Chapitre 4

Le Seigneur ayant pris la place de serviteur au milieu des « excellents » d’Israël, le ciel s’était ouvert sur Lui, et Il avait été reconnu par le Père comme Son Fils bien-aimé. Ses plaisirs étaient avec les fils des hommes ; aussi Sa généalogie n’est-elle pas retracée seulement jusqu’à Abraham, la racine et le dépositaire des promesses juives, mais jusqu’à Adam et à Dieu Lui-même. Indépendamment de Sa propre gloire divine comme Fils du Père, Jésus devait être appelé le « Fils du Très-haut », le « Fils de Dieu ». Comme homme sur la terre, Il fut scellé du Saint Esprit. Il prit la forme d’un serviteur et fut fait à la ressemblance des hommes. La plénitude de Sa perfection était maintenant d’accomplir comme serviteur la volonté de Celui qui L’avait envoyé ; car un serviteur qui fait sa propre volonté est un mauvais serviteur. La dépendance, la patience et l’obéissance étaient les traits caractéristiques de la place qu’Il prenait, et se trouvent en Lui au plus haut degré. C’est pourquoi le psaume 40, qui nous Le présente prophétiquement, dit : « J’ai attendu patiemment l’Éternel ». Il ne demande pas la puissance, mais Il s’attend à Dieu : « Penses-tu que je ne puisse pas maintenant prier mon Père, et il me fournira plus de douze légions d’anges ? » (Matt. 26, 53). Mis absolument et foncièrement à l’épreuve, Il n’a jamais rien voulu si ce n’est faire la volonté de Son Père. Il fallait qu’Il apprît l’obéissance (comp. Héb. 5, 8). Ayant pris la place de serviteur, Il garde cette place jusqu’au bout, non pas dans un acte, mais en faisant l’expérience de la force de cette expression : apprenant « l’obéissance », sans qu’Il ait eu aucune consolation ici-bas, avec des ennemis tout autour de Lui, des chiens L’entourant, de puissants taureaux de Basan qui L’environnaient. Il dut apprendre l’obéissance, là où l’obéissance était toujours la souffrance, même jusqu’à l’abandon de Sa vie. Chacun de Ses pas était un pas dans l’humiliation, jusqu’à ce qu’Il vînt au terme de Sa course, à la croix, où Il porta la colère de Dieu en amour pour nous. Sans doute Il trouva dans Sa réjection des champs blancs « pour la moisson », et nous aussi, dans notre mesure, nous en trouverons, si nous marchons dans le même chemin ; mais la croix (tout ce qui pouvait arrêter un homme) était toujours devant Lui ; cependant Il poursuivit Sa route, attendant patiemment et ne demandant pas de délivrance. Il présente ainsi le Dieu parfait à l’homme, et l’homme parfait à Dieu.

Chapitre 4, 1. — Dans ce chapitre, Jésus entre publiquement dans le chemin de patiente obéissance. La première chose que nous ayons à remarquer ici, c’est que, plein du Saint Esprit, le Seigneur est conduit par l’Esprit au désert, où Il est tenté par le diable. L’ennemi est puissant de deux manières : il tente, ou il effraie. Dans le premier cas, il agit par nos convoitises, présentant ce qui est calculé pour attirer, et ainsi il domine sur nous naturellement ; — dans le second cas, il a la puissance de la mort. Ainsi Judas, étant un homme avare et qui n’avait pas la foi qui purifie le cœur, Satan fait naître l’occasion et s’empare de lui, non pas que Satan ait aucun droit de dominer sur les hommes, mais il acquiert la domination sur eux par les convoitises de la chair ; — d’un autre côté, il effraie par les terreurs de la mort. Il assaillit le Seigneur de ces deux manières, mais ne trouva rien en Lui (comp. v. 13 et Jean 14, 30).

