Chapitre 11

Verset 1. — Au commencement de ce chapitre, nous voyons encore une fois le Seigneur priant : la prière est l’expression de la dépendance vis-à-vis de Dieu. Alors les disciples Lui demandent de leur enseigner à prier. Ils n’avaient pas appris à se confier dans le Père comme des enfants qui s’adressent naturellement à Lui et Lui disent tout. On peut n’avoir pas toute la sagesse nécessaire dans ce qu’on demande, mais on devrait avoir toujours la confiance que donne la communion par le Saint Esprit. Même Paul n’avait pas toujours l’intelligence de la pensée de Dieu ; autrement il n’aurait pas demandé que l’écharde dans la chair lui fût ôtée ; mais il n’a pas craint de faire sa requête. Les disciples qui n’avaient pas la simplicité de cœur pour se confier au Père ne comprenaient pas leur place d’enfants. Dans cet état, Jésus condescend à les enseigner, et leur donne la prière que nous trouvons ici. Il leur apprend à prier au sujet des choses dont Son propre cœur était occupé. « Père, glorifie ton nom », telle était l’expression du grand désir de Son cœur ; et Il enseigne Ses disciples à demander : « Père, que ton nom soit sanctifié ». Il leur parle en premier lieu de Celui avec lequel ils sont mis en relation, non pas qu’ils eussent alors la puissance du Saint Esprit leur donnant conscience de leur relation avec Lui ; ce privilège, ils ne l’ont possédé que depuis le jour de la Pentecôte ; mais Il leur apprend à dire : « Père, que ton nom soit sanctifié ». C’est la perfection, le désir que Dieu soit glorifié, quoique celui qui prie ne se rende pas compte de ce qui en résultera pour lui. Avec cela, il y aura dans le cœur le désir de ne pas pécher, et d’autres encore. Cette première demande était l’expression du désir parfait qui était en Christ Lui-même : « Que ton nom soit sanctifié ! ».

« Que ton règne vienne ». Le changement des choses muables, faites de main, viendra, afin que celles qui sont immuables demeurent (voyez Héb. 12, 26 et suiv.). Êtes-vous bien sûr que vous voudriez voir le Seigneur venant dans ce royaume qui implique l’ébranlement de tout ce qui ne demeurera pas ? Assurément ce désir détacherait votre cœur d’une foule de choses qui vous lient à ce qui n’appartient pas au royaume à venir. Je peux aimer les choses du royaume, tout en ayant la conscience que quelque chose me les voile et les tient à distance, en sorte que je n’en jouis pas librement, bien que je sache qu’Il est « un porte-bannière entre dix mille » et que « toute sa personne est désirable » (Cant. 5, 9-16). Il y a des prières qui sont comme une plainte de l’âme, et qui tiennent à ce que celle-ci n’a pas la jouissance présente de la vue du Seigneur dans le sanctuaire, bien qu’elle en ait le souvenir. Nous pouvons avoir l’espérance de la venue du Seigneur, nous réjouissant d’arriver au bout du désert, parce que c’est un désert, ou bien nous pouvons soupirer en nous-mêmes, désirant sortir du désert, parce que Canaan vient après. Si nous ne sommes pas dans ce dernier cas, nous courons le danger de nous lasser dans notre course, ce qui est toujours mauvais. Nous devrions avoir le caractère de pèlerins dans l’attente, non pas de pèlerins las ; et nous ne devons pas être las : je ne dis pas que nous ne le soyons pas, mais nous devrions toujours désirer la venue du Seigneur, parce qu’Il est précieux. Au chapitre 22, verset 17 de l’Apocalypse, l’Épouse dit : « Viens », en réponse à ce qu’Il est, car Il dit : « Je suis… l’étoile brillante du matin ». Dieu ne rejette pas le cri qui monte jusqu’à Lui « des lieux profonds » ; mais il y a une différence entre le cri de détresse et le cri du désir.

