Il ne nous est pas positivement dit que la parabole de la fête des noces fut prononcée à ce moment-là. Elle est introduite d’une manière si générale, qu’on pourrait bien concevoir que c’est la même que celle que Luc, avec des indications de temps plus marquées, présente dans le chapitre 14 de son évangile. Toutefois, quoi qu’il en soit, rien ne peut surpasser la magnifique convenance de ce qu’elle se trouve ici, comme faisant suite à la dernière partie du chapitre précédent. Car, comme la vigne présentait le juste droit du Seigneur à l’égard d’Israël, sur la base de ce qu’Il leur avait confié, ainsi les noces présentent la nouvelle chose, et c’est pourquoi elle est une similitude du « royaume des cieux » — non pas désormais du fruit recherché comme une dette due par l’homme à Dieu, mais Dieu manifestant les ressources de Sa propre gloire et de Son amour en l’honneur de Son Fils, et l’homme invité à partager cela. Nous n’avons rien ici qui concerne en propre l’Église ou l’Assemblée, mais le royaume. En conséquence, quoique la parabole aille au-delà de l’économie juive, traitée si longuement dans la partie précédente, et la propre présence personnelle de Christ sur la terre, elle ne s’occupe pas des privilèges de l’ensemble, mais de la conduite individuelle, comme diversement affectée par la miséricorde étonnante de Dieu, et cela, en vue de et découlant de la place de Christ en tant que glorifié en haut. Le trait caractéristique est qu’il s’agit d’un exposé, non des voies d’Israël envers le Seigneur, mais des voies du Roi qui voulait magnifier Son Fils ; quoique ici, comme auparavant, l’incrédulité et la rébellion ne manquent jamais de trouver leur juste récompense. Il a été démontré que Dieu ne pouvait se fier à l’homme ; l’homme voudrait-il maintenant se confier en Dieu, et venir à Sa parole, et être un participant de Ses délices dans Son Fils ?
Il est clair qu’ici, nous ne sommes plus sur le terrain de l’Ancien Testament avec ses solennels avertissements prophétiques. « Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui fit des noces pour son fils, et envoya ses esclaves pour convier ceux qui étaient invités aux noces ; et ils ne voulurent pas venir » (v. 2, 3). Notre évangéliste, conformément au plan et au dessein du Saint Esprit, présente ce tableau frappant après celui du rejet du Messie. Quelle serait la nouvelle intervention de Dieu ? et comment serait-elle reçue par l’homme, en particulier par Israël ? Dans Luc, je peux le mentionner en passant, la relation dispensationnelle n’apparaît pas ; mais l’Esprit donne plutôt un aperçu de ce que Dieu est pour l’humanité en général, et Le présente même comme « un certain homme » faisant un souper avec une générosité sans égale, et non pas comme le « Roi » agissant pour la gloire de « Son Fils ». Dans les deux évangiles, la parabole représente, non les justes exigences comme sous la loi, mais le chemin par lequel la grâce sort, d’abord vers les Juifs, et aussi vers les Gentils. Il « envoya ses esclaves pour convier ceux qui étaient invités aux noces [Israël] ; et ils ne voulurent pas venir ». Le royaume n’était pas encore venu, mais annoncé, tandis que le Seigneur était ici-bas. « Il envoya encore d’autres esclaves, disant : Dites aux conviés : Voici, j’ai apprêté mon dîner ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués et tout est prêt : venez aux noces » (v. 4).
Remarquez la différence. Lors de la première mission des serviteurs, Il ne dit pas : « Tout est prêt », mais seulement lors de la seconde, quand Christ, entre-temps, est mort et est ressuscité, et que le royaume était désormais établi à Son ascension. C’est l’évangile du royaume après Son œuvre, comparé avec l’évangile avant celle-ci. Les deux messages sont ainsi distingués ; la réjection de Christ et Sa mort étant le tournant entre eux. Matthieu seul nous donne cette différence frappante ; Luc commence immédiatement, d’une façon également appropriée à sa tâche, avec : « Venez, car déjà tout est prêt », insistant plutôt, avec des détails qu’on ne trouve pas dans Matthieu, sur les excuses données par le cœur pour mépriser l’évangile.
