Les principaux sacrificateurs et les scribes sont les premiers à interroger Jésus ; ils demandent par quelle autorité Il fait ces choses, et quelle est la source de cette autorité. Mais Jésus les interroge Lui-même : « Le baptême de Jean était-il du ciel, ou des hommes ? ». Les scribes étaient sans connaissance dans leurs raisonnements. Ils reconnaissent leur incompétence plutôt que de reconnaître Jésus comme le Messie. Le simple enfant de Dieu reçoit la Parole avec la même certitude avec laquelle Christ la donne : la confiance en la Parole de Dieu est le seul terrain sûr et ferme. Mais comment pouvez-vous avoir cette certitude dont vous parlez ? — Dieu l’a dit : « Il est écrit » ! Si ce que Dieu dit a besoin de preuve, il faut qu’il y ait quelque chose de plus sûr et de plus vrai que Dieu. Serait-ce l’Église peut-être ? — Hélas ! nous savons à quoi nous en tenir sur ce point. Si Dieu ne peut pas parler de manière à revendiquer l’autorité pour ce qu’Il dit, sans qu’il y ait besoin de quelqu’un pour l’accréditer, c’en est fait de la foi, elle n’est plus.
La parabole du cultivateur (v. 9 et suiv. ) nous présente les voies de Dieu à l’égard d’Israël auquel la vigne avait été d’abord louée, et, après que l’héritier a été rejeté, le don que Dieu en fait à d’autres. Mais il y a plus. La pierre rejetée devient la maîtresse pierre du coin. Quiconque tombera sur cette pierre, sera brisé ; mais elle broiera celui sur qui elle tombera. Les péchés passés de Jérusalem nous présentent le premier de ces cas ; pour le second, il faut attendre l’exécution du jugement lors de l’apparition du Seigneur.
Verset 21 . — La question concernant le tribut à payer à César était très subtile. Ceux qui tendaient ce piège au Seigneur usaient pour cela de l’effet de leur propre iniquité. En effet, les Juifs, abstraitement, n’auraient pas dû être asservis aux nations ; de plus le Messie, le Libérateur d’Israël, était venu. Si Lui disait qu’il fallait obéir aux nations, où était Sa puissance libératrice ? S’Il poussait à la rébellion, ils auraient eu un prétexte pour le livrer à Pilate. À cause du péché d’Israël, Dieu a jeté par terre la clef de voûte des nations, et a donné la puissance aux Gentils. Le Juif a été rebelle sous la sentence et a toujours soupiré après la délivrance du joug qui avait été mis sur lui. Mais le Seigneur répond avec une sagesse divine ; Il place les Juifs exactement là où leur péché les avait placés ; les choses de César, il faut les rendre à César, et les choses de Dieu à Dieu.
Après avoir vidé la question touchant ce monde entre Dieu et le peuple, le Seigneur rencontre l’incrédulité sadducéenne touchant le monde à venir (v. 27-38 ). Il montre la place des saints ressuscités en contraste avec le monde. Il met de côté l’idée d’une résurrection générale. Si tous ressuscitent ensemble, il y a incertitude, un jugement commun, etc. ; mais si les saints sont ressuscités à part, parce qu’ils sont « fils de Dieu », laissant le reste des morts derrière eux pour une autre résurrection spéciale, une « résurrection de jugement » (comp. Jean 5, 29 ), tout est changé. La résurrection distingue plus que toute autre chose, et pour toujours. Elle est le grand témoignage rendu à la différence qu’il y a entre les bons et les méchants. Les saints seront ressuscités à cause de l’Esprit de Christ qui habite en eux (Rom. 8 ) ; leur résurrection sera l’application à leurs corps de cette puissance de vie en Christ qui a déjà vivifié leurs âmes : c’est une « résurrection d’entre les morts », comme l’a été celle de Christ. Ils seront « estimés dignes d’avoir part à ce siècle-là », car il est tel, « et à la résurrection d’entre les morts ». « Ils sont semblables aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ». Luc ajoute un caractère que nous ne trouvons pas ailleurs : « car pour lui tous vivent ». Témoignage important qui s’applique à tous les morts, aux méchants comme aux justes, tous morts quant à leurs relations avec les hommes dans le corps ; mais, quant à leurs âmes, vivant encore pour Dieu. L’âme restait toujours en vie devant Lui.
