Ce chapitre nous présente la justice distributive de Dieu ; il nous la montre d’abord en rapport avec les saints, comme conséquence de leur conduite envers Dieu, et de la place que chacun prendra en vue de ce qui lui sera dispensé. Ensuite, nous trouvons la responsabilité en relation avec la grâce, avec la position morale de l’âme, parce que la grâce lui a été présentée : mépriser la grâce de Dieu comble la mesure du péché de l’homme. Mais c’est de la présentation de la grâce qu’il est question ici, chose différente de la possession . Les conséquences du mépris de la grâce sont mises en évidence dans ceux qui refusent de venir au souper.
Versets 1 à 6 . — Le Seigneur, en mettant fin à la dispensation de la loi, ramène toujours le sujet du sabbat . La question était celle-ci : L’homme, comme homme, pouvait-il trouver du repos auprès de Dieu ? L’homme pouvait-il jamais entrer dans le repos de Dieu ? Nous savons, quoique le jour exact de la chute nous reste caché sans doute, que l’homme rompit le repos de Dieu immédiatement (Gen. 3 ), et que, peut-être, le jour même où il aurait dû se reposer, il mangea du fruit défendu : l’homme n’entra jamais dans le repos de Dieu. Maintenant il s’agissait de savoir comment on y entrait, par sa propre œuvre ou par l’œuvre de Christ ? C’était un caractère essentiel du repos après la création, qu’il se trouvait placé après les six jours de travail, comme Dieu s’était reposé au septième jour ; et ainsi plus tard, lorsque les ordonnances légales furent données, le sabbat devint un signe de l’alliance (Ex. 31, 17 ; comp. 20, 8-11 ). Quand Christ vint, Il rompit constamment le sabbat, pour montrer que le péché n’étant pas ôté, il fallait qu’Il travaillât . Il ne pouvait pas se reposer , le sabbat étant le signe que le repos de l’homme se trouvait après le travail, et la loi ayant témoigné que toujours l’homme rompait cette alliance. Le Seigneur fait peser sur la conscience des docteurs et des pharisiens le poids de leur péché, en leur montrant qu’il fallait qu’Il travaillât, si eux devaient avoir du repos. « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille » (Jean 5, 17 ). Si l’homme avait gardé la loi, il aurait eu droit au repos ; mais il ne l’accomplit pas, ni ne pouvait l’accomplir (Rom. 8, 7 ). Tout ce qui était le signe du repos de Dieu pour l’homme, après le travail, a manqué ; mais il reste un repos pour le peuple de Dieu (Héb. 4 ). Le sabbat continue comme signe ; et tous les prophètes ont rappelé Israël à son observation (voyez És. 56, 2-6 ; 58, 13 ; Jér. 17, 21 et suiv. ; Éz. 20, 11 et suiv.) ; mais le peuple n’entra pas dans le repos. Paul dans l’épître aux Hébreux (chap. 4 ), raisonnant sur ce point, dit : « Nous qui avons cru, nous entrons dans le repos ». Mais dans Canaan, le repos nominal, les ancêtres n’entrèrent pas, sauf le très petit nombre des fidèles ; et ceux-ci mêmes ne trouvèrent pas le repos, car s’ils y étaient entrés, Dieu n’eût pas parlé d’un autre jour, comme Il fait par la bouche du psalmiste, disant : « S’ils entrent dans mon repos ! ». — « Si », veut dire : « ils n’entreront pas ».
Les choses étant ainsi, le sabbat n’était pas le repos : il était bien toujours le signe du repos, mais non pas un repos réel. Tout espoir était perdu pour l’homme d’entrer dans le repos de Dieu : il faut qu’il y entre maintenant sur un tout nouveau principe, par la foi, et non par les œuvres. Quand le Messie vint, Il aurait apporté le repos au peuple ; mais l’homme ne voulut pas de Lui, comme nous le voyons ici. L’homme ne pouvait pas entrer dans le repos de Dieu par la loi , et il n’a pas voulu y entrer par la grâce ; et ce fait démontre que l’homme a absolument rompu avec Dieu. Si j’ai été amené à Dieu, j’ai trouvé le repos, et je n’ai pas besoin d’aller plus loin pour le chercher. J’ai mon repos en Dieu Lui-même, car la grâce, non pas la loi, m’a donné une capacité de jouir de ce que Dieu est . Mais quand la créature eut rompu le repos de son Créateur, toute relation entre elle et Lui était désormais impossible. Le péché est venu et a placé Dieu vis-à-vis de moi dans la position de juge, et il ne peut pas y avoir de lien de cœur entre un juge et un criminel. Si Dieu me juge comme pécheur, la seule parole que j’aie à attendre de Lui est : « Allez-vous-en loin de moi, maudits » (Matt. 25, 41 ). C’est pourquoi tout ce que l’homme peut dire, c’est : Seigneur, « n’entre pas en jugement avec ton serviteur, car devant toi nul homme vivant ne sera justifié » (Ps. 143, 2 ). Il y a, entre un père et un enfant, un lien qui les met en relation l’un avec l’autre ; mais ce lien est une chose nouvelle. Il faut, s’il doit y avoir du repos, que tout soit placé sur un terrain nouveau, car il n’y a pas de repos dans l’ancienne création.
Au chapitre 15 , nous voyons la grâce à l’œuvre pour donner du repos : le Berger apporte la brebis dans Sa maison ; dans le chapitre qui nous occupe, nous avons devant nous un cas de misère humaine, un homme hydropique. Christ dit : « Est-il permis de guérir, un jour de sabbat ? ». Et ils se turent. Alors Il en appelle à eux-mêmes : « Qui sera celui de vous, qui, ayant un âne ou un bœuf, lequel vienne à tomber dans un puits, ne l’en retire aussitôt le jour du sabbat ? Et ils ne pouvaient répliquer à ces choses ». Il n’y avait ni repos présent, ni espérance de repos, aucune possibilité de repos pour l’homme comme pécheur, et il ne pouvait pas y avoir de repos pour Dieu , parce que Dieu ne pouvait pas se reposer tant que le péché n’était pas ôté. Il n’y avait pas de sabbat pour la justice, car l’homme n’avait pas de justice ; il n’y avait pas de sabbat pour l’amour, car l’amour ne pouvait pas se reposer là où il fallait que le jugement fut exécuté. L’amour pouvait venir et travailler ; mais le travail n’est pas le repos . L’homme a perdu sa communion avec Dieu par son péché, et c’est là une chose bien solennelle : l’homme, par son péché, a fait de Dieu un juge . L’idée même du jugement liée à l’idée de Dieu démontre que l’homme est un pécheur ; car il n’y avait aucune nécessité d’association entre le jugement et Dieu : mais une fois le péché entré dans le monde, il faut que le jugement suive, car Dieu est saint. Si nous avons été amenés à comprendre qu’il n’y a point de relation entre nous, comme pécheurs, et Dieu, nous apprenons quelle place nous convient, une fois que nous avons foi en la grâce de Dieu.
Versets 7 à 11 . — « Or il dit une parabole aux conviés, observant comment ils choisissaient les premières places ». La nature recherche « les premières places ». Le monde qui n’a pas de rapports avec Dieu trouve son plaisir à glorifier le « moi » et à exclure Dieu. Le « moi » trouve pour le « moi » ce qu’il aime, et oublie Dieu. L’homme s’élève toujours contre Dieu, se recherchant lui-même et tout ce qui peut satisfaire son « moi ». Il ne pense pas agir ainsi, car il prétend ne faire qu’user de ses facultés. Mais c’est ce qu’Adam fit pour se cacher de devant Dieu. Et nous, n’usons-nous pas de nos facultés pour nous complaire à nous-mêmes, plutôt que d’en user pour Dieu ? Pendant que le Maître est absent, les serviteurs s’en vont chacun son propre chemin et font leur propre volonté. Un homme est naturellement froissé quand on l’humilie et qu’on le méprise ; la chair n’aime pas à être mise de côté ; mais cette recherche d’une place est au fond en rechercher une là où Christ n’en eut point. C’est pourquoi : « Quand tu seras convié, va et assieds-toi à la dernière place ».
Les versets 8 à 11 nous disent le secret de cette parabole ; ils dirigent le cœur vers le Maître , vers « celui qui t’a convié ». Si j’ai le sentiment que je suis un pécheur, et que par conséquent je ne mérite aucune place, je n’en prendrai point, mais j’attendrai que Dieu m’en donne une. J’aurai de la gloire en vérité, quand Dieu me donnera une place. La question est de savoir ce qu’Il me donne. Tournez vos yeux vers Dieu, et, vous en remettant à Lui, recherchez la dernière place comme Christ fit. Il ne vous servira de rien de dire que vous ne recherchez pas une place dans le monde : la grande affaire, c’est que votre cœur reste attaché à la place de Dieu dans le monde. Le regard étant ainsi fixé sur Dieu, le moi est oublié ; autrement, on pense au manque d’égards dont on est l’objet ; et ainsi, ni la foi, ni la grâce ne sont en exercice. Si je savais me tenir pour rien, je serais parfait . L’homme qui invitait les conviés, apprécie justement chacun et l’honneur qui leur est dû : les places de l’évangéliste, du pasteur, de l’apôtre seront toutes ordonnées par Dieu. Quand Dieu donne une place, c’est une place de puissance et de proximité de Lui ; mais quand un homme prend une place pour lui-même, c’est une place de faiblesse et d’éloignement de Dieu, parce que le moi est l’objet de sa recherche.
Il faut aussi nous tenir en garde contre le simple refus de prendre une position dans le monde, parce que nous savons que ce serait mal pour des serviteurs de Celui qui a été rejeté. Une estimation légale de ce qui est bien ou mal ne peut jamais tenir bon . Une chose peut être très juste et bonne ; mais il n’y a pas de stabilité dans sa poursuite, parce qu’il n’y a pas de puissance pour soumettre la chair , si on fait seulement ce qu’on sait être bien. Il y avait avec la loi le sentiment de l’obligation ; mais la loi ne plaçait pas un objet devant le cœur pour l’attirer ; elle n’amenait pas Dieu à moi, ni ne m’amenait à Dieu. Mais il y a de la stabilité quand nous savons que nous ne sommes rien devant Dieu, et que Dieu est tout. Plusieurs ont commencé avec beaucoup d’énergie et ont pris une certaine place, bonne en elle-même ; mais là où le légalisme était la source de l’activité, il n’y a pas eu de persévérance, car ce qu’on entreprend sous la loi, on le perdra certainement dans la chair. Quand Dieu est l’objet du cœur, la dernière place ici-bas suffit. Lui-même nous conduit en avant ; qu’il s’agisse de n’importe quoi, si les pensées et les affections sont tournées vers Lui, ce qui était pénible d’abord n’est plus un effort à mesure que j’avance. L’amour divin qui m’attira et me donna de la puissance au commencement pour prendre cette position, brille d’un plus vif éclat à mesure qu’il est mieux et plus longuement connu ; et ce que j’accomplissais d’abord en tremblant, devient facile à mesure que le courage s’accroît.
La seule chose qui puisse me rendre capable de marcher ainsi, c’est d’avoir Christ pour objet ; et je serai heureux dans la mesure où je L’aurai devant moi. Il y aura toujours mille et une choses pour me vexer, si le « moi » a de l’importance ; mais ces choses ne me vexeront nullement, si le « moi » n’est pas là pour être vexé. Les convoitises de la chair ne me tourmenteront pas, si je marche avec Dieu. Que de contrariétés et d’embarras nous rencontrons quand nous ne marchons pas avec Lui et que nous ne pensons qu’à nous-mêmes ! Il n’y a pas de plus grande délivrance que d’en avoir fini avec soi et de n’avoir pas d’importance à ses propres yeux. Alors on peut être vraiment heureux devant Dieu.
Si nous regardons à Christ, nous apprenons deux choses : d’abord, qu’Il s’humilia Lui-même à cause du péché du monde qui L’entourait ; ensuite, que le monde fit tout ce qu’il put pour L’humilier, car plus Christ s’abaissait, plus les hommes cherchaient à L’accabler.