Ici donc le diable se rencontre avec l’homme, l’homme dans la puissance de l’Esprit de Dieu ; tenté non dans le paradis, mais dans le désert. Jésus ne dit pas : « Je suis Dieu, et toi, tu es Satan ; va arrière de moi ! » — Dieu n’aurait pas été glorifié ainsi et nous n’en aurions tiré aucun profit. Mais comme le Seigneur avait été conduit dans le désert, non par la convoitise (penser cela serait un blasphème !), mais par le Saint Esprit, ainsi dans Sa grâce Il se place Lui-même là où l’homme se trouvait. Il ne reçoit de secours de personne, pas même de Jean-Baptiste ; bien au contraire, Il est entouré de tout ce qui L’aurait fait broncher, si cela avait été possible : Il passe au travers de tout comme homme. Il faut qu’Il soit tenté, et qu’Il soit vainqueur là où l’homme, non seulement avait failli, mais où il gisait sous la puissance du mal.

Versets 2 et 3. — Il n’y avait pas de mal à avoir faim : ce n’était pas un péché. Jésus eût pu commander que les pierres devinssent du pain : mais faire ainsi, sauf à la parole de Son Père, c’eût été faire Sa propre volonté, et Jésus n’aurait pas été l’homme parfait. Satan cherche à introduire dans le cœur de Jésus un désir qui ne fût pas dans la parole de Dieu : il avait réussi à insinuer une convoitise dans le cœur d’Adam ; mais ses traits sont impuissants contre Jésus, quoique ce dernier soit quarante jours exposé à sa présence et à sa puissance. Jésus dut apprendre par l’expérience ce que c’est que d’être sans secours d’aucune part, sans amis, dans une affreuse solitude, n’ayant autour de Lui que les bêtes sauvages, exposé aux attaques du diable ! Il mesura ainsi la puissance de Satan. L’homme fort était là devant Lui, usant de toutes ses armes ; mais Celui qui était plus fort que lui le vainquit. Jésus lie l’homme fort. Il fut en dehors de la condition humaine quarante jours — non pas comme Moïse, pour être seulement avec Dieu, mais comme Celui qui était toujours avec Dieu pour être exposé aux attaques de Satan. Aucun autre homme n’a besoin de sortir de sa condition pour être tenté, il n’a qu’à poursuivre sa route avec les hommes ; mais en Jésus cette séparation extraordinaire avait lieu pour qu’Il fût avec le diable. Pour être avec Dieu, Jésus n’avait besoin de rien en dehors de Son chemin de tous les jours, car Sa place naturelle était d’être avec Dieu ; mais pour être avec Satan, Il avait besoin de cette séparation extraordinaire dans laquelle nous Le voyons ici. D’autres sont étrangers à Dieu et familiers avec Satan ; Lui, dans les choses les plus adverses, est un étranger pour Satan, et demeure dans le sein du Père. Mais Il s’anéantit Lui-même comme Dieu, pour devenir un serviteur comme homme ; et étant en figure comme un homme, un homme dépendant, Il s’attend à la parole de Celui qu’Il servait. Le Père qui est vivant L’avait envoyé, et Lui vivait à cause du Père (voyez Jean 6, 57) : Il était comme homme sous l’autorité de Celui qui L’avait envoyé, et Sa viande, c’était de faire Sa volonté. « Par la parole de tes lèvres je me suis gardé des voies de l’homme violent » (Ps. 17, 4).

Verset 4. — Jésus se sert toujours de la Parole écrite, et Satan est sans puissance. Quelle importance extraordinaire Il donne aux Écritures ! Dieu agit maintenant par la Parole, et on résiste moralement à Satan par ce moyen. Satan ne peut toucher un homme qui garde simplement la Parole : « Celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas » (1 Jean 5, 18). Ce n’est pas par un acte de Son autorité divine que Jésus renvoya Satan, mais l’ennemi est démontré impuissant devant l’obéissance à la Parole de Dieu. Si le diable ne peut pas faire sortir du chemin de l’obéissance, il n’a point de puissance. Qu’est-ce qu’il peut y avoir de plus simple ? Tout enfant de Dieu a le Saint Esprit agissant par la Parole pour le garder.