Dans les versets 41 à 44 , Jésus soulève la question : Comment le Fils de David est-Il Seigneur de David ? Les Juifs n’y comprenaient rien. C’était le point auquel se rattachait et tenait le changement dans le système moral tout entier. Jésus avait pris la place d’homme saint, obéissant, dépendant, pèlerin comme d’autres ; et Il avait bu du torrent par le chemin (Ps. 110, 7 ) ; Il s’en allait dans la débonnaireté et la paix, mais vivant par les eaux rafraîchissantes qui venaient de Dieu Son Père. Ainsi s’étant anéanti Lui-même, abaissé Lui-même, Il est maintenant souverainement élevé par Dieu. Le grand principe universel que celui qui s’abaisse sera élevé et que celui qui s’élève sera abaissé, est illustré dans les deux Adam. Le premier Adam, la nature de l’homme, a voulu s’élever pour être « comme Dieu », jusqu’à ce que, dans sa pleine maturité, l’antichrist « s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération » (2 Thess. 2, 3-4 ). Satan tenta l’homme au commencement, l’excitant à devenir comme Dieu ; et à la fin, Dieu enverra aux hommes une énergie d’erreur pour croire au mensonge (2 Thess. 2, 11 ). Satan ne pouvant pas s’élever dans le ciel, cherchera à le faire par la semence de l’homme ; mais la fin sera l’abaissement (És. 14, 12-15 ). Dans le second Adam, nous voyons Celui qui était Dieu s’humiliant Lui-même, s’abaissant, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la plus ignominieuse, et puis nous Le voyons, Lui qui s’humilia, reprenant la place de puissance à la droite de Dieu, mais comme homme aussi bien que comme Dieu. Dieu L’élève souverainement, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou (Phil. 2, 5-11 ). Ayant été obéissant d’un bout à l’autre de Son sentier dans l’humiliation, Il est exalté pour être le Seigneur de David. Il sort ainsi des limites des promesses juives, quoique comme Fils de David Il les possédât assurément. Les Juifs ne comprenaient pas les Écritures et les accomplissaient en ne les comprenant pas. Les voies de Dieu ont suivi leur cours en dépit de tout, manifestant Sa grâce et Sa patience envers l’homme. Dieu avait placé l’homme sur la terre ; Il avait ensuite envoyé la loi, des prophètes, etc., jusqu’à ce que l’homme arrive à la fin en rejetant tout. Dieu met l’homme à l’épreuve, et ensuite Il introduit le nouvel homme qui est l’accomplissement de tous Ses glorieux conseils — le second Adam ; et puis, Il élève le second Adam comme homme céleste à une place céleste, et tout dépend maintenant non de la responsabilité de l’homme, mais de la stabilité de Dieu. La vie, la justice et la gloire descendent du ciel Est-ce la vie qu’il faut ? Dieu donne la vie de Christ en résurrection. Est-ce la justice ? Dieu donne la justice divine. Est-ce un royaume ? C’est le royaume des cieux. Tout descend, non pas simplement de Dieu en grâce, mais de la place que l’homme occupe en gloire, des conseils de Dieu au sujet de l’homme céleste dans la gloire. Dieu L’a d’abord élevé ; et d’où Il L’a placé, la bénédiction descend. L’homme Christ Jésus a pleinement satisfait à toutes les responsabilités de l’homme. C’est la raison de la plénitude de la bénédiction de l’évangile, et aussi de la bénédiction du royaume qui vient. L’évangile est la puissance de Dieu , et le royaume doit être établi dans les cieux . Le Roi s’en est allé dans un pays éloigné, et quand Il reviendra, ce sera afin d’introduire le royaume des cieux . Tous les conseils de Dieu ont maintenant leur centre et leur siège dans les cieux. Ainsi, dans le sens le plus étendu, le centre de tous les plans et de tous les conseils de Dieu, c’est l’élévation de Jésus à la droite de Dieu. Le caractère tout entier, et toute la stabilité et la perfection de notre bénédiction, tirent leur source de Jésus glorifié. Le caractère de cette bénédiction est céleste ; elle tire sa stabilité de ce que Dieu a fait ; et la justice, qui me rend capable d’y avoir part, est la justice de Dieu .
L’Esprit de Dieu, le Saint Esprit, est venu pour rendre témoignage de Christ, sur qui la paix de l’âme repose ; elle repose sur la justice accomplie de Celui qui a été élevé dans la gloire. L’office du Saint Esprit est d’agir au-dedans de nous, et de nous manifester ce que Dieu est , ici-bas. Et nous jouissons de tout cela comme résultat de ce que Christ a fait en introduisant les promesses comme le Seigneur de David , au lieu de les accomplir comme le Fils de David.
Remarquez la beauté et la bénédiction morale de ce principe général : « Celui qui s’abaisse sera élevé ». Christ s’abaissa Lui-même ; Il ne fut pas humilié, Il s’humilia Lui-même, ce qui est tout autre chose. « Celui qui s’abaisse sera élevé ». Voilà ce que nous avons à faire : prendre la dernière place. Nous ne pouvons pas faire ainsi avant que nous soyons chrétiens, mais c’est notre gloire de prendre la place la plus basse, et d’entendre Christ nous dire : « Monte plus haut ». Il nous a laissé un modèle, afin que nous suivions Ses traces (1 Pier. 2, 21 ). Le Seigneur Jésus a été rejeté comme Fils de David ; Il reviendra comme Seigneur de David.
Or dans l’intervalle, pendant qu’Il est ainsi caché, nous voyons la place de l’Église. Nous sommes cachés « avec Christ en Dieu » , et notre part est d’être unis à Lui pendant qu’Il est caché à nos yeux. Le Saint Esprit étant descendu nous donne une place et une part avec Lui dans toute la béatitude de la maison du Père, et dans toute la gloire qui doit être révélée bientôt.
La place d’Ève était d’être unie à Adam dans la domination que Dieu lui avait donnée sur toutes choses (Gen. 1, 26-28 ; 5, 2 ). L’Église aussi, dans la manifestation de la gloire de Christ, n’apparaît que comme l’Épouse et la compagne de Christ par grâce, jamais comme une partie de l’héritage. Envisagés même individuellement, nous sommes « cohéritiers de Christ » (Rom. 8, 17 ; comp. Gal. 4, 7 ). Il est de la plus haute importance pour les saints, dans ces derniers jours, de saisir la place particulière qui nous appartient comme étant un avec Christ, l’homme céleste.
Genèse
1 ◊ 1 Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.
◊ 2 Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l’abîme. Et l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux.
◊ 3 Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut. ◊ 4 Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres. ◊ 5 Et Dieu appela la lumière Jour ; et les ténèbres, il les appela Nuit. Et il y eut soir, et il y eut matin : — premier jour.