Le Roi était alors actif, et Son honneur était en jeu, pour avoir une fête digne de Son Fils. Même la croix ne Le détourna pas de Son grand propos, d’avoir un peuple près de Lui et heureux d’honorer Son Fils. Au contraire, si la grâce opère, comme elle le fait, le message interrompu est renouvelé, avec de nouvelles invitations plus pressantes pour les conviés ; et désormais par d’autres serviteurs que les douze et les soixante-dix. Ainsi, nous trouvons au début des Actes (Act. 2 à 4) l’annonce spéciale faite à Israël comme étant les enfants de l’alliance — « à ceux qui étaient conviés ». Le premier envoi eut donc lieu pendant la vie du Messie, pour appeler le peuple privilégié ; après cela, il y eut le second témoignage particulier de la grâce envers le même peuple, quand l’œuvre de la rédemption fut accomplie.
Quel en fut l’effet ? « Eux, n’en ayant pas tenu compte, s’en allèrent, l’un à son champ, et un autre à son trafic ». Dieu n’était pas dans leurs pensées, mais le champ d’un homme ou son commerce ; et hélas, tandis que Dieu accroît le témoignage de Sa grâce, l’homme s’enhardit dans son indifférence et son opposition. « Et les autres, s’étant saisis de ses esclaves, les outragèrent et les tuèrent » (v. 5, 6). C’est ce que vous trouvez, dans une mesure, dans les Actes des apôtres. Le message est ignoré dans les premiers chapitres ; dans les chapitres 7 et 12, les serviteurs sont outragés et mis à mort. Le résultat en est alors montré d’avance — le jugement sur les Juifs et sur Jérusalem. « Et le roi, l’ayant entendu, en fut irrité ; et ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là et brûla leur ville » (v. 7). Qui ne voit pas dans cela le sort de la nation juive et la destruction de leur ville ? On ne trouve pas cela en Luc ; je n’ai pas besoin d’indiquer combien cela est approprié à Matthieu.
Mais Dieu veut avoir Sa maison remplie d’invités ; et si ceux qui étaient particulièrement favorisés ne voulaient pas venir, et encourraient la colère la plus extrême, la grâce divine ne veut pas être contrariée par la volonté de l’homme — le mal doit être surmonté par le bien. « Alors il dit à ses esclaves : Les noces sont prêtes, mais les conviés n’en étaient pas dignes ; allez donc dans les carrefours des chemins, et autant de gens que vous trouverez, conviez-les aux noces » (v. 8, 9). Ici, on trouve un appel indiscriminé fait à toute âme par l’évangile. « Et ces esclaves-là, étant sortis, s’en allèrent par les chemins, et assemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant mauvais que bons ; et la salle des noces fut remplie de gens qui étaient à table » (v. 10). L’évangile sort vers tous les hommes tels qu’ils sont, et là où il est reçu, il produit, par grâce, ce qui est selon Dieu, au lieu de l’exiger. C’est pourquoi tous sont les bienvenus, tant mauvais que bons — un brigand mourant ou une femme qui était une pécheresse, une Lydie ou un Corneille. La question n’était pas leur caractère, mais la fête pour le Fils du Roi ; et ils étaient gratuitement invités à celle-ci. La grâce, bien loin d’exiger, donne la capacité de se tenir devant Lui en paix.
Oui, cela produit une adaptation nécessaire et indispensable. Une robe de noces est nécessaire pour le festin des noces. Le Roi la fournit, dans Sa magnifique générosité, et il revenait à tous les invités de la revêtir : qui, parmi ceux qui honoraient le Roi et l’occasion, ne le voudrait pas ? Les serviteurs ne cherchaient pas de tels vêtements au-dehors : ils ne se portaient pas sur les chemins, mais à l’intérieur de la noce. Il ne s’agissait pas non plus pour les invités de se montrer du mieux qu’ils pouvaient. C’était l’affaire du Roi de donner. Qui que ce soit qui vienne, il y en avait assez et au-delà ; « toutes choses étaient prêtes ».