« Que ta volonté soit faite… ». En Christ sur la terre, il y avait une réponse à toute la volonté de Dieu, car Il faisait toujours les choses qui plaisaient à Son Père. Il faisait cette volonté comme jamais ange n’a pu la faire.

Ensuite, le Seigneur descend jusqu’aux détails de nos besoins journaliers, et en prend connaissance, car à cet égard aussi nous sommes dépendants : « Donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut ».

« Remets-nous nos péchés, car nous-mêmes aussi nous remettons… ». Il n’est pas question ici des privilèges proprement dits de l’Église : les désirs exprimés sont parfaits, mais cette position n’est pas connue. Le Seigneur touche ici à toutes les circonstances d’ici-bas. L’homme est considéré comme regardant de la terre en haut, comme marchant ici-bas et ayant besoin que ses pieds soient lavés. Il y a des fautes à pardonner, et on a besoin de l’esprit de grâce. Aucun péché ne nous est imputé maintenant, car ils ont été entièrement ôtés ; mais cela me rendra-t-il dur quand d’autres pèchent ? Non ; en considérant la croix où Christ a souffert pour moi, j’ai la conscience de ma liberté, mais non de l’indifférence pour le péché. Au lieu de m’endurcir, elle me donne un esprit débonnaire et plein de tendresse.

« Ne nous induis pas en tentation… ». On peut se demander pourquoi Dieu nous induirait jamais en tentation ? — Il faut parfois qu’Il nous fasse passer sous une certaine discipline pour nous apprendre à connaître notre faiblesse. Pierre avait besoin d’être criblé, sinon Jésus eût pu prier pour lui afin qu’il fût préservé de cette chute ; mais Jésus ne le demande pas. L’âme désirerait toujours de ne pas passer par ce crible. Christ Lui-même, quoique la tentation fût tout autre chose pour Lui, désirait en être délivré lorsqu’Il dut porter le péché. Paul pria que l’écharde fût ôtée ; il ne fut pas élevé dans un quatrième ciel, ce qui n’eût fait qu’aggraver son état, mais il lui fut donné une « écharde pour la chair », quelque chose qui le rendait méprisable quand il prêchait, afin qu’il ne s’élevât pas et qu’il fût gardé d’orgueil ; autrement on eût pu venir lui dire : Il faut que tu sois meilleur que tous les autres, puisque tu as été dans le troisième ciel. La grâce prenait ainsi soin de lui. Toutefois l’âme désire une chose bonne quand elle demande à ne pas être induite en tentation, mais à être délivrée du mal.

Versets 5 et suivants. — « Qui est celui d’entre vous qui, ayant un ami, etc. ». Nous avons ici un autre caractère de la prière qui est de s’attendre patiemment à Dieu. Il y a de la majesté dans la bonté de Dieu, et cependant Il prend connaissance de tous nos besoins et nous devons attendre Sa volonté et Son bon plaisir. Supposez qu’un père dise à son enfant, qui lui demande quelque chose, d’attendre cinq minutes — l’enfant dira-t-il : Non, je ne puis attendre ; il faut que tu me donnes immédiatement ce que je t’ai demandé ? Or, tandis que nous attendons, la foi est exercée et la volonté brisée dans le sentiment du besoin dans lequel nous nous trouvons. Voyez Daniel. Dieu lui donna un profond sentiment de son identification avec Lui dans ce qu’il faisait ; c’est pourquoi Il le tint en prière trois semaines avant de lui accorder l’objet de sa requête : c’est là un grand privilège, car c’est avoir communion avec Dieu. Dans le cas qui nous est présenté ici, l’on trouve un intérêt profond pour l’objet du désir, et l’importunité que ce désir produit fait obtenir à l’homme ce qu’il cherchait. Il y a une certitude d’exaucement et de bénédiction de la part de Dieu pour celui qui demande, quoique Dieu puisse tarder.