◊ 6 Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. ◊ 7 Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. ◊ 8 Et Dieu appela l’étendue Cieux. Et il y eut soir, et il y eut matin : — second jour.
◊ 9 Et Dieu dit : Que les eaux [qui sont] au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. ◊ 10 Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 11 Et Dieu dit : Que la terre produise l’herbe, la plante portant de la semence, l’arbre fruitier produisant du fruit selon son espèce, ayant sa semence en soi sur la terre. Et il fut ainsi. ◊ 12 Et la terre produisit l’herbe, la plante portant de la semence selon son espèce, et l’arbre produisant du fruit ayant sa semence en soi selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 13 Et il y eut soir, et il y eut matin : — troisième jour.
◊ 14 Et Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit, et qu’ils soient pour signes et pour saisons [déterminées] et pour jours et pour années ; ◊ 15 et qu’ils soient pour luminaires dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre. Et il fut ainsi. ◊ 16 Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles. ◊ 17 Et Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre, ◊ 18 et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 19 Et il y eut soir, et il y eut matin : — quatrième jour.
◊ 20 Et Dieu dit : Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux. ◊ 21 Et Dieu créa les grands animaux des eaux, et tout être vivant qui se meut, dont les eaux fourmillent, selon leurs espèces, et tout oiseau ailé selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. ◊ 22 Et Dieu les bénit, disant : Fructifiez, et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que l’oiseau multiplie sur la terre. ◊ 23 Et il y eut soir, et il y eut matin : — cinquième jour.
◊ 24 Et Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, le bétail, et [tout] ce qui rampe, et les bêtes de la terre selon leur espèce. Et il fut ainsi. ◊ 25 Et Dieu fit les bêtes de la terre selon leur espèce, et le bétail selon son espèce, et tout reptile du sol selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
◊ 26 Et Dieu dit : Faisons [l’]homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout [animal] rampant qui rampe sur la terre. ◊ 27 Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle.
◊ 28 Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre. ◊ 29 Et Dieu dit : Voici, je vous ai donné toute plante portant semence, qui est sur la face de toute la terre, et tout arbre dans lequel il y a un fruit d’arbre, portant semence ; [cela] vous sera pour nourriture ; ◊ 30 et à tout animal de la terre, et à tout oiseau des cieux, et à tout ce qui rampe sur la terre, qui a en soi une âme vivante, [j’ai donné] toute plante verte pour nourriture. Et il fut ainsi.
◊ 31 Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon. Et il y eut soir, et il y eut matin : — le sixième jour.
Philippiens
2 ◊ 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, ◊ 2 rendez ma joie accomplie [en ceci] que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. ◊ 3 [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, ◊ 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. ◊ 5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, ◊ 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, ◊ 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; ◊ 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. ◊ 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, ◊ 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, ◊ 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
◊ 12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : ◊ 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. ◊ 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, ◊ 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, ◊ 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, [en témoignage] que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. ◊ 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. ◊ 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.
◊ 19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; ◊ 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment [avec moi] pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne ; ◊ 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. ◊ 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, [savoir] qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père. ◊ 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. ◊ 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai [vous voir] bientôt ; ◊ 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. ◊ 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; ◊ 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. ◊ 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. ◊ 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; ◊ 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.
Genèse
5 ◊ 1 * C’est ici le livre des générations d’Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. ◊ 2 Il les créa mâle et femelle, et les bénit ; et il appela leur nom Adam, au jour qu’ils furent créés.
◊ 3 Et Adam vécut cent trente ans, et engendra [un fils] à sa ressemblance, selon son image, et appela son nom Seth. ◊ 4 Et les jours d’Adam, après qu’il eut engendré Seth, furent huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 5 Et tous les jours qu’Adam vécut furent neuf cent trente ans ; et il mourut.
◊ 6 Et Seth vécut cent cinq ans, et engendra Énosh. ◊ 7 Et Seth, après qu’il eut engendré Énosh, vécut huit cent sept ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 8 Et tous les jours de Seth furent neuf cent douze ans ; et il mourut.
◊ 9 Et Énosh vécut quatre-vingt-dix ans, et engendra Kénan. ◊ 10 Et Énosh, après qu’il eut engendré Kénan, vécut huit cent quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 11 Et tous les jours d’Énosh furent neuf cent cinq ans ; et il mourut.
◊ 12 Et Kénan vécut soixante-dix ans, et engendra Mahalaleël. ◊ 13 Et Kénan, après qu’il eut engendré Mahalaleël, vécut huit cent quarante ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 14 Et tous les jours de Kénan furent neuf cent dix ans ; et il mourut.
◊ 15 Et Mahalaleël vécut soixante-cinq ans, et engendra Jéred. ◊ 16 Et Mahalaleël, après qu’il eut engendré Jéred, vécut huit cent trente ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 17 Et tous les jours de Mahalaleël furent huit cent quatre-vingt-quinze ans ; et il mourut.
◊ 18 Et Jéred vécut cent soixante-deux ans, et engendra Hénoc. ◊ 19 Et Jéred, après qu’il eut engendré Hénoc, vécut huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 20 Et tous les jours de Jéred furent neuf cent soixante-deux ans ; et il mourut.
◊ 21 Et Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Methushélah. ◊ 22 Et Hénoc, après qu’il eut engendré Methushélah, marcha avec Dieu trois cents ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 23 Et tous les jours de Hénoc furent trois cent soixante-cinq ans. ◊ 24 Et Hénoc marcha avec Dieu ; et il ne fut plus, car Dieu le prit.