C’est la grande vérité essentielle de l’évangile. Bien loin de rechercher quelque chose d’agréable à Dieu dans l’homme, la bonne nouvelle vient de Sa part sur la base expresse que tout est ruiné, misérable, coupable, du côté du pécheur. « Que celui qui a soif vienne ; oui, quiconque veut ».
Mais là où le cœur n’est pas droit envers Dieu, il ne se soumet jamais à Sa justice ; l’homme, dans ce cas, préfère se tenir sur son propre fondement. Soit il pense qu’il peut élever une exigence envers Dieu en étant ou en faisant quelque chose, soit il s’aventure à l’intérieur, ne se souciant pas ni de lui-même ni de Dieu. Tel était l’homme que le roi trouve sans robe de noces. C’était mépriser la sainteté aussi bien que la grâce de Dieu, et prouver qu’il était entièrement étranger à la fête. Que pensait-il, ou se souciait-il, des sentiments du Roi visant à la glorification de Son Fils ? Car c’est là le véritable secret : Dieu prodigue la grâce aux pécheurs pour l’amour de Son Fils. L’opportunité est ainsi offerte d’honorer Son nom. Mon âme s’incline-t-elle devant cela et devant Lui ? — c’est le salut. Le cœur peut passer par bien des exercices, mais la seule clé de Son étonnante bonté envers nous est le sentiment de Dieu envers Son Fils. Si je peux me permettre de parler ainsi, le Seigneur Jésus a mis le Père dans l’obligation d’agir ainsi. Il a vécu ainsi et est mort pour glorifier Dieu à tout prix, afin que Dieu (je le dis avec révérence) soit tenu de montrer cette grâce, de montrer ce qu’Il était, à cause de Son Fils. De là cette expression remarquable dans les épîtres de Paul : « la justice de Dieu ». Ce n’est plus la justice de l’homme recherchée par la loi, mais Dieu qui est juste en justifiant ceux qui ont foi en Son Fils, quand l’homme a été démontré avoir failli complètement et à tous égards. À cause de la valeur infinie de la croix, Dieu aime à faire honneur à Christ ; et si une âme implore simplement Son nom, cela devient une question de la justice de Dieu en la justifiant gratuitement, par Sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus.
La vérité démontrée par l’action du Roi envers l’intrus méprisant Christ est bien frappante ! « Et le roi, étant entré pour voir ceux qui étaient à table, aperçut là un homme qui n’était pas vêtu d’une robe de noces » (v. 11). C’était la base d’une action immédiate. Il n’y avait pas lieu de démarrer une question quant à ce que l’homme avait été ou avait fait. Les serviteurs avaient reçu l’ordre de faire entrer les mauvais aussi bien que les bons. « Quelques-uns de vous, vous étiez tels », dit l’apôtre. De fait, cet homme pouvait avoir été le plus correct, le plus moral et le plus religieux de toute la compagnie, comme le jeune chef qui laissa le Seigneur tout triste. Mais, qu’il ait été un pécheur dégradé ou une âme propre juste, une chose est certaine — il n’avait pas de robe de noces. Cela arrêta immédiatement les regards du Roi. Cet homme méprisait la grâce du Roi — il déshonorait ouvertement Son Fils.