Personne ne se met en souci des autres ; en sorte que si quelqu’un ne prend pas soin de lui-même, il peut être assuré d’être placé très bas. Nos cœurs aussi sont assez rusés pour que nous soyons disposés à nous humilier si par là nous pouvions gagner quelque chose, ne fût-ce que l’approbation des hommes. D’un autre côté, si, dans le sens ordinaire du mot parmi les hommes, nous cherchons simplement à imiter Christ s’humiliant, ce ne sera qu’un effort légal, sans puissance et sans durée. « Qu’il y ait dont en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus » (Phil. 2 ). Il s’anéantit Lui-même, Il se dépouilla de Sa gloire pour devenir homme ; en le faisant, Il laissa la gloire du Père pour devenir un homme : c’était un grand abaissement, mais ce n’est pas tout : étant en figure comme un homme, Il s’abaissa jusqu’à la mort, la mort même de la croix.
Le même principe est placé devant nous dans le chapitre de Luc qui nous occupe. « Celui qui s’abaisse sera élevé ». La vraie humilité consiste en ceci, qu’on soit prêt à servir chacun et qui que ce soit ; quoique ce service puisse paraître infime aux hommes, il est au fond très élevé, étant le fruit de l’amour divin opérant dans nos cœurs. Dieu , par ce moyen, nous dépouille de notre égoïsme. La seule chose qui soit digne d’être recherchée dans le monde, c’est ce service — à moins que ce ne soit la jouissance de la communion de Dieu. Nous devrions être prêts à servir nos ennemis : « Celui qui s’abaisse sera élevé ». Être humilié n’est pas la même chose que s’humilier soi-même et ne pas le faire devant ceux qui nous honoreront d’autant plus que nous serons humbles. Paul pouvait dire de lui et d’autres : « Nous-mêmes… vos esclaves pour l’amour de Jésus » (2 Cor. 4 ). Il sentait qu’ils avaient, lui et ses compagnons, le droit de servir en grâce ; et selon la proportion dans laquelle il prit la place d’humilité, il sera élevé dans le jour qui vient.
Versets 12 à 14 . — Le Seigneur parle maintenant de celui qui convie, après avoir parlé plus haut des conviés ; mais il s’agit du principe d’après lequel on fait des fêtes. « Convie les pauvres, les estropiés, les boiteux… ; et tu seras bienheureux, car ils n’ont pas de quoi te rendre la pareille ; car la pareille te sera rendue en la résurrection des justes ». Le Seigneur les transporte tout de nouveau hors du monde au moment où ils rencontreront Dieu, et Il veut qu’ils y trouvent un principe dirigeant pour leur activité ; les disciples ne doivent pas agir en vue d’obtenir une récompense ici-bas, mais ils doivent attendre le moment où ils rencontreront le Seigneur, car ce n’est pas avant le retour du Maître que les esclaves reçoivent leur salaire. Il ne s’agit pas ici de salut, mais de rémunération du service. « La pareille te sera rendue en la résurrection des justes ».
Remarquez ici que le Seigneur présente les justes comme une classe particulière de personnes. La résurrection n’est pas une résurrection commune à tous : l’Écriture n’en connaît pas de pareille ; elle ne confond pas, dans un autre monde, ce que Dieu a séparé dans ce monde-ci. La grâce a séparé le croyant, en sorte qu’il est maintenant ressuscité dans son âme ; mais le fidèle ne reçoit pas sa récompense de serviteur avant « la résurrection des justes ». Un pécheur est vivifié ici-bas, quoique non manifesté judiciairement, parce que nous sommes dans une dispensation de foi et que notre part est dans la gloire.
Il n’y a pas, je le répète, de résurrection générale pour les justes et les méchants indistinctement ; mais il y a « la première résurrection » dans laquelle Dieu sépare en puissance ceux qu’en grâce Il a fait siens. C’est « la résurrection d’entre les morts » qui excitait tant d’étonnement au milieu des Juifs. Les pharisiens pouvaient enseigner la résurrection, quoique les sadducéens la niassent ; on croyait généralement à une résurrection ; Marthe nous le dit : « Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection au dernier jour » . Mais les Juifs ne pouvaient pas comprendre la puissance divine entrant dans la maison de Satan et retirant les justes morts d’entre tous les autres morts. Jésus répond à Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie » — parlant de la puissance vivante qui visite un homme quand il est dans un état de mort et qu’elle l’en fait sortir. Les Juifs ignoraient entièrement la séparation qu’opérait la résurrection des uns pour la vie et la résurrection des autres pour le jugement (Jean 5, 28, 29 ; comp. Apoc. 20 ).
Le maître de la maison manifestera son approbation du fidèle serviteur. Il y aura des degrés de gloire donnés selon le service accompli par chacun : non pas que personne soit jamais sauvé pour ce qu’il a fait, mais le service de chacun sera rémunéré, quel que soit le fruit que le Saint Esprit, opérant en moi, aura produit en réponse au désir de Christ, car c’est un service dont je ne pourrais accomplir un seul atome sans Sa puissance. Dans ce grand fait se trouve également la réponse de Dieu selon Ses conseils, comme nous l’apprennent les paroles du Seigneur à la mère des fils de Zébédée : « Vous boirez bien ma coupe ; mais de s’asseoir à ma droite et à ma gauche, n’est pas à moi pour le donner, sinon à ceux pour lesquels cela est préparé par mon Père » (Matt. 20, 23 ). Le service de l’amour n’est jamais influencé par la récompense. Elle n’est pas placée devant l’âme comme motif pour faire quoi que ce soit ; mais quand nous rencontrons des difficultés dans le chemin du service, la couronne est placée devant nous pour nous encourager à persévérer. Il en a été ainsi pour Christ Lui-même qui, à cause de la joie qui Lui était proposée, « a enduré la croix, ayant méprisé la honte » (Héb. 12, 2 ). De même pour Moïse : il estima l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte, car il avait égard à la rémunération » (Héb. 11 ). Si la récompense, non l’amour, était la source de notre service, cela ne nous attirerait-il pas avec raison cette réponse : Prends ton argent et t’en va ? Mais quand on a rompu avec le monde, on ne peut attendre aucune récompense de ce côté-là, et c’est une aussi grande délivrance que celle qui affranchit du « moi ».
Versets 15 à 24 . — Voyez maintenant comment la grâce, quand elle est introduite, est rejetée. Le souper était prêt ; les conviés étaient invités, mais ils ne veulent pas venir. Le Seigneur avait parlé auparavant du royaume, et Il montre ici ce que coûterait la réception du royaume. Tout est prêt maintenant ; — mais les hommes s’excusent. Ils ne se soucient pas assez du souper pour laisser leurs bœufs, leur champ, etc. Le souper était dans les pensées de Dieu depuis le commencement, et il devait avoir lieu quand Jéhovah vint chez les Juifs comme leur Messie, à la fin de leur histoire ; mais ils Le rejetèrent, parce qu’ils ne se souciaient pas de Lui. Ce n’étaient pas leurs péchés qui les excluaient du souper, car Dieu était en Christ réconciliant le monde avec Lui-même, ne leur imputant pas leurs péchés . Ce n’était pas non plus que le champ, les bœufs, la femme fussent en eux-mêmes un mal ; mais ils le devenaient pour ceux qui étaient attachés à ces choses de manière à leur faire mépriser le souper. N’en est-il pas exactement de même maintenant ? Quel mal y a-t-il à ces choses, direz-vous ? Si elles ont occupé votre cœur et vous ont fait mépriser Dieu — voilà le mal ! Il n’y avait pas un seul lien de cœur entre Christ et le peuple qu’Il était venu visiter, et c’est pourquoi ils rejetèrent le souper. C’est là aussi une pierre de touche constante pour nos âmes. Il ne s’agit pas seulement de savoir si une chose est bonne ou mauvaise, mais quelle saveur les choses de Christ ont pour nos cœurs quand nous jouissons de tel ou tel objet. Il s’agit peut-être de quelque chose de très petit. Si nous trouvons que la lecture d’un livre rend la manifestation de Christ moins précieuse pour nous, nous nous sommes écartés de Dieu et nous ne pouvons pas dire où le pas suivant nous conduira. Satan nous séduit souvent de cette manière. L’âme est mise à l’épreuve chaque jour, afin qu’il soit manifesté si les choses qui sont révélées par Dieu en Christ ont assez de pouvoir sur nous pour engager nos cœurs ; mais si d’autres objets se sont placés entre nous et les choses de Christ, quand nous aurons besoin de la jouissance de celles-ci, nous ne l’aurons pas, et il deviendra ainsi évident combien nous nous sommes écartés de Dieu. Quand un objet, quel qu’il soit, vient prendre place dans votre âme et vous ôte la fraîcheur de Christ, prenez garde ! Car si bœufs ou champs, ou femme, préoccupent vos cœurs, lorsque vous auriez l’occasion de jouir des choses de Christ, vous ne pourrez goûter celles-ci.
Au verset 21 , le Seigneur s’adresse aux « pauvres du troupeau », à ceux qui n’ont pas de couple de bœufs et qui se réjouissent de la fête. Les sacrificateurs et les chefs des Juifs ont reçu la première invitation, mais ils l’ont rejetée ; alors le maître de la maison envoie dans les rues et dans les ruelles pour amener les pauvres, les estropiés, les boiteux et les aveugles du peuple ; mais la maison n’est pas encore remplie. Le maître envoie donc hors de la ville, dans les chemins, le long des haies, et il contraint les gens d’entrer, afin que la maison soit remplie : c’est des Gentils qu’il est question ici. Luc, dans son évangile, distingue « les pauvres du troupeau » d’avec les Gentils, tandis que Matthieu, dont le point de vue est juif, ne fait pas mention des deux classes comme étant distinctes. La salle des noces « remplie de gens qui étaient à table » (Matt. 22, 10 ), comprend les Gentils, introduits après que les Juifs ont été amenés à la bénédiction.
Remarquez aussi l’humilité du serviteur et la patiente grâce du Maître qui va jusqu’au bout ; il ne peut se reposer avant que la maison soit remplie. Quelle persévérance de la part de Dieu ! Nous sommes appelés à poursuivre notre course dans le même esprit. Il en coûte beaucoup de persévérer toujours en dépit de tous et de tout ; faire ainsi atteste la présence de la puissance divine en nous, car la grâce de Dieu est infatigable. À côté de cela, sans doute, nous trouvons le jugement, car il est dit : « Aucun de ces hommes qui ont été conviés ne goûtera de mon souper » ; mais le fait que Dieu agit ainsi nous montre quelle humilité nous devrions avoir, pour ce qui nous concerne, et quelle grâce envers les autres, quels qu’ils soient, et combien tout doit reposer sur ce grand et unique fait que toutes les relations de l’homme avec Dieu sont momentanément brisées, et que si vous entreprenez réellement de suivre Christ dans un chemin comme celui-là, vous devez calculer la dépense. C’est très bien de voir cette grâce et de l’admirer, mais il n’y a aucune puissance pour y persévérer si le cœur n’est rempli de l’amour que donne l’établissement d’une nouvelle relation avec Dieu. Il faut qu’il y ait un lien de cœur avec la chose nouvelle, et que Christ ait assez de puissance dans nos cœurs pour nous donner le pouvoir de rompre avec des choses anciennes.
Versets 25 à 33 . — De grandes foules sont attirées à l’ouïe d’une pareille grâce, et Jésus leur dit ce qu’implique la position de disciple. Peut-être y a-t-il ici une allusion à Michée 7, 5 et 6 ? Il faut pour Christ faire le sacrifice de Ses amis, de tout, peut-être ; car la question est : Abandonnerai-je Dieu ? Mais comment ? Vous dites qu’il faut tout abandonner, la vie même ? — Oui, tout ; car dans cette vie vous êtes associés avec le monde, et il faut que vous renonciez au monde aussi, si « moi » je suis en question. Vous ne pouvez avoir deux cœurs, un cœur pour le monde, et un cœur pour moi, dit le Seigneur. — Je tremble quand je vois des personnes qui n’ont pas calculé la dépense, se mettre en route, professant de suivre Christ. Il est selon les voies de Dieu de placer la barrière là où l’on entre dans le chemin. Si vous pouvez franchir la barrière, vous pourrez Le suivre. L’obéissance légale ne tiendra pas ; ce qu’il faut, c’est de suivre Christ. Si Lui est là, le chemin est heureux et facile, mais il est enserré de haies. Si Christ n’y est pas avec vous, vous n’aurez que trouble et difficulté.