◊ 25 Et Methushélah vécut cent quatre-vingt-sept ans, et engendra Lémec. ◊ 26 Et Methushélah, après qu’il eut engendré Lémec, vécut sept cent quatre-vingt-deux ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 27 Et tous les jours de Methushélah furent neuf cent soixante-neuf ans ; et il mourut.
◊ 28 Et Lémec vécut cent quatre-vingt-deux ans, et engendra un fils ; ◊ 29 et il appela son nom Noé, disant : Celui-ci nous consolera à l’égard de notre ouvrage et du travail de nos mains, à cause du sol que l’Éternel a maudit. ◊ 30 Et Lémec, après qu’il eut engendré Noé, vécut cinq cent quatre-vingt-quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. ◊ 31 Et tous les jours de Lémec furent sept cent soixante-dix-sept ans ; et il mourut.
◊ 32 Et Noé était âgé de cinq cents ans, et Noé engendra Sem, Cham, et Japheth.
Jean
5 ◊ 1 Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. ◊ 2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, ◊ 3 dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, [attendant le mouvement de l’eau. ◊ 4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris]. ◊ 5 Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. ◊ 6 Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? ◊ 7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi. ◊ 8 Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche. ◊ 9 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là. ◊ 10 Les Juifs donc dirent à celui qui avait été guéri : C’est [un jour de] sabbat ; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit. ◊ 11 Il leur répondit : Celui qui m’a guéri, celui-là m’a dit : Prends ton petit lit, et marche. ◊ 12 Ils lui demandèrent donc : Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton petit lit, et marche ? ◊ 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant dans ce lieu. ◊ 14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit : Voici, tu es guéri ; ne pèche plus, de peur que pis ne t’arrive. ◊ 15 L’homme s’en alla et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. ◊ 16 Et à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. ◊ 17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille. ◊ 18 À cause de cela donc les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non seulement il violait le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se faisant égal à Dieu. ◊ 19 Jésus donc répondit et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. ◊ 20 Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l’admiration. ◊ 21 Car comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut ; ◊ 22 car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils ; ◊ 23 afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé. ◊ 24 En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie. ◊ 25 En vérité, en vérité, je vous dis que l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. ◊ 26 Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même ; ◊ 27 et il lui a donné autorité de juger aussi, parce qu’il est fils de l’homme. ◊ 28 Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; ◊ 29 et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. ◊ 30 Je ne puis rien faire, moi, de moi-même ; je juge selon ce que j’entends, et mon jugement est juste ; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. ◊ 31 Si moi je rends témoignage de moi-même, mon témoignage n’est pas vrai. ◊ 32 C’est un autre qui rend témoignage de moi ; et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai. ◊ 33 Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité ; ◊ 34 mais moi, je ne reçois pas témoignage de l’homme, mais je dis ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. ◊ 35 Celui-là était la lampe ardente et brillante ; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps à sa lumière ; ◊ 36 mais moi, j’ai un témoignage plus grand que celui de Jean ; car les œuvres que le Père m’a données pour les accomplir, ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m’a envoyé. ◊ 37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage de moi. Jamais vous n’avez entendu sa voix, ni vu sa figure ; ◊ 38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous ; car celui-là que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. ◊ 39 Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi : ◊ 40 — et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. ◊ 41 Je ne reçois pas de gloire des hommes ; ◊ 42 mais je vous connais, [et je sais] que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. ◊ 43 Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez. ◊ 44 Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas la gloire qui [vient] de Dieu seul ? ◊ 45 Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père ; il y en a un qui vous accuse, Moïse en qui vous espérez. ◊ 46 Car si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; car lui a écrit de moi. ◊ 47 Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ?
Romains
8 ◊ 1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ; ◊ 2 car la loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort ; ◊ 3 car ce qui était impossible à la loi, en ce qu’elle était faible par la chair, Dieu, ayant envoyé son propre Fils en ressemblance de chair de péché, et pour [le] péché, a condamné le péché dans la chair, ◊ 4 afin que la juste exigence de la loi fût accomplie en nous, qui ne marchons pas selon [la] chair, mais selon [l’]Esprit. ◊ 5 Car ceux qui sont selon [la] chair ont leurs pensées aux choses de la chair ; mais ceux qui sont selon [l’]Esprit, aux choses de l’Esprit ; ◊ 6 car la pensée de la chair est [la] mort ; mais la pensée de l’Esprit, vie et paix ; ◊ 7 — parce que la pensée de la chair est inimitié contre Dieu, car elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, car aussi elle ne le peut pas. ◊ 8 Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. ◊ 9 Or vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui. ◊ 10 Mais si Christ est en vous, le corps est bien mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de [la] justice. ◊ 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera vos corps mortels aussi, à cause de son Esprit qui habite en vous.
◊ 12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, non pas à la chair pour vivre selon [la] chair ; ◊ 13 car si vous vivez selon [la] chair, vous mourrez ; mais si par [l’]Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. ◊ 14 Car tous ceux qui sont conduits par [l’]Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. ◊ 15 Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu [l’]Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! ◊ 16 L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu ; ◊ 17 et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui.