Versets 9 à 13. — Il s’agit ici de la prière pour le Saint Esprit, que les disciples, bien que croyants, n’avaient pas encore reçu. En un sens, quelqu’un qui, comme les disciples dans ce temps-là, n’a pas l’Esprit d’adoption, peut faire cette demande à Dieu. Mais maintenant le Saint Esprit a été donné, en conséquence de l’ascension de Christ à la droite du Père (Act. 2, 33). Il ne pouvait y avoir d’union avec l’homme Christ sur la terre. C’est comme peuple céleste que nous sommes unis avec Lui. Christ est resté seul jusqu’à ce que Son œuvre fût accomplie : « À moins que le grain de blé tombant en terre ne meure, il demeure seul… » (Jean 12, 24). Le Saint Esprit était le sceau de l’œuvre de Christ, non pas de la prédication de Jean, prêchant la justice. Christ reçut le Saint Esprit une seconde fois pour l’Église, après l’avoir reçu pour Lui-même à Son baptême (Matt. 3, 16), mais pour nous quand Il monta au ciel après avoir accompli l’œuvre de notre salut (Act. 2, 33). Les fruits de l’Esprit en nous sont les conséquences de la grâce et de la justice en Lui, le seul homme juste. Les premiers fruits de l’Esprit en nous sont l’amour, la joie, la paix — ensuite viennent les fruits pratiques vis-à-vis de l’homme : les premiers sont relatifs à Dieu — ensuite la patience, la tempérance vis-à-vis des hommes. Le Saint Esprit ne peut pas être maintenant le sujet de la requête de l’Église comme telle, parce qu’Il a été donné, comme nous le voyons en Actes 2. Nous prions maintenant par l’Esprit Saint (Éph. 6, 18), non pas pour Le recevoir. Nous devrions prier pour qu’Il agisse davantage en nous et désirer davantage d’en être rempli, pauvres et étroits de cœur que nous sommes, mais nous pouvons en être remplis (Éph. 5, 18 ; Act. 6, 3 ; 7, 55). Il ne résulte nullement du fait que nous sommes « scellés du Saint Esprit », que nous soyons aussi « remplis de l’Esprit ». Si nous l’étions, nous serions gardés de mauvaises pensées. La présence du Saint Esprit en nous n’ôte pas la mauvaise nature qui demeurera aussi longtemps que nous demeurerons ici-bas ; mais elle tiendra cette nature dans l’assujettissement (Rom. 8, 12-14 ; Gal. 5, 13-25).

Versets 14 et suivants. — Voyez l’affreuse opposition du cœur de l’homme contre le Seigneur ; son état est mis à une solennelle épreuve : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse ». Lorsque Christ est manifesté, c’est pour ou contre Lui que chacun prend position. Nous avons à lutter contre des ennemis spirituels ; Josué, qui conduisait le peuple, était la figure de l’Esprit conduisant l’âme à la lutte contre ces ennemis. Ce ne sont pas les chrétiens, c’est Christ qui est devenu le centre divin. On peut rassembler des chrétiens, mais si, dans l’esprit de chacun, ce n’est pas Christ qui rassemble, on disperse. Dieu ne connaît pas d’autre centre d’union que le Seigneur Jésus ; Il est Lui-même l’objet, et Lui seul peut être le centre. Tout ce qui ne rassemble pas autour de ce centre, pour Lui et de Sa part, disperse. On peut rassembler, mais ne pas assembler « avec moi », c’est disperser. Nous sommes par notre nature si essentiellement sectaires que nous avons besoin de veiller pour ne pas tomber dans ce piège. Je ne puis faire de Christ le centre de mes efforts, s’Il n’est pas le centre de mes pensées. C’est beaucoup de dire : Je n’ai pas d’autre objet que Christ, aucune activité dans mon cœur si ce n’est pour Lui. Il ne faut pas seulement que Christ soit au fond le principal objet, car il en est ainsi pour tout chrétien, mais encore que toutes les choses qui tiennent le milieu dans nos cœurs entre le dedans et le dehors soient jugées. À côté de l’amour pour Christ, notre cœur peut avoir l’amour de la société et d’autres choses ; or, il faut que nous jugions tout ce qui est entre la racine et ses rejetons.