Versets 34 et 35 . — Le « sel », c’est la grâce en énergie spirituelle, les saints étant les témoins, dans le monde, de la puissance de l’amour sanctifié au lieu qu’ils le soient de l’égoïsme. Le sel est le principe consacrant de la grâce ; quand le sel a perdu sa saveur, avec quoi salera-t-on ? Le sel est la grâce envisagée comme la sainte séparation pour Dieu plutôt que sous les traits de la bonté et de la débonnaireté, quoique assurément ces traits soient aussi inséparables de la grâce. « Si le sel… a perdu sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? ». Si j’ai de la viande sans sel, je peux la saler ; mais si le sel n’a pas de saveur, que ferai-je ? Quelle image nous avons ici d’une église non spirituelle et d’un saint non spirituel ! Ils sont semblables à la vigne qui représentait Israël et qui n’a été bonne que pour déshonorer le Seigneur, son possesseur, et pour être détruite. La miséricorde, il est vrai, peut nous relever, mais comme saints nous devrions avoir la saveur de Christ. Tout ce qui affaiblit l’attachement du cœur à Christ détruit la puissance. Ce n’est pas le péché grossier attirant sur lui la discipline et le jugement qui a cet effet ; mais ce sont les petites choses de la vie de chaque jour que nous sommes portés à placer avant Christ. Quand le monde se glisse dans le cœur, le sel a perdu sa saveur, et nous montrons qu’un Christ rejeté a peu de puissance à nos yeux.
Que le Seigneur nous garde avec Christ dans un chemin où tout est lumière et bénédiction. Si nous avons laissé le voile trompeur de ce monde se placer devant notre vue spirituelle et cacher Christ à nos yeux, Christ seul peut lever le voile et nous rendre la vue.
Matthieu
20 ◊ 1 Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le point du jour afin de louer des ouvriers pour sa vigne. ◊ 2 Et étant tombé d’accord avec les ouvriers pour un denier par jour, il les envoya dans sa vigne. ◊ 3 Et sortant vers la troisième heure, il en vit d’autres qui étaient sur la place du marché à ne rien faire ; ◊ 4 et il dit à ceux-ci : Allez, vous aussi, dans la vigne, et je vous donnerai ce qui sera juste ; ◊ 5 et ils s’en allèrent. Sortant encore vers la sixième heure et vers la neuvième heure, il fit de même. ◊ 6 Et sortant vers la onzième heure, il en trouva d’autres qui étaient là ; et il leur dit : Pourquoi vous tenez-vous ici tout le jour sans rien faire ? ◊ 7 Ils lui disent : Parce que personne ne nous a engagés. Il leur dit : Allez, vous aussi, dans la vigne, et vous recevrez ce qui sera juste. ◊ 8 Et le soir étant venu, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelle les ouvriers, et paye-leur leur salaire, en commençant depuis les derniers jusqu’aux premiers. ◊ 9 Et lorsque ceux [qui avaient été engagés] vers la onzième heure furent venus, ils reçurent chacun un denier ; ◊ 10 et quand les premiers furent venus, ils croyaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun un denier. ◊ 11 Et l’ayant reçu, ils murmuraient contre le maître de maison, ◊ 12 disant : Ces derniers n’ont travaillé qu’une heure, et tu les as faits égaux à nous qui avons porté le faix du jour et la chaleur. ◊ 13 Et lui, répondant, dit à l’un d’entre eux : Mon ami, je ne te fais pas tort : n’es-tu pas tombé d’accord avec moi pour un denier ? ◊ 14 Prends ce qui est à toi et va-t’en. Mais je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. ◊ 15 Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui est mien ? Ton œil est-il méchant, parce que moi, je suis bon ? ◊ 16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers les derniers, car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
◊ 17 Et Jésus, montant à Jérusalem, prit à part sur le chemin les douze disciples, et leur dit : ◊ 18 Voici, nous montons à Jérusalem, et le fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes, et ils le condamneront à mort ; ◊ 19 et ils le livreront aux nations pour s’en moquer, et le fouetter, et le crucifier ; et le troisième jour il ressuscitera.
◊ 20 Alors la mère des fils de Zébédée vint à lui avec ses fils, [lui] rendant hommage et lui demandant quelque chose. ◊ 21 Et il lui dit : Que veux-tu ? Elle lui dit : Ordonne que mes deux fils que voici, s’asseyent, l’un à ta droite et l’un à ta gauche, dans ton royaume. ◊ 22 Et Jésus, répondant, dit : Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi, je vais boire ? Ils lui disent : Nous le pouvons. ◊ 23 Et il leur dit : Vous boirez bien ma coupe ; mais de s’asseoir à ma droite et à ma gauche, n’est pas à moi pour le donner, sinon à ceux pour lesquels cela est préparé par mon Père. ◊ 24 Et les dix, l’ayant entendu, furent indignés à l’égard des deux frères. ◊ 25 Et Jésus, les ayant appelés auprès de lui, dit : Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles, et que les grands usent d’autorité sur elles. ◊ 26 Il n’en sera pas ainsi parmi vous ; mais quiconque voudra devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; ◊ 27 et quiconque voudra être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave ; ◊ 28 de même que le fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs.
◊ 29 Et comme ils sortaient de Jéricho, une grande foule le suivit. ◊ 30 Et voici, deux aveugles assis sur le bord du chemin, ayant ouï que Jésus passait, s’écrièrent, disant : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David. ◊ 31 Et la foule les reprit, afin qu’ils se tussent ; mais ils criaient plus fort, disant : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David. ◊ 32 Et Jésus, s’arrêtant, les appela et dit : Que voulez-vous que je vous fasse ? ◊ 33 Ils lui disent : Seigneur, que nos yeux soient ouverts. ◊ 34 Et Jésus, ému de compassion, toucha leurs yeux ; et aussitôt leurs yeux recouvrèrent la vue ; et ils le suivirent.
Psaumes
Psaume de David.
143 ◊ 1 Éternel ! écoute ma prière ; prête l’oreille à mes supplications ; dans ta fidélité réponds-moi dans ta justice.
◊ 2 Et n’entre pas en jugement avec ton serviteur, car devant toi nul homme vivant ne sera justifié.
◊ 3 * Car l’ennemi poursuit mon âme, il foule ma vie par terre ; il me fait habiter dans des lieux ténébreux, comme ceux qui sont morts depuis longtemps.
◊ 4 Et mon esprit est accablé en moi, mon cœur est désolé au-dedans de moi.
◊ 5 Je me souviens des jours d’autrefois, je pense à tous tes actes, je médite les œuvres de tes mains.
◊ 6 J’étends mes mains vers toi ; mon âme, comme une terre altérée, [a soif] de toi. Sélah.
◊ 7 * Éternel ! hâte-toi, réponds-moi ! mon esprit défaut en moi. Ne me cache pas ta face ! autrement je serai semblable à ceux qui descendent dans la fosse.
◊ 8 Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme.
◊ 9 Éternel ! délivre-moi de mes ennemis ! c’est vers toi que je me réfugie.
◊ 10 Enseigne-moi à faire ce qui te plaît, car tu es mon Dieu ; que ton bon Esprit me conduise dans un pays uni.
◊ 11 À cause de ton nom, ô Éternel ! fais-moi vivre ; dans ta justice, fais sortir mon âme de la détresse,
◊ 12 Et, dans ta bonté, extermine mes ennemis, et détruis tous ceux qui oppriment mon âme ; car je suis ton serviteur.
Luc
14 ◊ 1 Et il arriva que, comme il entrait, un sabbat, dans la maison d’un des principaux des pharisiens pour manger du pain, ils l’observaient. ◊ 2 Et voici, il y avait un homme hydropique devant lui. ◊ 3 Et Jésus, répondant, parla aux docteurs de la loi et aux pharisiens, disant : Est-il permis de guérir, un jour de sabbat ? ◊ 4 Et ils se turent. Et l’ayant pris, il le guérit, et le renvoya. ◊ 5 Et répondant, il leur dit : Qui sera celui de vous, qui, ayant un âne ou un bœuf, lequel vienne à tomber dans un puits, ne l’en retire aussitôt le jour du sabbat ? ◊ 6 Et ils ne pouvaient répliquer à ces choses.
◊ 7 Or il dit une parabole aux conviés, observant comment ils choisissaient les premières places ; et il leur disait : ◊ 8 Quand tu seras convié par quelqu’un à des noces, ne te mets pas à table à la première place, de peur qu’un plus honorable que toi ne soit convié par lui, ◊ 9 et que celui qui vous a conviés, toi et lui, ne vienne et ne te dise : Fais place à celui-ci ; et qu’alors tu ne te mettes avec honte à occuper la dernière place. ◊ 10 Mais, quand tu seras convié, va et assieds-toi à la dernière place, afin que, quand celui qui t’a convié viendra, il te dise : Ami, monte plus haut. Alors tu auras de la gloire devant tous ceux qui seront à table avec toi. ◊ 11 Car quiconque s’élève, sera abaissé ; et celui qui s’abaisse sera élevé.
◊ 12 Et il dit aussi à celui qui l’avait convié : Quand tu fais un dîner ou un souper, n’appelle pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; de peur qu’eux aussi ne te convient à leur tour, et que la pareille ne te soit rendue. ◊ 13 Mais quand tu fais un festin, convie les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles ; ◊ 14 et tu seras bienheureux, car ils n’ont pas de quoi te rendre la pareille : car la pareille te sera rendue en la résurrection des justes.
◊ 15 Et un de ceux qui étaient à table, ayant entendu ces choses, lui dit : Bienheureux celui qui mangera du pain dans le royaume de Dieu. ◊ 16 Et il lui dit : Un homme fit un grand souper et y convia beaucoup de gens. ◊ 17 Et à l’heure du souper, il envoya son esclave dire aux conviés : Venez, car déjà tout est prêt. ◊ 18 Et ils commencèrent tous unanimement à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et il faut nécessairement que je m’en aille et que je le voie ; je te prie, tiens-moi pour excusé. ◊ 19 Et un autre dit : J’ai acheté cinq couples de bœufs, et je vais les essayer ; je te prie, tiens-moi pour excusé. ◊ 20 Et un autre dit : J’ai épousé une femme, et à cause de cela je ne puis aller. ◊ 21 Et l’esclave, s’en étant retourné, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison, en colère, dit à son esclave : Va-t’en promptement dans les rues et dans les ruelles de la ville, et amène ici les pauvres, et les estropiés, et les aveugles, et les boiteux. ◊ 22 Et l’esclave dit : Maître, il a été fait ainsi que tu as commandé, et il y a encore de la place. ◊ 23 Et le maître dit à l’esclave : Va-t’en dans les chemins et [le long des] haies, et contrains [les gens] d’entrer, afin que ma maison soit remplie ; ◊ 24 car je vous dis, qu’aucun de ces hommes qui ont été conviés ne goûtera de mon souper.
◊ 25 Et de grandes foules allaient avec lui. Et se tournant, il leur dit : ◊ 26 Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple. ◊ 27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne vient pas après moi, ne peut être mon disciple. ◊ 28 Car quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne s’asseye premièrement et ne calcule la dépense, [pour voir] s’il a de quoi l’achever ? ◊ 29 de peur que, en ayant jeté le fondement et n’ayant pu l’achever, tous ceux qui le voient ne se mettent à se moquer de lui, disant : ◊ 30 Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever. ◊ 31 Ou, quel est le roi qui, partant pour faire la guerre à un autre roi, ne s’asseye premièrement et ne délibère s’il peut, avec dix mille [hommes], résister à celui qui vient contre lui avec vingt mille ? ◊ 32 Autrement, pendant qu’il est encore loin, il lui envoie une ambassade et s’informe des [conditions] de paix. ◊ 33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il a, ne peut être mon disciple. ◊ 34 Le sel donc est bon ; mais si le sel aussi a perdu sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? ◊ 35 Il n’est propre, ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
Luc
15 ◊ 1 Et tous les publicains et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’entendre. ◊ 2 Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : Celui-ci reçoit des pécheurs, et mange avec eux. ◊ 3 Et il leur dit cette parabole, disant : ◊ 4 Quel est l’homme d’entre vous, qui, ayant cent brebis et en ayant perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, et ne s’en aille après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? ◊ 5 et l’ayant trouvée, il la met sur ses propres épaules, bien joyeux ; ◊ 6 et, étant de retour à la maison, il appelle les amis et les voisins, leur disant : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis perdue. ◊ 7 Je vous dis, qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.