◊ 18 Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. ◊ 19 Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. ◊ 20 Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), ◊ 21 dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour [jouir de] la liberté de la gloire des enfants de Dieu. ◊ 22 Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant ; ◊ 23 et non seulement [elle], mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. ◊ 24 Car nous avons été sauvés en espérance : or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance ; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il ? ◊ 25 Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. ◊ 26 De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité ; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient ; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; ◊ 27 — et celui qui sonde les cœurs sait quelle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu ; ◊ 28 — mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] propos. ◊ 29 Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. ◊ 30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
◊ 31 Que dirons-nous donc à ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ◊ 32 Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? ◊ 33 Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? — C’est Dieu qui justifie ; ◊ 34 qui est celui qui condamne ? — C’est Christ qui est mort, mais plutôt qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ; ◊ 35 qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, ou détresse, ou persécution, ou famine, ou nudité, ou péril, ou épée ? ◊ 36 Selon qu’il est écrit : « Pour l’amour de toi, nous sommes mis à mort tout le jour ; nous avons été estimés comme des brebis de tuerie ». ◊ 37 Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. ◊ 38 Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ◊ 39 ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le christ Jésus, notre Seigneur.
Ésaïe
14 ◊ 1 Car l’Éternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre ; et l’étranger se joindra à eux, et sera ajouté à la maison de Jacob. ◊ 2 Et les peuples les prendront et les feront venir en leur lieu, et la maison d’Israël les possédera, sur la terre de l’Éternel, pour serviteurs et pour servantes : et ils mèneront captifs ceux qui les tenaient captifs, et ils domineront sur leurs oppresseurs.
◊ 3 Et il arrivera, au jour où l’Éternel te donnera du repos de ton labeur et de ton trouble et du dur service auquel on t’a asservi, ◊ 4 que tu prononceras ce cantique sentencieux sur le roi de Babylone, et tu diras : Comment l’oppresseur a-t-il cessé ? comment l’exactrice a-t-elle cessé ? ◊ 5 L’Éternel a brisé le bâton des méchants, le sceptre des dominateurs. ◊ 6 Celui qui, dans sa fureur, frappait de coups les peuples, sans relâche, dominant les nations dans sa colère, est poursuivi sans trêve. ◊ 7 Toute la terre est en repos [et] tranquille ; elle éclate en chants de triomphe. ◊ 8 Les cyprès aussi se réjouissent de toi, les cèdres du Liban : Depuis que tu es tombé, l’abatteur n’est plus monté contre nous ! ◊ 9 — Le shéol d’en bas s’émeut pour toi, te rencontrant à ta venue, réveillant pour toi les trépassés, tous les boucs de la terre, faisant lever de leurs trônes tous les rois des nations. ◊ 10 Tous, ils prendront la parole et te diront : Toi aussi, tu as été rendu faible, comme nous ; tu es devenu semblable à nous. ◊ 11 — Ton orgueil est descendu dans le shéol, le son de tes luths. Les vers sont étendus sous toi, et les larves sont ta couverture.
◊ 12 Comment es-tu tombé des cieux, astre brillant, fils de l’aurore ? Tu es abattu jusqu’à terre, toi qui subjuguais les nations ! ◊ 13 Et toi, tu as dit dans ton cœur : Je monterai aux cieux, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de *Dieu, et je m’assiérai sur la montagne de l’assignation, au fond du nord. ◊ 14 Je monterai sur les hauteurs des nues, je serai semblable au Très-haut. ◊ 15 Toutefois, on t’a fait descendre dans le shéol, au fond de la fosse. ◊ 16 Ceux qui te voient fixent leurs regards sur toi, ils te considèrent, [disant] : Est-ce ici l’homme qui a fait trembler la terre, qui ébranlait les royaumes, ◊ 17 qui a fait du monde un désert, et qui ruinait ses villes ? Ses prisonniers, il ne les renvoyait pas chez eux. ◊ 18 — Tous les rois des nations, eux tous, reposent dans leur gloire, chacun dans sa maison ; ◊ 19 mais toi, tu as été jeté hors de ton sépulcre comme une branche qui fait horreur, recouvert de tués, percés par l’épée, descendus jusqu’aux pierres d’une fosse,… comme un cadavre foulé aux pieds. ◊ 20 Tu ne seras pas réuni avec eux dans le sépulcre ; car tu as ruiné ton pays, tu as tué ton peuple. De la race des méchants il ne sera jamais fait mention.
◊ 21 Préparez la tuerie pour ses fils, à cause de l’iniquité de leurs pères ; qu’ils ne se lèvent pas, ni ne possèdent la terre, ni ne remplissent de villes la face du monde ! ◊ 22 Je me lèverai contre eux, dit l’Éternel des armées, et je retrancherai de Babylone le nom et le reste, enfants et postérité, dit l’Éternel ; ◊ 23 et j’en ferai une possession du butor, et des mares d’eau ; et je la balayerai avec le balai de la destruction, dit l’Éternel des armées.
◊ 24 L’Éternel des armées a juré, disant : Pour certain, comme j’ai pensé, ainsi il arrivera, et, comme j’ai pris conseil, la chose s’accomplira, ◊ 25 de briser l’Assyrien dans mon pays ; et je le foulerai aux pieds sur mes montagnes ; et son joug sera ôté de dessus eux, et son fardeau sera ôté de dessus leurs épaules. ◊ 26 C’est là le conseil qui est arrêté contre toute la terre, et c’est là la main qui est étendue sur toutes les nations. ◊ 27 Car l’Éternel des armées a pris [ce] conseil, et qui l’annulera ? Et sa main est étendue, et qui la [lui] fera retirer ?
◊ 28 * L’année de la mort du roi Achaz, fut [prononcé] cet oracle :
◊ 29 Ne te réjouis pas, Philistie tout entière, de ce que la verge qui t’a frappée est brisée ; car de la racine du serpent sortira une vipère, et son fruit sera un serpent brûlant qui vole ; ◊ 30 et les premiers-nés des misérables paîtront, et les pauvres se coucheront en assurance ; mais je ferai mourir de faim ta racine, et tes restes, on les tuera. ◊ 31 Hurle, porte ! Ville, pousse des cris ! Sois dissoute, Philistie tout entière ! car une fumée vient du nord, et nul ne reste à l’écart dans ses rassemblements de troupes. ◊ 32 Et que répondra-t-on aux messagers des nations ? Que l’Éternel a fondé Sion, et que les pauvres de son peuple y trouvent un refuge.
Psaumes
De David. Psaume.
110 ◊ 1 L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds.
◊ 2 * L’Éternel enverra de Sion la verge de ta force : Domine au milieu de tes ennemis !
◊ 3 Ton peuple sera [un peuple] de franche volonté, au jour de ta puissance, en sainte magnificence. Du sein de l’aurore te [viendra] la rosée de ta jeunesse.
◊ 4 L’Éternel a juré, et il ne se repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédec.
◊ 5 * Le Seigneur, à ta droite, brisera les rois au jour de sa colère.
◊ 6 Il jugera parmi les nations, il remplira [tout] de corps morts, il brisera le chef d’un grand pays.
◊ 7 Il boira du torrent dans le chemin, c’est pourquoi il lèvera haut la tête.
1 Pierre
2 ◊ 1 Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie, et toutes médisances, ◊ 2 désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut, ◊ 3 si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; ◊ 4 duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, ◊ 5 vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. ◊ 6 Parce qu’on trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus ». ◊ 7 C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin », ◊ 8 « et une pierre d’achoppement et un rocher de chute », lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants, à quoi aussi ils ont été destinés. ◊ 9 Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; ◊ 10 vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, mais qui maintenant avez obtenu miséricorde.
◊ 11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles font la guerre à l’âme, ◊ 12 ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent.
◊ 13 Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, ◊ 14 soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; ◊ 15 car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens, ◊ 16 comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. ◊ 17 Honorez tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.
◊ 18 Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; ◊ 19 car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. ◊ 20 Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu, ◊ 21 car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, ◊ 22 « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » ; ◊ 23 qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement ; ◊ 24 qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés, nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure duquel vous avez été guéris » ; ◊ 25 car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
Galates
4 ◊ 1 Or je dis qu’aussi longtemps que l’héritier est en bas âge, il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit seigneur de tout ; ◊ 2 mais il est sous des tuteurs et des curateurs jusqu’à l’époque fixée par le père. ◊ 3 Ainsi aussi nous, lorsque nous étions en bas âge, nous étions asservis sous les éléments du monde ; ◊ 4 mais, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous [la] loi, ◊ 5 afin qu’il rachetât ceux [qui étaient] sous [la] loi, afin que nous reçussions l’adoption. ◊ 6 Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : Abba, Père : ◊ 7 de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu. ◊ 8 Mais alors, ne connaissant pas Dieu, vous étiez asservis à ceux qui, par [leur] nature, ne sont pas dieux : ◊ 9 mais maintenant, ayant connu Dieu, mais plutôt ayant été connus de Dieu, comment retournez-vous de nouveau aux faibles et misérables éléments auxquels vous voulez encore derechef être asservis ? ◊ 10 Vous observez des jours, et des mois, et des temps, et des années. ◊ 11 Je crains, quant à vous, que peut-être je n’aie travaillé en vain pour vous.
◊ 12 Soyez comme moi, car moi aussi [je suis] comme vous, frères ; je vous en prie. Vous ne m’avez fait aucun tort ; ◊ 13 — et vous savez que dans l’infirmité de la chair je vous ai évangélisé au commencement ; ◊ 14 et vous n’avez point méprisé, ni rejeté avec dégoût ma tentation qui était en ma chair ; mais vous m’avez reçu comme un ange de Dieu, comme le christ Jésus. ◊ 15 Quel était donc votre bonheur ? Car je vous rends témoignage que, si cela eût été possible, arrachant vos propres yeux, vous me les eussiez donnés. ◊ 16 Je suis donc devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? ◊ 17 Ils ne sont pas zélés à votre égard comme il faut, mais ils veulent vous exclure, afin que vous soyez zélés à leur égard. ◊ 18 Mais il est bon d’être toujours zélé pour le bien, et de ne pas l’être seulement quand je suis présent avec vous.
◊ 19 Mes enfants, pour l’enfantement desquels je travaille de nouveau jusqu’à ce que Christ ait été formé en vous, ◊ 20 oui, je voudrais être maintenant auprès de vous et changer de langage, car je suis en perplexité à votre sujet.
◊ 21 Dites-moi, vous qui voulez être sous [la] loi, n’écoutez-vous pas la loi ? ◊ 22 Car il est écrit qu’Abraham a eu deux fils, l’un de la servante, et l’autre de la femme libre. ◊ 23 Mais celui qui [naquit] de la servante naquit selon la chair, et celui qui [naquit] de la femme libre [naquit] par la promesse. ◊ 24 Ces choses doivent être prises dans un sens allégorique : car ce sont deux alliances, l’une du mont Sina, enfantant pour la servitude, et c’est Agar. ◊ 25 Car « Agar » est le mont Sina, en Arabie, et correspond à la Jérusalem de maintenant, car elle est dans la servitude avec ses enfants. ◊ 26 Mais la Jérusalem d’en haut est la femme libre qui est notre mère. ◊ 27 Car il est écrit : « Réjouis-toi, stérile qui n’enfantes point ; éclate [de joie] et pousse des cris, toi qui n’es point en travail d’enfant ; car les enfants de la délaissée sont plus nombreux que [les enfants] de celle qui a un mari ». ◊ 28 Or vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de promesse. ◊ 29 Mais, comme alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui [était né] selon l’Esprit, [il en est] de même aussi maintenant. ◊ 30 Mais que dit l’écriture ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre ». ◊ 31 Ainsi, frères, nous ne sommes pas enfants de [la] servante, mais de la femme libre.