Jésus ne raisonne pas avec Satan. Un simple texte le réduit au silence, quand on s’en sert dans la puissance de l’Esprit. Tout le secret de la force dans la lutte consiste en un juste emploi de la Parole de Dieu. Quelqu’un dira peut-être : Je ne suis pas comme cet homme parfait. Il pouvait en être ainsi pour Christ, mais comment moi puis-je espérer le même résultat ? En effet, nous sommes ignorants et la chair est en nous ; mais Dieu est toujours le souverain Seigneur, et Il est fidèle et ne permettra pas que nous soyons tentés au-delà de ce que nous pouvons supporter. La tentation peut être simplement une épreuve de notre obéissance comme elle le fut pour Abraham, non pas un piège pour nous détourner du droit chemin. Satan présente ce qui n’a aucune apparence de mal. Le mal serait, pour quelqu’un, de faire sa propre volonté. Or ce qui résout toute difficulté, c’est de se demander, non pas : Quel mal y a-t-il à faire ceci ou cela ? mais : Pourquoi est-ce que je fais ceci ou cela ? Est-ce pour Dieu ou pour moi-même ? Quoi, direz-vous peut-être, je devrais avoir toujours ce pénible frein ? Le secret de notre nature est ainsi mis en évidence : nous n’aimons pas être dans l’obligation de faire ce que Dieu approuvera. C’est un frein pour nous que de faire la volonté de Dieu ! Nous voulons faire notre propre volonté. Agir seulement parce qu’il le faut, c’est la loi, et non pas la direction de l’Esprit. La Parole de Dieu était le motif de Christ, et c’est de la même manière que Christ dirige les siens. Notre sauvegarde contre Satan ne consiste pas à mettre au vieil homme une barrière ; mais elle est dans le nouvel homme, vivant de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Versets 3 à 13. — La première tentation est un appel fait aux besoins du corps ; la seconde (dans Luc, non pas dans Matthieu) est la tentation de la gloire du monde ; la troisième (dans cet évangile) est la tentation religieuse par la Parole de Dieu, et par conséquent au point de vue moral, la plus subtile de toutes pour quelqu’un qui apprécie cette Parole. C’est pour cette raison que Luc s’écarte ici de l’ordre historique des événements, pour grouper ceux-ci moralement, selon son habitude. Le tentateur s’attaque d’abord au Seigneur Jésus en rapport avec la vie de l’homme ; ensuite, en rapport avec la puissance donnée à l’homme, et troisièmement, en rapport avec les promesses faites à Christ Lui-même.

Le Seigneur eût pu raisonner avec le diable ; Il ne lui dit pas même que de toute manière le règne du monde Lui appartiendrait un jour. Il se tient sur un terrain qui met tout à sa vraie place et où Il est un exemple parfait pour nous : Il s’en tient à la Parole et au culte de Dieu. Il s’attend à la Parole de Dieu, rend hommage à Dieu, Le sert Lui seul. Que tout cela est simple et beau ! C’était le lien direct avec Dieu d’un cœur obéissant, une question de relation avec Dieu. Ainsi jadis, Éliézer fut béni ; mais avant de commencer à jouir de la bénédiction, il rend grâces (Gen. 24, 26, 27, 52) : il eut d’abord la parole, ensuite la bénédiction. Que vient-il après ? Il courbe la tête pour adorer. Dieu est la première pensée de son cœur. Il en est de même ici du Seigneur, mais d’une manière bien plus complète. La dernière et la plus subtile des tentations était fondée sur les promesses faites au Messie (v. 9-11). Si tu es le Fils de Dieu, pourquoi ne pas essayer ? Mais pourquoi Jésus aurait-Il mis Dieu à l’épreuve, Lui qui savait que Dieu était pour Lui ? Pourquoi aurait-Il été présomptueux comme Israël autrefois lorsque, désobéissant à Dieu, il voulut monter sur la montagne afin d’éprouver si Dieu était au milieu de Son peuple ? Même lorsque Lazare est malade, Jésus ne fait pas un pas jusqu’à ce que la volonté de Son Père soit manifestée, quoique tout ce qui est « nature » se fût ému, et qu’Il connût bien l’affliction de cette maison qui était Son refuge ; car « Jésus aimait Marthe, et sa sœur et Lazare ».