◊ 8 Ou quelle est la femme, qui, ayant dix drachmes, si elle perd une drachme, n’allume la lampe et ne balaye la maison, et ne cherche diligemment jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ? ◊ 9 et l’ayant trouvée, elle assemble les amies et les voisines, disant : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé la drachme que j’avais perdue. ◊ 10 Ainsi, je vous dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.
◊ 11 Et il dit : Un homme avait deux fils ; ◊ 12 et le plus jeune d’entre eux dit à son père : Père, donne-moi la part du bien qui me revient. Et il leur partagea son bien. ◊ 13 Et peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, s’en alla dehors en un pays éloigné ; et là il dissipa son bien en vivant dans la débauche. ◊ 14 Et après qu’il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays-là ; et il commença d’être dans le besoin. ◊ 15 Et il s’en alla et se joignit à l’un des citoyens de ce pays-là, et celui-ci l’envoya dans ses champs pour paître des pourceaux. ◊ 16 Et il désirait de remplir son ventre des gousses que les pourceaux mangeaient ; et personne ne lui donnait [rien]. ◊ 17 Et étant revenu à lui-même, il dit : Combien de mercenaires de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! ◊ 18 Je me lèverai et je m’en irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; ◊ 19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires. ◊ 20 Et se levant, il vint vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, et, courant [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers. ◊ 21 Et le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. ◊ 22 Mais le père dit à ses esclaves : Apportez dehors la plus belle robe, et l’en revêtez ; et mettez un anneau à sa main et des sandales à ses pieds ; ◊ 23 et amenez le veau gras et tuez-le ; et mangeons et faisons bonne chère ; ◊ 24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils se mirent à faire bonne chère. ◊ 25 Or son fils aîné était aux champs ; et comme il revenait et qu’il approchait de la maison, il entendit la mélodie et les danses ; ◊ 26 et, ayant appelé l’un des serviteurs, il demanda ce que c’était. ◊ 27 Et il lui dit : Ton frère est venu, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré sain et sauf. ◊ 28 Et il se mit en colère et ne voulait pas entrer. Et son père étant sorti, le pria. ◊ 29 Mais lui, répondant, dit à son père : Voici tant d’années que je te sers, et jamais je n’ai transgressé ton commandement ; et tu ne m’as jamais donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis ; ◊ 30 mais quand celui-ci, ton fils, qui a mangé ton bien avec des prostituées, est venu, tu as tué pour lui le veau gras. ◊ 31 Et il lui dit : [Mon] enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi ; ◊ 32 mais il fallait faire bonne chère et se réjouir ; car celui-ci, ton frère, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.
Jérémie
17 ◊ 1 Le péché de Juda est écrit avec un style de fer, avec une pointe de diamant ; il est gravé sur la table de leur cœur, et sur les cornes de leurs autels, ◊ 2 comme leurs fils se souviennent de leurs autels et de leurs ashères auprès des arbres verts, sur les hautes collines. ◊ 3 Ma montagne dans les champs, ton bien, tous tes trésors, je les livrerai au pillage, — tes hauts lieux, à cause de [ton] péché dans tous tes confins. ◊ 4 Et, à cause de toi-même, tu délaisseras ton héritage que je t’avais donné, et je t’asservirai à tes ennemis dans un pays que tu ne connais pas ; car vous avez allumé un feu dans ma colère ; il brûlera à toujours.
◊ 5 Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! ◊ 6 Et il sera comme un dénué dans le désert, et il ne verra pas quand le bien arrivera, mais il demeurera dans des lieux secs au désert, dans un pays de sel et inhabité. ◊ 7 Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! ◊ 8 Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit.
◊ 9 Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? ◊ 10 Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins ; et [cela] pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses actions. ◊ 11 Comme la perdrix qui couve ce qu’elle n’a pas pondu, celui qui acquiert des richesses, et non avec droiture, les laissera au milieu de ses jours, et, à sa fin, il sera un insensé.
◊ 12 Le lieu de notre sanctuaire est un trône de gloire, un lieu haut élevé dès le commencement. ◊ 13 Attente d’Israël, Éternel ! tous ceux qui t’abandonnent seront honteux. Ceux qui se retirent de moi seront écrits sur la terre, car ils ont délaissé la source des eaux vives, l’Éternel. ◊ 14 Guéris-moi, Éternel ! et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; car c’est toi qui es ma louange ! ◊ 15 Voici, ceux-ci me disent : Où est la parole de l’Éternel ? Qu’elle vienne donc ! ◊ 16 Mais moi, je ne me suis pas hâté de cesser d’être pasteur en te suivant, et je n’ai pas désiré le mauvais jour, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres a été devant ta face. ◊ 17 Ne me sois point une épouvante : tu es mon refuge au mauvais jour. ◊ 18 Que ceux qui me persécutent soient honteux, et que moi, je ne sois pas honteux ; qu’ils aient peur, et que moi, je n’aie pas peur ; fais venir sur eux le jour de malheur, et ruine-les d’une double ruine.
◊ 19 Ainsi m’a dit l’Éternel : Va, et tiens-toi dans la porte des fils du peuple, par laquelle entrent les rois de Juda et par laquelle ils sortent, et dans toutes les portes de Jérusalem ; ◊ 20 et dis-leur : Écoutez la parole de l’Éternel, vous, rois de Juda, et tout Juda, et vous tous, habitants de Jérusalem, qui entrez par ces portes : ◊ 21 Ainsi dit l’Éternel : Prenez garde à vos âmes, et ne portez pas de fardeau le jour du sabbat, ni n’en faites passer par les portes de Jérusalem. ◊ 22 Et ne portez pas de fardeau hors de vos maisons, le jour du sabbat, et ne faites aucune œuvre, et sanctifiez le jour du sabbat, comme j’ai commandé à vos pères ; ◊ 23 mais ils n’écoutèrent pas, et n’inclinèrent pas leur oreille ; mais ils roidirent leur cou, pour ne pas écouter et pour ne pas recevoir l’instruction. ◊ 24 Et il arrivera, si vous m’écoutez attentivement, dit l’Éternel, pour ne pas faire passer de fardeau par les portes de cette ville, le jour du sabbat, et pour sanctifier le jour du sabbat, pour ne faire aucune œuvre ce jour-là, ◊ 25 qu’alors entreront par les portes de cette ville les rois et les princes assis sur le trône de David, montés sur des chars et sur des chevaux, eux et leurs princes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem ; et cette ville sera habitée à toujours ; ◊ 26 et on viendra des villes de Juda, et des environs de Jérusalem, et du pays de Benjamin, et du pays plat, et de la montagne, et du midi, apportant des holocaustes, et des sacrifices, et des offrandes de gâteau, et de l’encens, et apportant des actions de grâces à la maison de l’Éternel. ◊ 27 Mais si vous ne m’écoutez pas pour sanctifier le jour du sabbat, et pour ne pas porter de fardeau en entrant par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, j’allumerai un feu dans ses portes, et il dévorera les palais de Jérusalem, et ne sera pas éteint.
Genèse
3 ◊ 1 * Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait ; et il dit à la femme : Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? ◊ 2 Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; ◊ 3 mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. ◊ 4 Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; ◊ 5 car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. ◊ 6 Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mangeât] avec elle, et il en mangea. ◊ 7 Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures.
◊ 8 Et ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour. Et l’homme et sa femme se cachèrent de devant l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. ◊ 9 Et l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? ◊ 10 Et il dit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché. ◊ 11 Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a montré que tu étais nu ? As-tu mangé de l’arbre dont je t’ai commandé de ne pas manger ? ◊ 12 Et l’homme dit : La femme que tu [m’]as donnée [pour être] avec moi, — elle, m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé. ◊ 13 Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Qu’est-ce que tu as fait ? Et la femme dit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. ◊ 14 Et l’Éternel Dieu dit au serpent : Parce que tu as fait cela, tu es maudit par-dessus tout le bétail et par-dessus toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie ; ◊ 15 et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon. ◊ 16 À la femme il dit : Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse ; en travail tu enfanteras des enfants, et ton désir sera [tourné] vers ton mari, et lui dominera sur toi. ◊ 17 Et à Adam il dit : Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant : Tu n’en mangeras pas, — maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras [en travaillant] péniblement tous les jours de ta vie. ◊ 18 Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. ◊ 19 À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.
◊ 20 Et l’homme appela sa femme du nom d’Ève, parce qu’elle était la mère de tous les vivants.
◊ 21 Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit.
◊ 22 Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; et maintenant, — afin qu’il n’avance pas sa main et ne prenne aussi de l’arbre de vie et n’en mange et ne vive à toujours… ! ◊ 23 Et l’Éternel Dieu le mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris : ◊ 24 il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie.
Philippiens
2 ◊ 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, ◊ 2 rendez ma joie accomplie [en ceci] que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. ◊ 3 [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, ◊ 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. ◊ 5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, ◊ 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, ◊ 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; ◊ 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. ◊ 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, ◊ 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, ◊ 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
◊ 12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : ◊ 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. ◊ 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, ◊ 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, ◊ 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, [en témoignage] que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. ◊ 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. ◊ 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.
◊ 19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; ◊ 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment [avec moi] pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne ; ◊ 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. ◊ 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, [savoir] qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père. ◊ 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. ◊ 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai [vous voir] bientôt ; ◊ 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. ◊ 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; ◊ 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. ◊ 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. ◊ 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; ◊ 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.
Jean
5 ◊ 1 Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. ◊ 2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, ◊ 3 dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, [attendant le mouvement de l’eau. ◊ 4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris]. ◊ 5 Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. ◊ 6 Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? ◊ 7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi. ◊ 8 Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche. ◊ 9 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là. ◊ 10 Les Juifs donc dirent à celui qui avait été guéri : C’est [un jour de] sabbat ; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit. ◊ 11 Il leur répondit : Celui qui m’a guéri, celui-là m’a dit : Prends ton petit lit, et marche. ◊ 12 Ils lui demandèrent donc : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton petit lit, et marche ? ◊ 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant dans ce lieu. ◊ 14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu es guéri ; ne pèche plus, de peur que pis ne t’arrive. ◊ 15 L’homme s’en alla et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. ◊ 16 Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. ◊ 17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille. ◊ 18 À cause de cela donc les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu. ◊ 19 Jésus donc répondit et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. ◊ 20 Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’admiration. ◊ 21 Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut ; ◊ 22 car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils ; ◊ 23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. ◊ 25 En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. ◊ 26 Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ; ◊ 27 et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme. ◊ 28 Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; ◊ 29 et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. ◊ 30 Je ne puis rien faire, moi, de moi-même ; je juge selon ce que j’entends, et mon jugement est juste ; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 31 Si moi je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. ◊ 32 C’est un autre qui rend témoignage de moi ; et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai. ◊ 33 Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; ◊ 34 mais moi, je ne reçois pas témoignage de l’homme, mais je dis ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. ◊ 35 Celui-là était la lampe ardente et brillante ; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps à sa lumière ; ◊ 36 mais moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a données pour les accomplir, ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m’a envoyé. ◊ 37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n’avez entendu sa voix, ni vu sa figure ; ◊ 38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous ; car celui-là que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. ◊ 39 Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi : ◊ 40 — et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. ◊ 41 Je ne reçois pas de gloire des hommes ; ◊ 42 mais je vous connais, [et je sais] que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. ◊ 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez. ◊ 44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui [vient] de Dieu seul ? ◊ 45 Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père ; il y en a un qui vous accuse, Moïse en qui vous espérez. ◊ 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; car lui a écrit de moi. ◊ 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Ésaïe
58 ◊ 1 * * Crie à plein gosier, ne te retiens pas ; élève ta voix comme une trompette, et déclare à mon peuple leur transgression, et à la maison de Jacob leurs péchés. ◊ 2 Cependant ils me cherchent tous les jours et trouvent leur plaisir à connaître mes voies, comme une nation qui pratiquerait la justice, et n’aurait pas abandonné le juste jugement de son Dieu ; ils me demandent les ordonnances de la justice, ils trouvent leur plaisir à s’approcher de Dieu. ◊ 3 Pourquoi avons-nous jeûné, et tu ne l’as pas vu ? [et] avons-nous affligé nos âmes, et tu ne le sais pas ?