Colossiens
3 ◊ 1 Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; ◊ 2 pensez aux choses qui sont en haut, non pas à celles qui sont sur la terre ; ◊ 3 car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. ◊ 4 Quand le Christ qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi, vous serez manifestés avec lui en gloire.
◊ 5 Mortifiez donc vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, les affections déréglées, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est de l’idolâtrie ; ◊ 6 à cause desquelles la colère de Dieu vient sur les fils de la désobéissance ; ◊ 7 parmi lesquels vous aussi vous avez marché autrefois, quand vous viviez dans ces choses.
◊ 8 Mais maintenant, renoncez, vous aussi, à toutes ces choses : colère, courroux, malice, injures, paroles honteuses venant de votre bouche. ◊ 9 Ne mentez point l’un à l’autre, ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions ◊ 10 et ayant revêtu le nouvel [homme] qui est renouvelé en connaissance, selon [l’]image de celui qui l’a créé, ◊ 11 où il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais où Christ est tout et en tous.
◊ 12 Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de longanimité, ◊ 13 vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme aussi le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même. ◊ 14 Et par-dessus toutes ces choses, [revêtez-vous] de l’amour, qui est le lien de la perfection. ◊ 15 Et que la paix du Christ, à laquelle aussi vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants.
◊ 16 Que la parole du Christ habite en vous richement, — en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce. ◊ 17 Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, [faites] tout au nom du seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père.
◊ 18 Femmes, soyez soumises à vos maris, comme il convient dans le Seigneur. ◊ 19 Maris, aimez vos femmes et ne vous aigrissez pas contre elles. ◊ 20 Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur. ◊ 21 Pères, n’irritez pas vos enfants, afin qu’ils ne soient pas découragés. ◊ 22 Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair, ne servant pas sous leurs yeux seulement, comme voulant plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, craignant le Seigneur. ◊ 23 Quoi que vous fassiez, faites-[le] de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, ◊ 24 sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage : vous servez le seigneur Christ. ◊ 25 Car celui qui agit injustement, recevra ce qu’il aura fait injustement ; et il n’y a pas d’acception de personnes.
2 Thessaloniciens
2 ◊ 1 Or nous vous prions, frères, par la venue de notre seigneur Jésus Christ et par notre rassemblement auprès de lui, ◊ 2 de ne pas vous laisser promptement bouleverser dans vos pensées, ni troubler, ni par esprit, ni par parole, ni par lettre, comme [si c’était] par nous, comme si le jour du Seigneur était là. ◊ 3 Que personne ne vous séduise en aucune manière, car [ce jour-là ne viendra pas] que l’apostasie ne soit arrivée auparavant et que l’homme de péché n’ait été révélé, le fils de perdition, ◊ 4 qui s’oppose et s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération, en sorte que lui-même s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu. ◊ 5 Ne vous souvenez-vous pas que, quand j’étais encore auprès de vous, je vous disais ces choses ? ◊ 6 Et maintenant vous savez ce qui retient pour qu’il soit révélé en son propre temps. ◊ 7 Car le mystère d’iniquité opère déjà ; seulement celui qui retient maintenant, [le fera] jusqu’à ce qu’il soit loin. ◊ 8 Et alors sera révélé l’inique, que le seigneur Jésus consumera par le souffle de sa bouche et qu’il anéantira par l’apparition de sa venue ; ◊ 9 duquel la venue est selon l’opération de Satan, en toute sorte de miracles et signes et prodiges de mensonge, ◊ 10 et en toute séduction d’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. ◊ 11 Et à cause de cela, Dieu leur envoie une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge, ◊ 12 afin que tous ceux-là soient jugés qui n’ont pas cru la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice.
◊ 13 Mais nous, nous devons toujours rendre grâces à Dieu pour vous, frères aimés du Seigneur, de ce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, dans la sainteté de l’Esprit et la foi de la vérité, ◊ 14 à quoi il vous a appelés par notre évangile, pour que vous obteniez la gloire de notre seigneur Jésus Christ. ◊ 15 Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les enseignements que vous avez appris soit par parole, soit par notre lettre. ◊ 16 Or notre seigneur Jésus Christ lui-même, et notre Dieu et Père, qui nous a aimés et [nous] a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce, ◊ 17 veuille consoler vos cœurs et [vous] affermir en toute bonne œuvre et en toute bonne parole.
Luc
20 ◊ 1 Et il arriva, l’un de ces jours, comme il enseignait le peuple dans le temple et évangélisait, que les principaux sacrificateurs et les scribes survinrent avec les anciens. ◊ 2 Et ils lui parlèrent, disant : Dis-nous par quelle autorité tu fais ces choses, ou qui est celui qui t’a donné cette autorité ? ◊ 3 Et répondant, il leur dit : Je vous demanderai, moi aussi, une chose, et dites-moi : ◊ 4 Le baptême de Jean était-il du ciel, ou des hommes ? ◊ 5 Et ils raisonnèrent entre eux, disant : Si nous disons : Du ciel, il dira : Pourquoi ne l’avez-vous pas cru ? ◊ 6 Et si nous disons : Des hommes, tout le peuple nous lapidera, car il est persuadé que Jean était un prophète. ◊ 7 Et ils répondirent qu’ils ne savaient pas d’où [il était]. ◊ 8 Et Jésus leur dit : Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais ces choses.