Le Seigneur n’écouta pas Satan. Qui l’eût écouté, direz-vous peut-être ? Mais vous écoutez Satan à chaque jour de votre vie où vous cherchez même la plus insignifiante chose de ce monde. N’y avait-il donc pas une promesse pour Jésus ? Assurément ; mais pourquoi se serait-Il jeté du haut du temple en bas pour s’assurer si Dieu vaudrait Sa parole ? Ne savait-Il pas que Dieu était avec Lui ? Il en est de même pour nous : appliquons-nous seulement à avoir la Parole derrière nous, sans nous inquiéter de ce que nous pouvons avoir devant nous. Nous ne devrions jamais soulever la question de savoir si Dieu est avec nous. S’Il ne nous envoie pas, tenons-nous tranquilles, mais ne mettons jamais en doute Sa présence. Si nous sommes dans le simple chemin de Sa volonté, le Saint Esprit agira en nous pour nous guider, et non seulement sur nous pour redresser.

Ainsi donc, dans l’ordre non pas historique, mais moral, suivi par Luc, nous trouvons les exercices d’âme progressifs d’un homme : d’abord, ce qui est relatif aux convoitises naturelles, ensuite, aux convoitises mondaines[3], et enfin, les tentations spirituelles. Le Seigneur Jésus a été tenté ici-bas, dans le monde dans lequel nous nous trouvons, non pas en Éden. Il se plaça, par la volonté et la sagesse de Dieu, là où l’homme se trouve dans ce monde, lieu de nos difficultés. Il a traversé toutes celles qui entourent un fidèle. Qui a besoin de Son secours ? Non pas un pécheur, car un pécheur a besoin de salut, mais un saint, car un saint a besoin d’aide et de sympathie dans sa course. Nous avons à maintenir pratiquement notre premier état, en tant qu’hommes renouvelés. Satan ne peut toucher le nouvel homme ; mais il essaie de nous entraîner hors du chemin de la piété. Nous avons besoin de secours pour marcher comme des enfants d’obéissance là où Christ a marché.

Verset 14. — « Et Jésus s’en retourna en Galilée dans la puissance de l’Esprit ; et sa renommée se répandit par tout le pays d’alentour. Et lui-même enseignait dans leurs synagogues, étant glorifié par tous ». En toutes choses Son obéissance est manifestée. Invulnérable à Satan, Il s’avance avec une puissance que rien n’arrête, et, dans notre mesure, nous le ferons aussi, si comme Lui nous passons par la tentation, de manière à ne pas être touchés par l’Ennemi.

Verset 16. — « Et il vint à Nazareth, où il avait été élevé » — à Nazareth, ville humble et méprisée, mais lieu de la puissance spirituelle. N’en a-t-il pas toujours été de même ? Quand est-ce que la puissance spirituelle se trouve alliée aux choses grandes de ce monde ?

Versets 17 et 18. — « Et on lui donna le livre du prophète Ésaïe ; et… il trouva le passage où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres… ». C’était le trait caractéristique de la grâce : elle venait pour les pauvres, les malades, etc. La grande affaire de Christ était de prêcher, c’est-à-dire de présenter Dieu. Le Saint Esprit fournit la parole convenable au temps convenable et de la manière convenable. Le Seigneur ne raisonne pas ; Il dit : « Aujourd’hui cette écriture est accomplie, vous l’entendant » (v. 21). Dieu a pour manière de faire de présenter ce dont nous avons besoin. Vous avez besoin de salut : le voici ; de miséricorde : la voici. Dieu seul peut descendre ainsi par grâce jusqu’où le pécheur se trouve. Tous s’étonnaient, car les paroles de Jésus étaient précieuses. Mais bientôt ils demandent : « Celui-ci n’est-il pas le fils de Joseph ? ». Avait-Il honte d’être le charpentier ? La grâce descend jusqu’à la misère la plus profonde et elle prend la dernière place. Mais l’homme en prend occasion pour la mépriser, parce qu’elle se revêt d’humiliation : il ne peut pas ne pas voir Dieu, mais il s’en détourne pour regarder à l’humiliation, montrant ainsi la haine de son cœur. L’homme méprise la grâce de Dieu, et hait Sa souveraineté. Dieu ne méprisait pas Nazareth ; mais l’homme méprise Jésus, parce qu’Il vient de Nazareth. Nathanaël même, l’Israélite sans fraude, demande : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » (Jean 1, 47). Combien peu même l’homme pieux sait discerner les voies de la grâce ! Christ s’abaisse jusqu’à la misère de l’homme et le trouve où il est. Un ange eût-il pu faire cela ? Non ; il se tient où Dieu l’a placé, faisant les commandements du Seigneur et écoutant la voix de Sa Parole (Ps. 103, 20). Un ange ne devait pas descendre jusqu’à moi dans mes péchés ; Dieu seul, dans Sa grâce, pouvait le faire. Et l’homme — le malheureux — méprise l’abaissement dans lequel la grâce a amené Dieu !