Voici, au jour de vos jeûnes, vous cherchez votre plaisir, et vous exigez durement tous les travaux qui vous sont dus. ◊ 4 Voici, vous jeûnez pour contester et quereller, et pour frapper d’un poing méchant. Vous ne jeûnez pas maintenant, pour faire entendre votre voix en haut. ◊ 5 Est-ce un jeûne comme celui-là que j’ai choisi, un jour où un homme afflige son âme ? Courber sa tête comme un roseau, et étendre sous soi le sac et la cendre, appelleras-tu cela un jeûne, et un jour agréable à l’Éternel ? ◊ 6 N’est-ce pas ici le jeûne que j’ai choisi, qu’on rompe les chaînes de l’iniquité, qu’on fasse tomber les liens du joug, et qu’on renvoie libres les opprimés, et que vous brisiez tout joug ? ◊ 7 N’est-ce pas que tu partages ton pain avec celui qui a faim, et que tu fasses entrer dans la maison les affligés qui errent sans asile ? quand tu vois un homme nu, que tu le couvres, et que tu ne te caches pas à ta propre chair ?
◊ 8 Alors ta lumière jaillira comme l’aurore et ta santé germera promptement, et ta justice marchera devant toi, la gloire de l’Éternel sera ton arrière-garde. ◊ 9 Alors tu appelleras, et l’Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici. Si tu ôtes du milieu de toi le joug, [si tu cesses] de montrer au doigt et de parler vanité, ◊ 10 si tu prodigues ton âme à l’affamé, et que tu rassasies l’âme de l’affligé, ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ton obscurité sera comme le midi. ◊ 11 Et l’Éternel te conduira continuellement, et rassasiera ton âme dans les sécheresses, et rendra agiles tes os ; et tu seras comme un jardin arrosé, et comme une source jaillissante dont les eaux ne trompent pas. ◊ 12 Et ceux qui [seront issus] de toi bâtiront ce qui était ruiné dès longtemps ; tu relèveras les fondements [qui étaient restés] de génération en génération, et on t’appellera : réparateur des brèches, restaurateur des sentiers fréquentés.
◊ 13 Si tu gardes ton pied de [profaner] le sabbat, de faire ton plaisir en mon saint jour, si tu appelles le sabbat [tes] délices, [et] honorable le saint [jour] de l’Éternel, si tu l’honores en t’abstenant de suivre tes propres chemins, de chercher ton plaisir et de dire des paroles [vaines], ◊ 14 alors tu trouveras tes délices en l’Éternel, et je te ferai passer à cheval sur les lieux hauts de la terre, et je te nourrirai de l’héritage de Jacob, ton père : car la bouche de l’Éternel a parlé.
Ésaïe
56 ◊ 1 Ainsi dit l’Éternel : Gardez le jugement, et pratiquez la justice, car mon salut est près de venir, et ma justice, d’être révélée. ◊ 2 Bienheureux l’homme qui fait cela, et le fils de l’homme qui le tient ferme ; qui garde le sabbat pour ne pas le profaner, et qui garde sa main de faire aucun mal. ◊ 3 Et que le fils de l’étranger qui s’est attaché à l’Éternel ne parle pas, disant : L’Éternel m’a entièrement séparé de son peuple ; et que l’eunuque ne dise pas : Voici, je suis un arbre sec ; ◊ 4 car ainsi dit l’Éternel : Aux eunuques qui gardent mes sabbats, et choisissent les choses auxquelles je prends plaisir, et qui tiennent ferme mon alliance, ◊ 5 je leur donnerai dans ma maison et au-dedans de mes murs une place et un nom meilleurs que des fils et des filles ; je leur donnerai un nom éternel, qui ne sera pas retranché. ◊ 6 Et les fils de l’étranger qui s’attachent à l’Éternel pour le servir et pour aimer le nom de l’Éternel, pour être ses serviteurs, — quiconque observe le sabbat pour ne pas le profaner, et ceux qui tiennent ferme mon alliance, ◊ 7 je les ferai venir à ma montagne sainte, et je les rendrai joyeux dans ma maison de prière : leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel ; car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. ◊ 8 Le Seigneur l’Éternel, qui rassemble les exilés d’Israël, dit : J’en rassemblerai encore d’autres vers lui, avec les siens déjà rassemblés.
◊ 9 Vous, toutes les bêtes des champs, venez pour dévorer, [vous], toutes les bêtes de la forêt ! ◊ 10 Ses sentinelles sont toutes aveugles, elles sont dénuées de connaissance. Ils sont tous des chiens muets qui ne peuvent aboyer, rêvant, se tenant couchés, aimant à sommeiller ; ◊ 11 et ces chiens sont voraces, ils ne savent pas être rassasiés : ce sont des bergers qui ne savent pas comprendre. Tous, ils tournent leurs regards vers leur propre chemin, chacun vers son intérêt particulier, jusqu’au dernier. ◊ 12 Venez, [disent-ils], je prendrai du vin, et buvons notre soûl de boissons fortes ; et demain sera comme aujourd’hui, [et] encore bien supérieur.
Exode
20 ◊ 1 * Et Dieu prononça toutes ces paroles, disant : ◊ 2 Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. ◊ 3 Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face.
◊ 4 Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est dans les cieux en haut, et de ce qui est sur la terre en bas, et de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. ◊ 5 Tu ne t’inclineras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un *Dieu jaloux, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, sur la troisième et sur la quatrième [génération] de ceux qui me haïssent, ◊ 6 et qui use de bonté envers des milliers de ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
◊ 7 Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui aura pris son nom en vain.
◊ 8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. ◊ 9 Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; ◊ 10 mais le septième jour est le sabbat [consacré] à l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, [ni] ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. ◊ 11 Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat, et l’a sanctifié.
◊ 12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
◊ 13 Tu ne tueras point.
◊ 14 Tu ne commettras point adultère.
◊ 15 Tu ne déroberas point.
◊ 16 Tu ne diras point de faux témoignage contre ton prochain.
◊ 17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
◊ 18 * Et tout le peuple aperçut les tonnerres, et les flammes, et le son de la trompette, et la montagne fumante ; et le peuple vit [cela], et ils tremblèrent et se tinrent loin, et dirent à Moïse : ◊ 19 Toi, parle avec nous, et nous écouterons ; mais que Dieu ne parle point avec nous, de peur que nous ne mourions. ◊ 20 Et Moïse dit au peuple : Ne craignez pas ; car c’est afin de vous éprouver que Dieu est venu, et afin que sa crainte soit devant vos yeux, pour que vous ne péchiez point. ◊ 21 Et le peuple se tint loin ; et Moïse s’approcha de l’obscurité profonde où Dieu était. ◊ 22 Et l’Éternel dit à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : Vous avez vu que j’ai parlé avec vous des cieux. ◊ 23 Vous ne ferez point de dieux d’argent à côté de moi, et vous ne vous ferez pas des dieux d’or. ◊ 24 Tu me feras un autel de terre, et tu sacrifieras dessus tes holocaustes et tes sacrifices de prospérités, ton menu et ton gros bétail. En tout lieu où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai. ◊ 25 Et si tu me fais un autel de pierres, tu ne le bâtiras point de pierres taillées ; car si tu lèves ton ciseau dessus, tu le profaneras. ◊ 26 Et tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité n’y soit pas découverte.
Jean
11 ◊ 1 Or il y avait un certain homme malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. ◊ 2 (Et c’était la Marie qui oignit le Seigneur d’un parfum et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, de laquelle Lazare, le malade, était le frère.) ◊ 3 Les sœurs donc envoyèrent vers lui, disant : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. ◊ 4 Jésus, l’ayant entendu, dit : Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. ◊ 5 Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare. ◊ 6 Après donc qu’il eut entendu que Lazare était malade, il demeura encore deux jours au lieu où il était. ◊ 7 Puis après cela, il dit à ses disciples : Retournons en Judée. ◊ 8 Les disciples lui disent : Rabbi, les Juifs cherchaient tout à l’heure à te lapider, et tu y vas encore ! ◊ 9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures au jour ? Si quelqu’un marche de jour, il ne bronche pas, car il voit la lumière de ce monde ; ◊ 10 mais si quelqu’un marche de nuit, il bronche, car la lumière n’est pas en lui. ◊ 11 Il dit ces choses ; et après cela il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais pour l’éveiller. ◊ 12 Les disciples donc lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera guéri. ◊ 13 Or Jésus avait parlé de sa mort ; mais eux pensaient qu’il avait parlé du dormir du sommeil. ◊ 14 Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort ; ◊ 15 et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui. ◊ 16 Thomas donc, appelé Didyme, dit à ses condisciples : Allons-y, nous aussi, afin que nous mourions avec lui.
◊ 17 Jésus étant donc arrivé trouva qu’il était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. ◊ 18 Or Béthanie était près de Jérusalem, à une distance d’environ quinze stades. ◊ 19 Et plusieurs d’entre les Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie, pour les consoler au sujet de leur frère. ◊ 20 Marthe donc, quand elle eut ouï dire que Jésus venait, alla au-devant de lui ; mais Marie se tenait assise dans la maison. ◊ 21 Marthe donc dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ; ◊ 22 [mais] même maintenant je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera. ◊ 23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera. ◊ 24 Marthe lui dit : Je sais qu’il ressuscitera en la résurrection, au dernier jour. ◊ 25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, encore qu’il soit mort, vivra ; ◊ 26 et quiconque vit, et croit en moi, ne mourra point, à jamais. Crois-tu cela ? ◊ 27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. ◊ 28 Et ayant dit cela, elle s’en alla et appela secrètement Marie, sa sœur, disant : Le maître est venu, et il t’appelle. ◊ 29 Celle-ci, aussitôt qu’elle l’eut entendu, se lève promptement et s’en vient à lui. ◊ 30 (Or Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; mais il était au lieu où Marthe l’avait rencontré.) ◊ 31 Les Juifs donc qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, ayant vu que Marie s’était levée promptement et était sortie, la suivirent, disant : Elle s’en va au sépulcre pour y pleurer. ◊ 32 Marie donc, quand elle fut venue là où était Jésus, et qu’elle l’eut vu, se jeta à ses pieds, lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. ◊ 33 Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en [son] esprit, et se troubla, ◊ 34 et dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens et vois. ◊ 35 Jésus pleura. ◊ 36 Les Juifs donc dirent : Voyez comme il l’affectionnait. ◊ 37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : Celui-ci, qui a ouvert les yeux de l’aveugle, n’aurait-il pas pu faire aussi que cet homme ne mourût pas ? ◊ 38 Jésus donc, frémissant encore en lui-même, vient au sépulcre (or c’était une grotte, et il y avait une pierre dessus). ◊ 39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il est [là] depuis quatre jours. ◊ 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? ◊ 41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as entendu. ◊ 42 Or moi je savais que tu m’entends toujours ; mais je l’ai dit à cause de la foule qui est autour de moi, afin qu’ils croient que toi, tu m’as envoyé. ◊ 43 Et ayant dit ces choses, il cria à haute voix : Lazare, sors dehors ! ◊ 44 Et le mort sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.
◊ 45 Plusieurs donc d’entre les Juifs qui étaient venus auprès de Marie, et qui avaient vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui ; ◊ 46 mais quelques-uns d’entre eux s’en allèrent auprès des pharisiens et leur dirent ce que Jésus avait fait. ◊ 47 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens donc assemblèrent un sanhédrin, et dirent : Que faisons-nous ? car cet homme fait beaucoup de miracles. ◊ 48 Si nous le laissons ainsi [faire], tous croiront en lui, et les Romains viendront, et ôteront et notre lieu et notre nation. ◊ 49 Et l’un d’entre eux, [appelé] Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là, leur dit : ◊ 50 Vous ne savez rien, ni ne considérez qu’il nous est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation entière ne périsse pas. ◊ 51 Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; ◊ 52 et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés. ◊ 53 Depuis ce jour-là donc, ils consultèrent [ensemble] pour le faire mourir. ◊ 54 Jésus donc ne marcha plus ouvertement parmi les Juifs ; mais il s’en alla de là dans la contrée qui est près du désert, en une ville appelée Éphraïm ; et il séjourna là avec les disciples.