◊ 9 Et il se mit à dire au peuple cette parabole : Un homme planta une vigne, et la loua à des cultivateurs, et s’en alla hors du pays pour longtemps. ◊ 10 Et en la saison, il envoya un esclave aux cultivateurs, afin qu’ils lui donnassent du fruit de la vigne ; mais les cultivateurs, l’ayant battu, le renvoyèrent à vide. ◊ 11 Et il envoya encore un autre esclave ; mais l’ayant battu lui aussi, et l’ayant traité ignominieusement, ils le renvoyèrent à vide. ◊ 12 Et il en envoya encore un troisième ; mais ils blessèrent aussi celui-ci, et le jetèrent dehors. ◊ 13 Et le maître de la vigne dit : Que ferai-je ? J’enverrai mon fils bien-aimé ; peut-être que, quand ils verront celui-ci, ils le respecteront. ◊ 14 Mais quand les cultivateurs le virent, ils raisonnèrent entre eux, disant : Celui-ci est l’héritier, tuons-le, afin que l’héritage soit à nous. ◊ 15 Et l’ayant jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. Que leur fera donc le maître de la vigne ? ◊ 16 Il viendra et fera périr ces cultivateurs, et donnera la vigne à d’autres. Et l’ayant entendu, ils dirent : Qu’ainsi n’advienne ! ◊ 17 Et lui, les regardant, dit : Qu’est-ce donc que ceci qui est écrit : « La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin » ? ◊ 18 Quiconque tombera sur cette pierre, sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera.
◊ 19 Et les principaux sacrificateurs et les scribes cherchèrent, en cette heure même, à mettre les mains sur lui ; et ils craignaient le peuple, car ils connurent qu’il avait dit cette parabole contre eux.
◊ 20 Et l’observant, ils envoyèrent des agents secrets, qui feignaient d’être justes, pour le surprendre en [quelque] parole, de manière à le livrer au magistrat et au pouvoir du gouverneur. ◊ 21 Et ils l’interrogèrent, disant : Maître, nous savons que tu dis et que tu enseignes justement, et que tu n’as point égard à l’apparence des personnes, mais que tu enseignes la voie de Dieu avec vérité. ◊ 22 Nous est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? ◊ 23 Et s’apercevant de leur perfidie, il leur dit : Pourquoi me tentez-vous ? ◊ 24 Montrez-moi un denier ; de qui a-t-il l’image et l’inscription ? Et répondant, ils dirent : De César. ◊ 25 Et il leur dit : Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu. ◊ 26 Et ils ne pouvaient le surprendre dans ses paroles devant le peuple ; et étonnés de sa réponse, ils se turent.
◊ 27 Et quelques-uns des sadducéens, qui nient qu’il y ait une résurrection, s’approchèrent, et l’interrogèrent, disant : ◊ 28 Maître, Moïse nous a écrit, que si le frère de quelqu’un meurt, ayant une femme, et qu’il meure sans enfants, son frère prenne la femme et suscite de la postérité à son frère. ◊ 29 Il y avait donc sept frères ; et le premier, ayant pris une femme, mourut sans enfants ; ◊ 30 et le second [prit la femme, et celui-ci aussi mourut sans enfants] ; ◊ 31 et le troisième la prit, et de même aussi les sept : ils ne laissèrent pas d’enfants et moururent ; ◊ 32 et après eux tous la femme aussi mourut. ◊ 33 Dans la résurrection donc, duquel d’entre eux sera-t-elle la femme, car les sept l’ont eue pour femme ? ◊ 34 Et Jésus leur dit : Les fils de ce siècle se marient et sont donnés en mariage ; ◊ 35 mais ceux qui seront estimés dignes d’avoir part à ce siècle-là et à la résurrection d’entre les morts, ne se marient ni ne sont donnés en mariage, ◊ 36 car aussi ils ne peuvent plus mourir ; car ils sont semblables aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection. ◊ 37 Or que les morts ressuscitent, Moïse même l’a montré, au [titre] : « Du buisson », quand il appelle le *Seigneur : le Dieu d’Abraham, et le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. ◊ 38 Or il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous vivent. ◊ 39 Et quelques-uns des scribes, répondant, dirent : Maître, tu as bien dit. ◊ 40 Et ils n’osèrent plus l’interroger sur rien.
◊ 41 Et il leur dit : Comment dit-on que le Christ est fils de David ? ◊ 42 Et David lui-même dit, dans le livre des Psaumes : « Le *Seigneur a dit à mon seigneur : Assieds-toi à ma droite, ◊ 43 jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour marchepied de tes pieds ». ◊ 44 David donc l’appelle seigneur ; et comment est-il son fils ?
◊ 45 Et comme tout le peuple écoutait, il dit à ses disciples : ◊ 46 Soyez en garde contre les scribes, qui se plaisent à se promener en longues robes, et qui aiment les salutations dans les places publiques, et les premiers sièges dans les synagogues, et les premières places dans les repas ; ◊ 47 qui dévorent les maisons des veuves, et pour prétexte font de longues prières ; — ceux-ci recevront une sentence plus sévère.