La robe de noces est Christ. Cet invité venait donc devant le Roi sans Christ. Il n’avait pas revêtu Christ ! Quelle qu’en soit l’excuse, c’était entièrement et seulement lui, et non pas Christ, et pour un pécheur, c’est la ruine éternelle et la condamnation. Alors que le plus grand des pécheurs qui accepte Christ comme sa seule assurance pour se tenir devant Dieu, Le justifie par là et L’exalte, Lui et Sa grâce. C’est comme un homme brisé dans ses pensées quant à lui-même, regardant en haut et disant : Je ne peux pas me confier dans ce que j’ai été ni même dans ce que je désire être, mais je peux me confier dans ce que tu es pour moi dans le don de ton Fils. Et une telle confiance en Dieu produit un profond dégoût de soi, une réelle droiture de l’âme, aussi bien qu’un vrai désir de faire la volonté de Dieu. Mais cela, l’homme ne savait pas, ne croyait pas, que rien de la terre n’est propre pour la présence divine — mais seulement ce qui est racheté par le précieux sang de Jésus. Il n’avait aucun sentiment de la grâce qui l’avait invité, ni de la sainteté qui convient à la présence de Dieu. En conséquent, le Roi lui dit : « Ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces ? Et il eut la bouche fermée » (v. 12). Il était, en esprit et devant Dieu, entièrement étranger au festin ; sinon, il aurait senti la nécessité absolue d’une parure à la hauteur de la joie du Roi et des noces du Fils. Et le jugement le jeta hors de cette scène pour laquelle il n’avait pas de cœur — le jeta dehors là où les incrédules, dans une misère désespérée et se faisant des reproches, doivent honorer le Fils. Ce n’est pas simplement une vengeance gouvernementale, telle que celle qui frappa providentiellement les meurtriers et brûla leur ville, mais le jugement final sur celui qui avait rejeté la grâce en prétendant s’approcher de Dieu sans revêtir Christ. « Alors le roi dit aux serviteurs (non pas aux esclaves des v. 3, 4, etc.) : Liez-le pieds et mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents ». Cette solennelle sentence était-elle rare, du fait qu’un seul homme en sert d’exemple ? Non, en vérité ; « car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » (v. 13, 14).
Ainsi se terminait la double épreuve de la nation ; tout d’abord, sur le terrain de leur responsabilité comme étant sous la loi, et ensuite, éprouvée par le message de la grâce. Le reste du chapitre juge en détail toutes les diverses classes en Israël qui cherchaient successivement à juger et prendre au piège le Seigneur, mettant en évidence leur position, et terminant tout par une question à laquelle ils ne pouvaient répondre sans comprendre Sa position et, en outre, Sa glorieuse personne.
« Alors les pharisiens vinrent et tinrent conseil pour l’enlacer dans ses paroles. Et ils lui envoient leurs disciples avec les hérodiens ». Quelle alliance ! Les pharisiens (partisans d’un judaïsme strict et de la loi) et les hérodiens (les opportunistes politiques de ce jour-là, que les premiers haïssaient cordialement) se joignent en flattant Jésus pour Le piéger par la question du droit des Juifs envers les Gentils. Lui, le Messie, nierait-Il les espérances et les privilèges élevés d’Israël en tant que nation ? Si non, comment échapper à l’accusation de trahison envers César ? C’était là une habileté diabolique, mais la sagesse divine introduit la juste balance de la vérité quand à l’autorité de Dieu et celle de l’homme, et la difficulté s’évanouit. C’était la rébellion des Juifs contre l’Éternel qui avait fourni l’occasion de leur assujettissement à leur maîtres gentils. Étaient-ils humiliés à cause de cela, et recherchaient-ils les ressources de la grâce de Dieu ? Non, mais ils étaient fiers et vantards ; et leurs partis en conflit, à ce moment même, s’unissaient dans une opposition mortelle à Dieu, complotant contre leur, et Son, Messie. « Dis-nous donc, que t’en semble : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? Et Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? Montrez-moi la monnaie du tribut » (v. 17-19). Ils apportèrent un denier, et reconnurent l’image et l’inscription de César dessus, et entendirent la sentence de la sagesse : « Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu ». Si les Juifs L’avaient honoré, ils n’auraient jamais été dans la servitude de la domination gentile ; mais maintenant, étant tels de par leur propre péché et leur folie, ils étaient tenus d’accepter leur humiliation. Ni les pharisiens, ni les hérodiens, ne sentaient le péché ; et si l’un ressentait la honte de ce dont l’autre se glorifiait, le Seigneur, en les forçant à considérer en face la véritable position à laquelle leur iniquité les avait réduits, indique que, s’ils en tenaient compte, ce serait le signe avant-coureur d’une délivrance divine.