Versets 27 et 28. — « Bienheureux est le ventre qui t’a porté, etc. ». La femme parle de l’honneur qu’il y avait à être la mère du Seigneur ; mais la relation la plus étroite avec le Fils de l’homme n’est rien en comparaison de la fidélité à garder la Parole de Dieu. Le monde religieux fait grand cas des affections naturelles ; mais, quelque justes et bonnes qu’elles soient à leur place, elles ne peuvent être comparées à la vie de Dieu dans nos âmes. Assurément, c’était une bénédiction d’être la mère du Seigneur, mais ce n’était qu’une relation naturelle quoique ce fût un miracle ; la mère du Seigneur ne pouvait la tenir pour peu de chose dans son cœur ; cependant cette relation restait bien au-dessous de la bénédiction apportée à l’âme que la Parole de Dieu amenait à Dieu. Chers amis, si vous avez soin de garder dans vos cœurs la pure Parole de Dieu, vous trouverez qu’elle balaiera toutes les immondices de la chair.

Versets 29 et suivants. — Les foules recherchent un signe ; c’est une autre chose naturelle ; mais le Seigneur dit : « Il ne lui sera pas donné de signe ». Jonas est un signe ; il prêcha, et les Ninivites se repentirent. Maintenant ma parole est venue à vous et elle vous met à l’épreuve. « Une reine du midi se lèvera au jugement, etc. ». La Parole de Dieu est si parfaitement adaptée aux besoins du cœur de l’homme, que même les sentiments naturels sont touchés par elle. La Parole est semée dans le cœur, quoiqu’elle puisse ne point y porter de fruit.

Versets 33 à 36. — La lumière est là ; mais quel est l’état de l’œil de l’homme ? Si un homme a les yeux malades, la lumière le fait souffrir ; telle est la Parole pour celui qui a mauvaise vue, ou dont l’œil n’est pas simple. C’est une parole solennelle, que nous lisons ici ; elle pourrait être vraie d’une personne convertie d’hier seulement : cette personne pourrait être remplie de lumière. Qu’on soit petit enfant en Christ ou homme fait, il en est de même. Quand Dieu demeure dans l’âme, elle voit la lumière : « Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas ». « Lorsque ton œil est simple, ton corps tout entier… est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, etc. ». Une lampe nous fait tout voir autour d’elle ; elle se montre elle-même, et par conséquent ce qui l’entoure. L’œil reçoit la lumière, qu’il soit simple ou mauvais ; l’œil n’est pas simple ou double, mais simple ou mauvais. Si l’œil n’a pas Christ pour objet, il a devant lui quelque objet mauvais. S’il est simple, tout est simple, malgré les difficultés du chemin : il en fut ainsi pour Paul. La lampe est placée sur un pied de lampe, afin que tous ceux qui s’approchent « voient la lumière ».

Il faut que chacun se pose la question s’il voit ou ne voit pas. Christ a fait luire la lumière dans le monde : Dieu s’est manifesté en Lui ; l’effet en est de nous montrer notre état. Vous dites peut-être : « Permets-moi premièrement d’aller ensevelir mon père » ; — vous avez donc quelque chose qui vient avant Christ. Si mon corps n’est pas rempli de lumière, c’est que quelque chose n’est pas simple dans mon œil, et n’a pas cédé devant la puissance de Christ — une chose à laquelle je n’ai pas renoncé. Vous dites : Je ne vois pas. — Sans doute ; et vous ne pouvez pas voir, car vous avez quelque autre lumière. De plus, ce que vous voyez maintenant, vous le perdrez bientôt, si vous ne marchez pas dans la puissance de ce que vous avez reçu. « Prends donc garde que la lumière qui est en toi ne soit ténèbres ». Notre façon de juger peut être fausse, parce que notre mesure n’est pas Christ ; et alors la lumière devient ténèbres ; nous nous égarons et nous errons à l’aventure. Si, au contraire, notre œil est rempli de Christ et si nous jugeons toutes choses à cette lumière, en voyant quoi que ce soit qui ne glorifie pas Christ, nous sentons que cette chose ne peut nous convenir. Nous sommes peut-être de petits vaisseaux, mais il faut que nous soyons entièrement pour Christ. Que Dieu nous donne de marcher dans la puissance du Saint Esprit et selon le divin enseignement du Seigneur Jésus, heureux de Le suivre, ne cherchant pas d’autre sentier que celui dans lequel Lui nous conduit, nos yeux fixés sur Lui seul, en sorte que lorsque d’autres objets se placent devant nous, nous puissions dire : « Je fais une chose » (Phil. 3, 14). Oui, puissions-nous traverser ce monde étant occupés de Christ, non pas en étudiant le mal pour le juger, mais « simples quant au mal » (Rom. 16, 19).

Depuis le verset 37, le Seigneur juge les différentes formes que revêtait la religion sans vie des conducteurs d’Israël. Ce jugement s’exprime de diverses manières ; mais c’est Son jugement, un jugement sans mélange. Le premier motif de condamnation, c’est que l’homme substitue des lavages et des services extérieurs que la chair peut accomplir, à la pureté de cœur et à l’esprit d’amour. Quand ces derniers existent, les choses extérieures sont pures. Ainsi le cœur aime l’argent quand il n’a qu’une forme religieuse, car le « Mammon » représente le monde ; l’amour des premières places est une autre expression du même fait. Ensuite (v. 45 et suiv.) les docteurs de la loi reçoivent leur sentence, car ils imposent aux hommes des fardeaux difficiles à porter, et ne touchent pas eux-mêmes à ces fardeaux d’un seul de leurs doigts. Peut-être ne voit-on pas d’abord pourquoi ceux qui bâtissaient les sépulcres des prophètes démontraient par là qu’ils approuvaient ceux qui avaient tué les prophètes ; mais il était de fait que les docteurs de la loi cherchaient en cela leur propre honneur, au lieu de recevoir le témoignage des prophètes qui les aurait humiliés à cause de la ruine complète de la nation ; ils ornaient les tombeaux des justes, comme si tout avait été en ordre. L’esprit du monde animait ces hommes, un esprit qui veut se donner du crédit par la piété envers les morts et non par la crainte éveillée par la censure du prophète. Mais Dieu, dans Sa sagesse, devait donner une preuve plus grande encore que ces docteurs de la loi ne prenaient pas plaisir à la parole des prophètes, mais aux œuvres de leurs pères : « Je leur enverrai des prophètes et des apôtres », et de nouveau « ils en tueront et en chasseront par des persécutions ». Les pharisiens étaient des hypocrites, jugés comme tels ; les docteurs de la loi se servaient de leur familiarité avec les Écritures pour haïr tout vrai témoignage rendu à leur propre conscience ; moins que tous, ils pouvaient supporter ce qui découvrait leurs péchés ; c’est pourquoi, dans leur orgueil mêlé de frayeur, ils accaparaient toutes les sources de la connaissance, sans entrer eux-mêmes, car ce sont les pauvres en esprit, les misérables et ceux qui sont perdus qui entrent ; mais les docteurs de la loi n’entraient pas, ni ne permettaient d’entrer à ceux qui l’auraient voulu, de peur de se condamner eux-mêmes et de perdre avec leur honneur, le caractère qu’ils voulaient se donner.

Les derniers versets du chapitre nous montrent l’invariable conduite de la fausse religion : n’ayant aucune réponse de vérité morale à l’évidence de tromperie et d’iniquité manifestée dans leurs voies, ils cherchaient à embarrasser et à faire tomber dans le piège. Convaincus de péché et incapables de vérité, ils auraient voulu rendu vaine la bonté de Dieu en accusant même Christ d’erreur. C’était de la miséricorde de la part du Seigneur envers d’autres de s’exprimer nettement quant à ces faux conducteurs : c’est pourquoi Il les dénonce sans ménagement.