Israël résista toujours à la grâce, et cependant la grâce fut toujours la voie du bon plaisir de Dieu, témoins la veuve de Sarepta et Naaman le Syrien. La grâce dépassait les limites d’Israël (v. 25-27). Les Juifs pouvaient s’en irriter, mais cela n’empêchait pas la grâce de déborder par-dessus leurs limites. Ils se levèrent, et ayant chassé hors de la ville et mené sur le bord escarpé de la montagne Celui qui avait nié leurs privilèges, ils voulaient L’en précipiter ; mais Lui passant au milieu d’eux, s’en va renouveler ailleurs l’œuvre de la grâce (v. 28-32). Cette contradiction des Juifs n’émeut pas Jésus ; elle L’éprouve et brise Son cœur, mais elle ne L’émeut pas. Le mépris de l’homme Le tourne vers Dieu ; la volonté de Son Père est Sa consolation, dans Sa réjection : « Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ». C’est la perfection sur la scène de la grâce, comme précédemment, sur la scène de la tentation.

Mais il y avait aussi la manifestation de la puissance ; c’était plus qu’une simple promesse, c’était l’accomplissement de la promesse pour la délivrance de l’homme en puissance, aussi bien que la grâce ; et ceci demeure vrai pour nous qui connaissons le Seigneur comme homme ressuscité et élevé à la droite de Dieu. La simple promesse ne fournit pas un centre pour les affections : Christ Lui-même est ce centre, Christ, l’objet de la promesse. Il éveille en nous des pensées et des sentiments divins qui ne trouvent aucune réponse ou satisfaction quelconque dans ce monde. Tel est Christ : lorsqu’Il se présente Lui-même, Il apporte avec Lui la paix et la grâce ; et, en communion avec Lui, l’âme peut se réjouir avec actions de grâces en ce qu’Il est.

Cette grâce s’adapte à toutes les difficultés, de manière à amener l’homme à la paix avec Dieu. Les démons mêmes savaient qui était Jésus ; l’homme seul était sourd et aveugle. Le diable le tenait captif, mais une simple parole de Jésus met en liberté le captif. Jésus était là — non pas seulement une promesse, mais une puissance opérante, la puissance vivante du Seigneur au milieu des hommes, la puissance de Dieu dans l’homme, remportant la victoire sur Satan. Tel était Jésus dans la synagogue de Capernaüm devant l’homme qui avait un esprit immonde.

Versets 38 et 39. — Jésus est le même quand Il sort de la synagogue et qu’Il entre chez Simon : la maladie disparaît ; la malade faible est rendue forte. Il se penche sur la belle-mère de Simon qui était prise d’une grosse fièvre, « et à l’instant s’étant levée, elle les servit ».

Verset 40. — Qu’est-ce qui peut résister à cette puissance libératrice présente dans la personne du Seigneur Jésus ? « Et comme le soleil se couchait, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies, les lui amenèrent ; et ayant imposé les mains à chacun d’eux, il les guérit. Et les démons aussi sortaient de plusieurs » (v. 40 et suiv.). Il allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance (comp. Act. 10, 38). C’est pourquoi quand les foules Le retiennent pour qu’Il ne s’en aille point, Il leur répond que Sa mission est de prêcher aussi ailleurs : Il est toujours l’homme obéissant.