« En ce jour-là, des sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, vinrent à lui et l’interrogèrent, disant : Maître, Moïse dit », etc. (v. 23-33). Ainsi, l’incrédulité est aussi fausse et malhonnête que la prétendue justice humaine. Si les pharisiens pouvaient se liguer avec les hérodiens et affecter la loyauté envers César, de même les sadducéens sceptiques pouvaient invoquer Moïse, comme si la parole inspirée avait une pleine autorité sur leur conscience ! Mais le Seigneur, comme Il avait mis à nu l’hypocrisie de ceux qui s’élevaient comme religieux, détectait également ce que les sceptiques ne soupçonnaient nullement, que leurs difficultés découlaient non seulement de ce qu’ils oubliaient la puissance de Dieu, mais d’une ignorance complète — quelle que puisse être leur propre suffisance. « Vous errez, ne connaissant pas les écritures, ni la puissance de Dieu ». La foi, au contraire, voit clairement, tout comme elle compte sur Dieu selon la révélation de Lui-même dans la Parole.
Le Seigneur ne montre pas seulement que leur sophisme n’est qu’une simple mauvaise compréhension de l’état de résurrection, mais Il démontre (et cela par Moïse également, sans aller au-delà) que la résurrection des morts est une partie essentielle du propos et de la vérité de Dieu. Une déclaration supplémentaire est fournie en Luc quant à la vie intermédiaire de l’esprit séparé du corps. Mais dans notre évangile, le seul point est que les morts ressuscitent, parce que Dieu a déclaré Lui-même être le Dieu des pères, même après leur mort. Et sans contredit, Il n’est pas le Dieu des morts (ceux qui ont disparu, comme le pensaient les sadducéens), mais des vivants. S’Il était leur Dieu dans leur état alors qu’Il parlait à Moïse, Il doit être le Dieu des morts, ce que les sadducéens auraient été les premiers à nier. Il était d’autant plus important de se révéler ainsi à Moïse, par qui le système de la loi avait été donné, et auquel les sadducéens prétendaient adhérer.
Mais si les pharisiens s’étaient retirés avec étonnement, ils étaient loin d’être vaincus ; et, de fait, ils s’activent de nouveau une fois que leurs rivaux sceptiques ont été réduits au silence. Ils s’assemblent ; puis un docteur de la loi L’« éprouve », avec pour seul résultat d’obtenir un résumé parfait de la justice pratique. Ils parlaient et éprouvaient ; Jésus était l’expression de toute la perfection de la loi et des prophètes ; et bien plus que cela — l’image de Dieu Lui-même en grâce aussi bien qu’en justice, ici-bas : non pas comme Adam, qui se rebella contre Dieu — non pas comme Caïn, qui n’aima pas son prochain, mais tua son frère (v. 34-40).
Et maintenant, il revient au Seigneur de leur poser la question des questions, non seulement pour un pharisien, mais pour toute âme : « Que vous semble-t-il du Christ ? De qui est-il fils ? ». Il était le Fils de David — c’était tout à fait vrai. Mais cette vérité était-elle toute la vérité ? « Comment donc David, en Esprit, l’appelle-t-il seigneur, disant : Le Seigneur a dit à mon seigneur », etc. Comment était-Il à la fois le fils de David et le Seigneur de David ? C’était là la clef de toute l’Écriture — le chemin, la vérité et la vie — l’explication de Sa position, le seul espoir pour la leur. Mais ils étaient sourds. Ils ne connaissaient rien, et ne pouvaient rien répondre. « Et personne, depuis ce jour-là, n’osa plus l’interroger ».