est-à-dire, en conséquence de Son exaltation), « elle le broiera » (v. 44). Ainsi, Il montre les chutes de l’incrédulité qui s’ensuivent ; et de plus, l’exécution positive d’un jugement de destruction, qu’il soit individuel ou national, des Juifs ou des Gentils, à Son apparition en gloire (comp. Dan. 2).

C’est une scène remarquable à tous égards, et le Seigneur, arrivant maintenant à la conclusion de Son témoignage, parle avec un jugement perçant. De sorte que, tout impotents et sourds spirituellement que soient les principaux sacrificateurs et les pharisiens, et quoique Ses paroles soient formulées sous forme de paraboles, leur force et leur but étaient clairement sentis. Et pourtant, quelle que puisse être leur volonté meurtrière, ils ne pouvaient rien faire jusqu’à ce que Son heure soit venue ; car le peuple, dans une certaine mesure, s’inclinait devant Sa parole, et Le prenait pour un prophète. Il amenait Dieu en présence de leur conscience, et leur crainte répondait faiblement à Ses paroles de malheur à venir.