◊ 55 Or la Pâque des Juifs était proche, et plusieurs montèrent de la campagne à Jérusalem, avant la Pâque, afin de se purifier. ◊ 56 Ils cherchaient donc Jésus, et se disaient l’un à l’autre, comme ils étaient dans le temple : Que vous semble ? [Pensez-vous] qu’il ne viendra point à la fête ? ◊ 57 Or les principaux sacrificateurs et les pharisiens avaient donné ordre que si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’on le prît.
Hébreux
4 ◊ 1 — Craignons donc qu’une promesse ayant été laissée d’entrer dans son repos, quelqu’un d’entre vous paraisse ne pas l’atteindre ; ◊ 2 car nous aussi, nous avons été évangélisés de même que ceux-là ; mais la parole qu’ils entendirent ne leur servit de rien, n’étant pas mêlée avec de la foi dans ceux qui l’entendirent. ◊ 3 Car nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, comme il a dit : « Ainsi je jurai dans ma colère : S’ils entrent dans mon repos », bien que les œuvres aient été faites dès la fondation du monde. ◊ 4 Car il a dit ainsi quelque part touchant le septième jour : « Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres au septième jour » ; ◊ 5 et encore dans ce passage : « S’ils entrent dans mon repos ! » ◊ 6 Puis donc qu’il reste que quelques-uns y entrent, et que ceux qui auparavant avaient été évangélisés ne sont pas entrés à cause de leur désobéissance, ◊ 7 encore une fois il détermine un certain jour, disant, en David, si longtemps après : « Aujourd’hui », comme il a été dit auparavant : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » ◊ 8 Car si Josué leur avait donné le repos, il n’aurait pas parlé après cela d’un autre jour. ◊ 9 Il reste donc un repos sabbatique pour le peuple de Dieu. ◊ 10 Car celui qui est entré dans son repos, lui aussi s’est reposé de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes propres. ◊ 11 Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là, afin que personne ne tombe en imitant une semblable désobéissance. ◊ 12 Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur. ◊ 13 Et il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire.
◊ 14 Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme [notre] confession ; ◊ 15 car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse sympathiser à nos infirmités, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses comme nous, à part le péché. ◊ 16 Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun.
Michée
7 ◊ 1 Malheur à moi ! car je suis comme quand on a fait la cueillette des fruits d’été, comme les grappillages lors de la vendange : pas une grappe de raisin à manger ! aucun fruit précoce que mon âme désirait ! ◊ 2 L’homme pieux a disparu du pays, et il n’y a pas de gens droits parmi les hommes ; tous ils se placent aux embûches pour [verser] le sang ; ils font la chasse chacun à son frère avec un filet ; ◊ 3 les deux mains sont prêtes au mal, afin de le bien faire ; le prince exige, et le juge [est là] pour une récompense, et le grand exprime l’avidité de son âme ; et [ensemble] ils trament la chose. ◊ 4 Le meilleur d’entre eux est comme une ronce, le plus droit, pire qu’une haie d’épines. Le jour de tes sentinelles [et] de ta visitation est arrivé ; maintenant sera leur confusion. ◊ 5 N’ayez pas de confiance en un compagnon ; ne vous fiez pas à un ami ; garde les portes de ta bouche devant celle qui couche dans ton sein. ◊ 6 Car le fils flétrit le père, la fille s’élève contre sa mère, la belle-fille contre sa belle-mère ; les ennemis d’un homme sont les gens de sa maison. ◊ 7 Mais moi, je regarderai vers l’Éternel, je m’attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m’écoutera.
◊ 8 Ne te réjouis pas sur moi, mon ennemie : si je tombe, je me relèverai ; si je suis assise dans les ténèbres, l’Éternel sera ma lumière. ◊ 9 Je supporterai l’indignation de l’Éternel, car j’ai péché contre lui, — jusqu’à ce qu’il prenne en main ma cause et me fasse droit : il me fera sortir à la lumière ; je verrai sa justice. ◊ 10 Et mon ennemie [le] verra et la honte la couvrira, elle qui me disait : Où est l’Éternel, ton Dieu ? Mes yeux la verront ; maintenant elle sera foulée comme la boue des rues.
◊ 11 Au jour où tes murs doivent se bâtir, ce jour-là, la limite établie sera reculée. ◊ 12 Ce jour-là, on viendra jusqu’à toi, depuis l’Assyrie et les villes de l’Égypte, et depuis l’Égypte jusqu’au fleuve, et de mer à mer, et de montagne en montagne. ◊ 13 Mais le pays sera une désolation, à cause de ses habitants, pour le fruit de leurs actions. ◊ 14 Pais ton peuple avec ton bâton, le troupeau de ton héritage qui demeure seul dans la forêt, au milieu du Carmel ; qu’ils paissent en Basan et en Galaad comme aux jours d’autrefois. ◊ 15 Comme aux jours où tu sortis du pays d’Égypte, je lui ferai voir des choses merveilleuses. ◊ 16 Les nations verront et seront confondues à cause de toute leur puissance ; elles mettront la main sur la bouche, leurs oreilles seront sourdes. ◊ 17 Elles lécheront la poussière comme le serpent ; comme les bêtes rampantes de la terre, elles sortiront en tremblant de leurs lieux cachés ; elles viendront avec frayeur vers l’Éternel, notre Dieu, et elles te craindront.
◊ 18 Qui est un *Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? Il ne gardera pas à perpétuité sa colère, parce qu’il prend son plaisir en la bonté. ◊ 19 Il aura encore une fois compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; et tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer. ◊ 20 Tu accompliras envers Jacob [ta] vérité, envers Abraham [ta] bonté, que tu as jurées à nos pères dès les jours d’autrefois.
Exode
31 ◊ 1 * Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 2 Regarde, j’ai appelé par nom Betsaleël, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda ; ◊ 3 et je l’ai rempli de l’esprit de Dieu, en sagesse, et en intelligence, et en connaissance, et pour toutes sortes d’ouvrages, ◊ 4 pour faire des inventions : pour travailler en or, et en argent, et en airain ; ◊ 5 pour tailler des pierres à enchâsser, et pour tailler le bois, afin d’exécuter toutes sortes d’ouvrages. ◊ 6 Et voici, j’ai donné avec lui Oholiab, fils d’Akhisamac, de la tribu de Dan ; et j’ai mis de la sagesse dans le cœur de tout homme intelligent, afin qu’ils fassent tout ce que je t’ai commandé : ◊ 7 la tente d’assignation, et l’arche du témoignage, et le propitiatoire qui sera dessus, et tous les ustensiles de la tente, ◊ 8 et la table et ses ustensiles, et le chandelier pur et tous ses ustensiles, et l’autel de l’encens, ◊ 9 et l’autel de l’holocauste et tous ses ustensiles, et la cuve et son soubassement, ◊ 10 et les vêtements de service, et les saints vêtements d’Aaron, le sacrificateur, et les vêtements de ses fils, pour exercer la sacrificature, ◊ 11 et l’huile de l’onction, et l’encens des drogues odoriférantes pour le lieu saint. Ils feront selon tout ce que je t’ai commandé.
◊ 12 Et l’Éternel parla à Moïse, disant : ◊ 13 Toi, parle aux fils d’Israël, disant : Certainement, vous garderez mes sabbats, car c’est un signe entre moi et vous, en vos générations, pour que vous sachiez que c’est moi, l’Éternel, qui vous sanctifie. ◊ 14 Et vous garderez le sabbat, car il vous sera saint : celui qui le profanera sera certainement mis à mort, car quiconque fera une œuvre en ce jour-là,… cette âme sera retranchée du milieu de ses peuples. ◊ 15 Pendant six jours le travail se fera, et le septième jour est le sabbat de repos consacré à l’Éternel : quiconque fera une œuvre le jour du sabbat, sera certainement mis à mort. ◊ 16 Et les fils d’Israël garderont le sabbat, pour observer le sabbat en leurs générations, — une alliance perpétuelle. ◊ 17 C’est un signe entre moi et les fils d’Israël, à toujours ; car en six jours l’Éternel a fait les cieux et la terre, et le septième jour il s’est reposé, et a été rafraîchi.
◊ 18 Et lorsqu’il eut achevé de parler avec Moïse sur la montagne de Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu.
Hébreux
11 ◊ 1 Or la foi est l’assurance des choses qu’on espère, et la conviction de celles qu’on ne voit pas. ◊ 2 Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. ◊ 3 Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent. ◊ 4 Par la foi, Abel offrit à Dieu un plus excellent sacrifice que Caïn, et par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons ; et par lui, étant mort, il parle encore. ◊ 5 Par la foi, Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ; et il ne fut pas trouvé, parce que Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il a reçu le témoignage d’avoir plu à Dieu. ◊ 6 Or, sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent. ◊ 7 Par la foi, Noé, étant averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore, craignit et bâtit une arche pour la conservation de sa maison ; et par cette arche il condamna le monde et devint héritier de la justice qui est selon la foi.
◊ 8 Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait. ◊ 9 Par la foi, il demeura dans la terre de la promesse comme dans [une terre] étrangère, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; ◊ 10 car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur. ◊ 11 Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une postérité, et [cela], étant hors d’âge, puisqu’elle estima fidèle celui qui avait promis ; ◊ 12 c’est pourquoi aussi d’un seul, et d’un homme déjà amorti, sont nés des gens qui sont comme les étoiles du ciel en nombre et comme le sable qui est sur le rivage de la mer, lequel ne peut se compter.
◊ 13 Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant pas reçu les choses promises, mais les ayant vues de loin et saluées, ayant confessé qu’ils étaient étrangers et forains sur la terre. ◊ 14 Car ceux qui disent de telles choses montrent clairement qu’ils recherchent une patrie ; ◊ 15 et en effet, s’ils se fussent souvenus de celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu du temps pour y retourner ; ◊ 16 mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a point honte d’eux, savoir d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
◊ 17 Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique, ◊ 18 à l’égard duquel il avait été dit : « En Isaac te sera appelée [une] semence », ◊ 19 — ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut. ◊ 20 Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard des choses à venir. ◊ 21 Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et adora, [appuyé] sur le bout de son bâton. ◊ 22 Par la foi, Joseph, en terminant sa vie, fit mention de la sortie des fils d’Israël et donna un ordre touchant ses os.
◊ 23 Par la foi, Moïse, étant né, fut caché trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et ils ne craignirent pas l’ordonnance du roi. ◊ 24 Par la foi, Moïse, étant devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, ◊ 25 choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché, ◊ 26 estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait à la rémunération. ◊ 27 Par la foi, il quitta l’Égypte, ne craignant pas la colère du roi, car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible. ◊ 28 Par la foi, il a fait la pâque et l’aspersion du sang, afin que le destructeur des premiers-nés ne les touchât pas. ◊ 29 Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, ce que les Égyptiens ayant essayé, ils furent engloutis. ◊ 30 Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour sept jours durant. ◊ 31 Par la foi, Rahab, la prostituée, ne périt pas avec ceux qui n’ont pas cru, ayant reçu les espions en paix.
◊ 32 Et que dirai-je davantage ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barac et de Samson et de Jephté, de David et de Samuel et des prophètes, ◊ 33 qui par la foi subjuguèrent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent les choses promises, fermèrent la gueule des lions, ◊ 34 éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer les armées des étrangers. ◊ 35 Les femmes reçurent leurs morts par la résurrection ; et d’autres furent torturés, n’acceptant pas la délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ; ◊ 36 et d’autres furent éprouvés par des moqueries et par des coups, et encore par des liens et par la prison ; ◊ 37 ils furent lapidés, sciés, tentés ; ils moururent égorgés par l’épée ; ils errèrent çà et là, vêtus de peaux de brebis, de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés, maltraités, ◊ 38 (desquels le monde n’était pas digne,) errant dans les déserts et les montagnes, et les cavernes et les trous de la terre.
◊ 39 Et tous ceux-ci, ayant reçu témoignage par la foi, n’ont pas reçu ce qui avait été promis, ◊ 40 Dieu ayant eu en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas à la perfection sans nous.
Hébreux
12 ◊ 1 C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, ◊ 2 fixant les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. ◊ 3 Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes.
◊ 4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang en combattant contre le péché, ◊ 5 et vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du *Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui ; ◊ 6 car celui que le *Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée ». ◊ 7 Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas ? ◊ 8 Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. ◊ 9 De plus, nous avons eu les pères de notre chair pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? ◊ 10 Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu’ils le trouvaient bon ; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. ◊ 11 Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. ◊ 12 C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants, ◊ 13 et faites des sentiers droits à vos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. ◊ 14 Poursuivez la paix avec tous, et la sainteté, sans laquelle nul ne verra le Seigneur, ◊ 15 veillant de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, bourgeonnant en haut, ne [vous] trouble, et que par elle plusieurs ne soient souillés ; ◊ 16 de peur qu’il n’y ait quelque fornicateur, ou profane comme Ésaü, qui pour un seul mets vendit son droit de premier-né ; ◊ 17 car vous savez que, aussi, plus tard, désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté, (car il ne trouva pas lieu à la repentance,) quoiqu’il l’eût recherchée avec larmes.
◊ 18 Car vous n’êtes pas venus à la montagne qui peut être touchée, ni au feu brûlant, ni à l’obscurité, ni aux ténèbres, ni à la tempête, ◊ 19 ni au son de la trompette, ni à la voix de paroles, [voix telle] que ceux qui l’entendaient prièrent que la parole ne leur fût plus adressée ; ◊ 20 (car ils ne pouvaient supporter ce qui était enjoint : « Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée » ; ◊ 21 et Moïse, si terrible était ce qui paraissait, dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ;) ◊ 22 mais vous êtes venus à la montagne de Sion ; et à la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’assemblée universelle ; ◊ 23 et à l’assemblée des premiers-nés écrits dans les cieux ; et à Dieu, juge de tous ; et aux esprits des justes consommés ; ◊ 24 et à Jésus, médiateur d’une nouvelle alliance ; et au sang d’aspersion qui parle mieux qu’Abel. ◊ 25 Prenez garde que vous ne refusiez pas celui qui parle : car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, ◊ 26 duquel la voix ébranla alors la terre ; mais maintenant il a promis, disant : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel ». ◊ 27 Or ce « Encore une fois » indique le changement des choses muables, comme ayant été faites, afin que celles qui sont immuables demeurent. ◊ 28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. ◊ 29 Car aussi notre Dieu est un feu consumant.
Matthieu
25 ◊ 1 Alors le royaume des cieux sera fait semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l’époux. ◊ 2 Et cinq d’entre elles étaient prudentes, et cinq folles. ◊ 3 Celles qui étaient folles, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile avec elles ; ◊ 4 mais les prudentes prirent de l’huile dans leurs vaisseaux avec leurs lampes. ◊ 5 Or, comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. ◊ 6 Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre. ◊ 7 Alors toutes ces vierges se levèrent et apprêtèrent leurs lampes. ◊ 8 Et les folles dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent. ◊ 9 Mais les prudentes répondirent, disant : [Non], de peur qu’il n’y en ait pas assez pour nous et pour vous ; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes. ◊ 10 Or, comme elles s’en allaient pour en acheter, l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces ; et la porte fut fermée. ◊ 11 Ensuite viennent aussi les autres vierges, disant : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! ◊ 12 Mais lui, répondant, dit : En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas. ◊ 13 Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure.
◊ 14 Car c’est comme un homme qui, s’en allant hors du pays, appela ses propres esclaves et leur remit ses biens. ◊ 15 Et à l’un, il donna cinq talents ; à un autre, deux ; à un autre, un ; à chacun selon sa propre capacité ; et aussitôt il s’en alla hors du pays. ◊ 16 Or celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla et les fit valoir, et acquit cinq autres talents. ◊ 17 De même aussi, celui qui avait reçu les deux, en gagna, lui aussi, deux autres. ◊ 18 Mais celui qui en avait reçu un, s’en alla et creusa dans la terre, et cacha l’argent de son maître. ◊ 19 Et longtemps après, le maître de ces esclaves vient et règle compte avec eux. ◊ 20 Et celui qui avait reçu les cinq talents vint et apporta cinq autres talents, disant : Maître, tu m’as remis cinq talents ; voici, j’ai gagné cinq autres talents par-dessus. ◊ 21 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 22 Et celui qui avait reçu les deux talents vint aussi et dit : Maître, tu m’as remis deux talents ; voici, j’ai gagné deux autres talents par-dessus. ◊ 23 Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. ◊ 24 Et celui qui avait reçu un talent vint aussi et dit : Maître, je te connaissais, que tu es un homme dur, moissonnant où tu n’as pas semé et recueillant où tu n’as pas répandu ; ◊ 25 et, craignant, je m’en suis allé et j’ai caché ton talent dans la terre ; voici, tu as ce qui est à toi. ◊ 26 Et son maître, répondant, lui dit : Méchant et paresseux esclave, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que je recueille où je n’ai pas répandu, ◊ 27 — tu aurais donc dû placer mon argent chez les banquiers, et, quand je serais venu, j’aurais reçu ce qui est à moi avec l’intérêt. ◊ 28 Ôtez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents ; ◊ 29 car à chacun qui a il sera donné, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, cela même qu’il a lui sera ôté. ◊ 30 Et jetez l’esclave inutile dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents.
◊ 31 Or, quand le fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa gloire, ◊ 32 et toutes les nations seront assemblées devant lui ; et il séparera les uns d’avec les autres, comme un berger sépare les brebis d’avec les chèvres ; ◊ 33 et il mettra les brebis à sa droite et les chèvres à sa gauche. ◊ 34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde ; ◊ 35 car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; ◊ 36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais infirme, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus auprès de moi. ◊ 37 Alors les justes lui répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons nourri ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? ◊ 38 Et quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons recueilli ; ou nu, et que nous t’avons vêtu ? ◊ 39 Et quand est-ce que nous t’avons vu infirme, ou en prison, et que nous sommes venus auprès de toi ? ◊ 40 Et le roi, répondant, leur dira : En vérité, je vous dis : En tant que vous l’avez fait à l’un des plus petits de ceux-ci [qui sont] mes frères, vous me l’avez fait à moi. ◊ 41 Alors il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ; ◊ 42 car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; ◊ 43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli ; nu, et vous ne m’avez pas vêtu ; infirme et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ◊ 44 Alors eux aussi répondront, disant : Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou infirme, ou en prison, et que nous ne t’avons pas servi ? ◊ 45 Alors il leur répondra, disant : En vérité, je vous dis : En tant que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, vous ne me l’avez pas fait non plus à moi. ◊ 46 Et ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels, et les justes, dans la vie éternelle.
Matthieu
22 ◊ 1 Et Jésus, répondant, leur parla encore en paraboles, disant : ◊ 2 Le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui fit des noces pour son fils, ◊ 3 et envoya ses esclaves pour convier ceux qui étaient invités aux noces ; et ils ne voulurent pas venir. ◊ 4 Il envoya encore d’autres esclaves, disant : Dites aux conviés : Voici, j’ai apprêté mon dîner ; mes taureaux et mes bêtes grasses sont tués et tout est prêt : venez aux noces. ◊ 5 Mais eux, n’en ayant pas tenu compte, s’en allèrent, l’un à son champ, et un autre à son trafic ; ◊ 6 et les autres, s’étant saisis de ses esclaves, les outragèrent et les tuèrent. ◊ 7 Et le roi, [l’ayant entendu, en] fut irrité ; et ayant envoyé ses troupes, il fit périr ces meurtriers-là et brûla leur ville. ◊ 8 Alors il dit à ses esclaves : Les noces sont prêtes, mais les conviés n’en étaient pas dignes ; ◊ 9 allez donc dans les carrefours des chemins, et autant de gens que vous trouverez, conviez-les aux noces. ◊ 10 Et ces esclaves-là, étant sortis, [s’en allèrent] par les chemins, et assemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, tant mauvais que bons ; et la [salle] des noces fut remplie de gens qui étaient à table. ◊ 11 Et le roi, étant entré pour voir ceux qui étaient à table, aperçut là un homme qui n’était pas vêtu d’une robe de noces. ◊ 12 Et il lui dit : Ami, comment es-tu entré ici, sans avoir une robe de noces ? Et il eut la bouche fermée. ◊ 13 Alors le roi dit aux serviteurs : Liez-le pieds et mains, emportez-le, et jetez-le dans les ténèbres de dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. ◊ 14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
◊ 15 Alors les pharisiens vinrent et tinrent conseil pour l’enlacer dans [ses] paroles. ◊ 16 Et ils lui envoient leurs disciples avec les hérodiens, disant : Maître, nous savons que tu es vrai et que tu enseignes la voie de Dieu en vérité, et que tu ne t’embarrasses de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. ◊ 17 Dis-nous donc, que t’en semble : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? ◊ 18 Et Jésus, connaissant leur méchanceté, dit : Pourquoi me tentez-vous, hypocrites ? ◊ 19 Montrez-moi la monnaie du tribut. Et ils lui apportèrent un denier. ◊ 20 Et il leur dit : De qui est cette image et cette inscription ? ◊ 21 Ils lui disent : De César. Alors il leur dit : Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu. ◊ 22 Et l’ayant entendu, ils furent étonnés ; et le laissant, ils s’en allèrent.
◊ 23 En ce jour-là, des sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, vinrent à lui et l’interrogèrent, ◊ 24 disant : Maître, Moïse dit : Si quelqu’un meurt n’ayant pas d’enfants, son frère épousera sa femme, et suscitera de la postérité à son frère. ◊ 25 Or il y avait parmi nous sept frères ; et le premier s’étant marié, mourut, et n’ayant pas de postérité, il laissa sa femme à son frère ; ◊ 26 de la même manière le second aussi et le troisième, jusqu’au septième ; ◊ 27 et après eux tous, la femme aussi mourut. ◊ 28 Dans la résurrection donc, duquel des sept sera-t-elle la femme, car tous l’ont eue ? ◊ 29 Et Jésus, répondant, leur dit : Vous errez, ne connaissant pas les écritures, ni la puissance de Dieu ; ◊ 30 car, dans la résurrection, on ne se marie ni on n’est donné en mariage, mais on est comme des anges de Dieu dans le ciel. ◊ 31 Et quant à la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce qui vous est dit par Dieu, disant : ◊ 32 « Moi, je suis le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob » ? Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. ◊ 33 Et les foules, ayant entendu [cela], s’étonnèrent de sa doctrine.
◊ 34 Et les pharisiens, ayant ouï dire qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, s’assemblèrent en un même lieu. ◊ 35 Et l’un d’eux, docteur de la loi, l’interrogea pour l’éprouver, disant : ◊ 36 Maître, quel est le grand commandement dans la loi ? ◊ 37 Et il lui dit : « Tu aimeras le *Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée ». ◊ 38 C’est là le grand et premier commandement. ◊ 39 Et le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». ◊ 40 De ces deux commandements dépendent la loi tout entière et les prophètes.
◊ 41 Et les pharisiens étant assemblés, Jésus les interrogea, disant : ◊ 42 Que vous semble-t-il du Christ ? — de qui est-il fils ? Ils lui disent : De David. ◊ 43 Il leur dit : Comment donc David, en Esprit, l’appelle-t-il seigneur, disant : ◊ 44 « Le *Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis sous tes pieds » ? ◊ 45 Si donc David l’appelle seigneur, comment est-il son fils ? ◊ 46 Et personne ne pouvait lui répondre un mot ; et personne, depuis ce jour-là, n’osa plus l’interroger.
Ézéchiel
20 ◊ 1 * Et il arriva, la septième année, au cinquième [mois], le dixième [jour] du mois, que des hommes d’entre les anciens d’Israël vinrent pour consulter l’Éternel ; et ils s’assirent devant moi. ◊ 2 Et la parole de l’Éternel vint à moi, disant : ◊ 3 Fils d’homme, parle aux anciens d’Israël, et dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Êtes-vous venus pour me consulter ? Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je suis consulté par vous ! ◊ 4 Les jugeras-tu, les jugeras-tu, fils d’homme ? Fais-leur connaître les abominations de leurs pères, et dis-leur : ◊ 5 Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Au jour que je choisis Israël, et que je levai ma main à la semence de la maison de Jacob, et que je me fis connaître à eux dans le pays d’Égypte, et que je leur levai ma main, disant : Je suis l’Éternel, votre Dieu, ◊ 6 — en ce jour-là je leur levai ma main de les faire sortir du pays d’Égypte [pour les amener] dans le pays sur lequel j’avais jeté les yeux pour eux, [pays] ruisselant de lait et de miel, qui est un ornement entre tous les pays ; ◊ 7 et je leur dis : Que chacun de vous rejette les abominations que ses yeux regardent, et ne vous rendez pas impurs par les idoles de l’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. ◊ 8 Et ils se rebellèrent contre moi, et ne voulurent pas m’écouter ; aucun d’eux ne rejeta les abominations que ses yeux regardaient, ni ne quitta les idoles de l’Égypte ; et je dis que je verserais ma fureur sur eux, et que je consommerais ma colère sur eux, au milieu du pays d’Égypte. ◊ 9 Mais j’ai agi à cause de mon nom, afin de ne pas le profaner aux yeux des nations au milieu desquelles ils étaient, aux yeux desquelles je m’étais fait connaître à eux, en les faisant sortir du pays d’Égypte.
◊ 10 Et je les fis sortir du pays d’Égypte, et les amenai au désert ; ◊ 11 et je leur donnai mes statuts et leur fis connaître mes ordonnances, — par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra. ◊ 12 Et je leur donnai aussi mes sabbats, pour être un signe entre moi et eux, afin qu’ils connussent que je suis l’Éternel qui les sanctifie. ◊ 13 Et la maison d’Israël se rebella contre moi dans le désert ; ils ne marchèrent pas dans mes statuts, et ils rejetèrent mes ordonnances, — par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra ; et ils profanèrent extrêmement mes sabbats ; et je dis que je verserais sur eux ma fureur dans le désert, pour les consumer. ◊ 14 Mais j’ai agi à cause de mon nom, afin de ne pas le profaner aux yeux des nations sous les yeux desquelles je les avais fait sortir.
◊ 15 Et je leur levai aussi ma main dans le désert, que je ne les amènerais pas dans le pays que je [leur] avais donné, [pays] ruisselant de lait et de miel, qui est un ornement entre tous les pays ; ◊ 16 parce qu’ils avaient rejeté mes ordonnances, et qu’ils n’avaient pas marché dans mes statuts, et qu’ils avaient profané mes sabbats ; car leur cœur marchait après leurs idoles. ◊ 17 Mais mon œil eut compassion d’eux pour ne pas les détruire, et je ne les consumai pas entièrement dans le désert. ◊ 18 Et je dis à leurs fils dans le désert : Ne marchez pas dans les statuts de vos pères, et ne gardez point leurs ordonnances, et ne vous rendez pas impurs par leurs idoles. ◊ 19 Je suis l’Éternel, votre Dieu ; marchez dans mes statuts, et gardez mes ordonnances et pratiquez-les ; ◊ 20 et sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient un signe entre moi et vous, afin que vous connaissiez que je suis l’Éternel, votre Dieu. ◊ 21 Et les fils se rebellèrent contre moi ; ils ne marchèrent pas dans mes statuts et ne gardèrent pas mes ordonnances pour les pratiquer, — par lesquels, s’il les pratique, un homme vivra ; ils profanèrent mes sabbats ; et je dis que je verserais sur eux ma fureur, pour consommer ma colère contre eux dans le désert. ◊ 22 Mais je retirai ma main ; et j’ai agi à cause de mon nom, afin de ne pas le profaner aux yeux des nations sous les yeux desquelles je les avais fait sortir.
◊ 23 Je leur levai aussi ma main dans le désert, que je les disperserais parmi les nations et que je les disséminerais dans les pays, ◊ 24 parce qu’ils ne pratiquaient pas mes ordonnances, et qu’ils rejetaient mes statuts et profanaient mes sabbats, et que leurs yeux étaient après les idoles de leurs pères. ◊ 25 Et moi aussi, je leur donnai des statuts qui n’étaient pas bons et des ordonnances par lesquelles ils ne pouvaient vivre ; ◊ 26 et je les rendis impurs dans leurs dons, en ce qu’ils consacraient tout ce qui ouvrait la matrice, afin que je les misse en désolation, pour qu’ils connussent que je suis l’Éternel. ◊ 27 C’est pourquoi, fils d’homme, parle à la maison d’Israël, et dis-leur : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Encore en ceci vos pères m’ont outragé, en étant infidèles envers moi. ◊ 28 Quand je les introduisis dans le pays touchant lequel j’avais levé ma main de le leur donner, ils ont regardé toute haute colline et tout arbre touffu, et là ils ont offert leurs sacrifices, et là ils ont présenté la provocation de leur offrande, et là ils ont placé leurs parfums agréables, et là ils ont répandu leurs libations. ◊ 29 Et je leur dis : Qu’est-ce que ce haut lieu où vous allez ? et son nom a été appelé Bama, jusqu’à ce jour.
◊ 30 C’est pourquoi, dis à la maison d’Israël : Ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Ne vous rendez-vous pas impurs dans la voie de vos pères, et ne vous prostituez-vous pas après leurs abominations ? ◊ 31 Et quand vous offrez vos dons, en faisant passer vos fils par le feu, vous vous rendez impurs par toutes vos idoles jusqu’à aujourd’hui, — et moi, je serais consulté par vous, maison d’Israël ? Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je suis consulté par vous ! ◊ 32 Et ce qui monte dans votre esprit n’arrivera nullement, en ce que vous dites : Nous serons comme les nations, comme les familles des pays, en servant le bois et la pierre. ◊ 33 Je suis vivant, dit le Seigneur, l’Éternel, si je ne règne sur vous avec une main forte et un bras étendu, et avec effusion de fureur, ◊ 34 et si je ne vous fais sortir d’entre les peuples, et ne vous rassemble hors des pays dans lesquels vous êtes dispersés, avec une main forte et un bras étendu, et avec effusion de fureur, ◊ 35 et si je ne vous introduis dans le désert des peuples, et là n’entre en jugement avec vous face à face ! ◊ 36 Comme je suis entré en jugement avec vos pères dans le désert du pays d’Égypte, ainsi j’entrerai en jugement avec vous, dit le Seigneur, l’Éternel ; ◊ 37 et je vous ferai passer sous la verge, et vous introduirai dans le lien de l’alliance ; ◊ 38 et je séparerai d’entre vous les rebelles et ceux qui se sont révoltés contre moi : je les ferai sortir du pays dans lequel ils séjournent, mais ils n’entreront point dans la terre d’Israël ; et vous saurez que je suis l’Éternel.
◊ 39 Et vous, maison d’Israël ! ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Allez, servez chacun vos idoles, à l’avenir aussi, si aucun de vous ne veut m’écouter ; mais ne profanez plus mon saint nom par vos dons et par vos idoles. ◊ 40 Car en ma montagne sainte, en la haute montagne d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel, là me servira la maison d’Israël tout entière, dans le pays ; là je prendrai plaisir en eux, et là je demanderai vos offrandes élevées et les prémices de vos offrandes, dans toutes vos choses saintes. ◊ 41 Je prendrai plaisir en vous comme en un parfum agréable, quand je vous aurai fait sortir d’entre les peuples, et que je vous aurai rassemblés des pays dans lesquels vous serez dispersés, et que je serai sanctifié en vous aux yeux des nations. ◊ 42 Et vous saurez que je suis l’Éternel, quand je vous aurai fait entrer dans la terre d’Israël, dans le pays touchant lequel j’ai levé ma main de le donner à vos pères. ◊ 43 Et là vous vous souviendrez de vos voies et de toutes vos actions par lesquelles vous vous êtes rendus impurs, et vous aurez horreur de vous-mêmes à cause de toutes vos iniquités, que vous avez commises ; ◊ 44 et vous saurez que je suis l’Éternel, quand j’agirai envers vous à cause de mon nom, non pas selon vos mauvaises voies et selon vos actions corrompues, ô maison d’Israël, dit le Seigneur, l’Éternel.
Apocalypse
20 ◊ 1 Et je vis un ange descendant du ciel, ayant la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. ◊ 2 Et il saisit le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans ; ◊ 3 et il le jeta dans l’abîme, et l’enferma ; et il mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis ; après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.
◊ 4 Et je vis des trônes, et ils étaient assis dessus, et le jugement leur fut donné ; et les âmes de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la parole de Dieu ; et ceux qui n’avaient pas rendu hommage à la bête ni à son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main ; et ils vécurent et régnèrent avec le Christ mille ans : ◊ 5 le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est ici la première résurrection. ◊ 6 Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans.
◊ 7 Et quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délié de sa prison ; ◊ 8 et il sortira pour égarer les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les assembler pour le combat, eux dont le nombre est comme le sable de la mer. ◊ 9 Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée ; et du feu descendit du ciel [de la part de Dieu] et les dévora. ◊ 10 Et le diable qui les avait égarés fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont et la bête et le faux prophète ; et ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles.
◊ 11 Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel ; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux.
◊ 12 Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres. ◊ 13 Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres. ◊ 14 Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu : c’est ici la seconde mort, l’étang de feu. ◊ 15 Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu.
2 Corinthiens
5 ◊ 1 Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux. ◊ 2 Car aussi, dans cette tente, nous gémissons, désirant avec ardeur d’avoir revêtu notre domicile qui est du ciel, ◊ 3 si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus. ◊ 4 Car aussi nous qui sommes dans la tente, nous gémissons, étant chargés ; non pas que nous désirions d’être dépouillés, mais [nous désirons] d’être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie. ◊ 5 Or celui qui nous a formés à cela même, c’est Dieu, qui nous a aussi donné les arrhes de l’Esprit. ◊ 6 Nous avons donc toujours confiance, et nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, ◊ 7 car nous marchons par la foi, non par la vue ; ◊ 8 nous avons, dis-je, de la confiance, et nous aimons mieux être absents du corps et être présents avec le Seigneur. ◊ 9 C’est pourquoi aussi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables ; ◊ 10 car il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses [accomplies] dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal. ◊ 11 Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes, mais nous avons été manifestés à Dieu, et j’espère aussi que nous avons été manifestés dans vos consciences. ◊ 12 Nous ne nous recommandons pas de nouveau à vous, mais nous vous donnons occasion de vous glorifier de nous, afin que vous ayez [de quoi répondre] à ceux qui se glorifient extérieurement et non pas du cœur. ◊ 13 Car si nous sommes hors de nous-mêmes, c’est pour Dieu ; si nous sommes de sens rassis, c’est pour vous. ◊ 14 Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, ◊ 15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. ◊ 16 En sorte que nous, désormais, nous ne connaissons personne selon la chair ; et, si même nous avons connu Christ selon la chair, toutefois maintenant nous ne le connaissons plus [ainsi]. ◊ 17 En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; ◊ 18 et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et qui nous a donné le service de la réconciliation, ◊ 19 savoir, que Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation. ◊ 20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, — Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! ◊ 21 Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.
2 Corinthiens
4 ◊ 1 C’est pourquoi, ayant ce ministère comme ayant obtenu miséricorde, nous ne nous lassons point, ◊ 2 mais nous avons entièrement renoncé aux choses honteuses qui se font en secret, ne marchant point avec ruse et ne falsifiant point la parole de Dieu, mais, par la manifestation de la vérité, nous recommandant nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu : ◊ 3 et si aussi notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, ◊ 4 en lesquels le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu, ne resplendît pas [pour eux]. ◊ 5 Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes, mais [nous prêchons] le christ Jésus comme Seigneur, et nous-mêmes comme vos esclaves pour l’amour de Jésus. ◊ 6 Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.
◊ 7 Mais nous avons ce trésor dans des vases de terre, afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous : ◊ 8 étant dans la tribulation de toute manière, mais non pas réduits à l’étroit ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; ◊ 9 persécutés, mais non pas abandonnés ; abattus, mais ne périssant pas ; ◊ 10 portant toujours partout dans le corps la mort de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre corps. ◊ 11 Car nous qui vivons, nous sommes toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée dans notre chair mortelle. ◊ 12 Ainsi donc la mort opère en nous, mais la vie en vous. ◊ 13 Or, ayant le même esprit de foi, selon ce qui est écrit : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé », nous aussi nous croyons, c’est pourquoi aussi nous parlons : ◊ 14 sachant que celui qui a ressuscité le seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous présentera avec vous. ◊ 15 Car toutes choses sont pour vous, afin que la grâce, abondant par le moyen de plusieurs, multiplie les actions de grâces à la gloire de Dieu.
◊ 16 C’est pourquoi nous ne nous lassons point ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. ◊ 17 Car notre légère tribulation d’un moment, opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, ◊ 18 nos regards n’étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas : car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles.