Le chapitre auquel nous sommes arrivés a été si souvent traité, que je n’aurai pas besoin de m’étendre beaucoup sur les détails ; il nous faudra seulement un aperçu général sur la position qu’il tient dans l’évangile, et quelques mots sur la dernière parabole.
Nous avons vu le Seigneur prononcer sur le peuple juif un jugement qui s’étend jusqu’au dernier temps, et rompre, en tant que venu en chair, toutes Ses relations avec lui. Les chefs du peuple avaient blasphémé contre le Saint Esprit et amené ce jugement sur le système tout entier, bien que la patience de Dieu cherchât encore tous ceux qui avaient des oreilles pour écouter. Le Seigneur ne cherchait plus de fruit dans Sa vigne ; après tous Ses soins il n’y avait que du verjus. Tel était réellement l’homme, car Israël, c’était l’homme placé sous la loi, avec tous les avantages que Dieu pouvait lui prodiguer. Dans l’épreuve à laquelle l’homme avait été ainsi assujetti, deux choses avaient été démontrées : qu’il ne pouvait pas atteindre à la justice selon la loi ; et qu’il ne voulait pas recevoir Dieu venu en grâce, manifesté dans l’humanité pour gagner l’homme, et exerçant une puissance suffisante pour guérir tous les maux auxquels l’homme avait été assujetti par le péché.
Il sort donc de la maison (signe, je n’en doute pas, de ce changement immense dans les voies de Dieu), s’assied dans une nacelle, sur la mer, et se présente comme un semeur ; c’est-à-dire, comme ne cherchant plus de fruit, mais apportant avec Lui, dans ce monde, ce qui devait en produire. Le Seigneur ne va pas plus loin que la parole du royaume. Les versets 10 à 17 constatent le jugement du peuple selon la prophétie d’Ésaïe, dont le Seigneur, dans Sa patience, avait si longtemps différé l’accomplissement ; puis la séparation d’un résidu reconnu du Seigneur, résidu dont les oreilles et les yeux étaient ouverts par la grâce.
Il est bon de rappeler qu’il y a sept paraboles : la première n’est pas une similitude du royaume ; les autres le sont. De celles-ci, les trois premières nous présentent la forme que prendrait le royaume dans le monde ; les trois dernières, les pensées de Dieu en établissant de cette manière le royaume, et puis le résultat de tout à la fin du siècle. La première s’occupe des individus et de l’effet visible de la Parole. Il n’est pas question de l’œuvre du Saint Esprit, ce qui se trouve enseigné ailleurs, sans doute, mais ici c’est l’œuvre extérieure de Christ comme semeur ; puis l’effet, le résultat, en tant que manifesté sur la terre. Nous avons bien ici la parole du royaume, mais ni le royaume, ni la fin du siècle. Christ sème ; et voici le résultat dans ce monde, dans l’homme sur la terre : la semence produit du fruit dans un cas sur quatre. Dans le premier cas, la semence ne pénètre pas du tout. Satan l’enlève aussitôt qu’elle est semée : c’est la légèreté du cœur, son indifférence qui ne reçoit rien. La Parole n’est pas comprise, le cœur est occupé d’autre chose. Toutefois, c’est une parole adaptée à l’homme et semée dans son cœur. Dans le second cas, au contraire, le cœur est, pour un moment, gagné quant à ses sentiments ; mais la conscience n’est pas atteinte, il n’y a pas de racine : la doctrine a été reçue pour la joie qu’apporte le message ; puis, dès que la Parole apportait les souffrances à la place de la joie, le cœur n’en voulait plus. Il n’y avait pas un vrai besoin. Le Saint Esprit produit toujours des besoins. Ce n’était pas comme lorsque les apôtres disaient : « Seigneur, à qui irions-nous ? ». Dans le troisième cas, le monde a étouffé le bon grain. Hélas ! il n’y a pas besoin d’explication ; cela se voit tous les jours. C’est pourtant un mal plus subtil : le monde, les affaires, n’ont pas l’air mauvais comme le péché grossier ; néanmoins la Parole est étouffée et ne produit rien.
Le danger et la tendance de ces choses se trouvent chez le chrétien. Selon la mesure dans laquelle le monde exerce de l’empire sur lui, sa vie en souffre. Il n’est pas mort, soit ; mais il dort, il ne comprend pas les choses spirituelles, ne les voit pas, n’en jouit pas. Malheureux en présence des chrétiens spirituels, il ne jouit pas des choses dont ils jouissent et même il souffre des reproches de sa conscience ; s’il va avec le monde, il souffre aussi dès qu’il y réfléchit. Sa conscience lui reproche son manque de fidélité ; comme un malade qui souffre, il n’est pas mort, car alors il ne souffrirait pas, mais c’est un triste moyen de savoir que la vie est là. Dans le quatrième cas, la Parole est comprise ; elle pénètre, croît, et produit du fruit à des degrés différents en différentes personnes. Dans le premier cas, la Parole n’était point comprise ; dans ce cas-ci, il est dit qu’elle est comprise ; dans les autres cas, ce point n’est pas touché. Dans le premier cas, on voyait que rien n’avait pénétré. Dans les deux suivants, il y en avait l’apparence ; mais il n’en était rien : la plante périt sans fruit. Dans le dernier cas, la semence se développe dans l’intérieur du cœur et le fruit est produit — précieux effet ! — selon la nature de ce qui a été semé, fruit pour Celui qui a semé la semence et pour celui qui l’a reçue ! Il n’y a pas de jugement. Le Seigneur constate les faits patents, en contraste avec Sa vigne et Son figuier où Il cherchait du fruit ; en contraste aussi avec le royaume ou l’état de choses dans le monde, et leur résultat qui est le jugement, à la fin.
La première des six paraboles suivantes (v. 24-30) montre l’effet des semailles dans le monde jusqu’à la fin du siècle, mais on n’y voit pas l’exécution du jugement final ; cela se trouve, ainsi que la manifestation de la gloire, dans l’explication donnée aux disciples dans la maison (v. 36-43). On doit remarquer que, dans la parabole du semeur, celui-ci n’est pas nommé, parce qu’il s’agit de l’effet de la Parole dans le cœur de l’homme, quel que soit celui qui l’a semée. Ici, par contre, nous avons une similitude du royaume, et celui qui sème prend, non pas le caractère de Christ (nous avons vu Son œuvre terminée par Son rejet, car le Christ, cherchant du fruit, était venu pour être reçu en Israël), mais le caractère de Fils de l’homme. Celui qui sème est le Fils de l’homme ; le champ est le monde ; mais j’anticipe.
Nous avons encore ici le caractère général de l’œuvre que le Seigneur faisait : Il semait ; nous n’y avons pas le résultat personnel dans l’individu, mais bien le résultat public dans le monde. Il a semé de bonne semence dans Son champ ; et ici la responsabilité de l’homme est en question dans le résultat produit : or, pendant que les hommes dormaient, l’ennemi est venu et a semé de l’ivraie. Cela n’empêchait pas que le bon grain ne fût pour le grenier ; mais cela gâtait l’ensemble de la récolte dans le champ, et le mal qui avait été fait était sans remède. Il est défendu aux serviteurs d’arracher l’ivraie, de peur qu’ils n’arrachent le bon grain avec elle. C’est bien ce qui est arrivé quand on a voulu arracher l’ivraie. Les deux devaient croître ensemble jusqu’à la moisson. Le royaume des cieux présentait dans ce monde une récolte gâtée, fruit, d’une part, de l’œuvre du Seigneur, de l’autre, de l’œuvre de l’ennemi. Or, dans la parabole, nous avons seulement ce qui arrivera dans le royaume avant la manifestation du roi et avant l’exécution du jugement par Lui. Quand Lui sera manifesté, et que le jugement public sera là, il n’y aura plus de paraboles ; le mystère de Dieu sera terminé. Dans les paraboles nous avons des mystères : ce qui exige une révélation pour qu’on puisse les connaître. L’exécution du jugement est en elle-même la révélation la plus éclatante. Dans la parabole, nous avons donc à la fin, en général, le temps de la moisson ; puis l’ivraie est premièrement rassemblée en faisceaux pour être brûlée. L’ivraie est là en faisceaux sur le champ de ce monde ; le bon grain est caché dans le Seigneur.
Avant d’expliquer la parabole de l’ivraie, le Seigneur donne deux autres similitudes du royaume ; et souvenons-nous qu’il s’agit ici du royaume. Il est bon de remarquer que le mot similitude n’est pas le même dans ces paraboles et dans celle du semeur. Ici, c’est seulement le caractère que prendra le royaume : il est semblable à… etc. Dans la parabole du semeur, il est devenu ; il a été fait semblable. C’est un caractère qu’il a pris dans les circonstances actuelles, vu le rejet du roi.
Il vaut la peine aussi de distinguer, entre ces paraboles, celles dans lesquelles la chose en elle-même est le sujet de comparaison, et celles où c’est l’individu ou bien ceux qui forment la partie essentielle de la parabole.
Le royaume même est semblable à un petit grain de moutarde devenant un grand arbre, symbole, dans l’Ancien Testament, d’une chose élevée dans ce monde, d’une puissance politique. Nous savons bien que cela est arrivé ; — que les oiseaux, nichant dans ses branches, signifient la protection qu’il accorde (comp. Dan. 4, 12). C’est l’apparence publique du système chrétien telle qu’elle a été pendant des siècles. Ici, point de jugement.
Ensuite vient la parabole du levain. Le levain est la similitude. La femme n’est pas un semeur. Ce n’est pas le Seigneur, semant ce qui est désigné comme une bonne semence ; ce n’est pas un grand arbre dans le monde : c’est une doctrine qui s’insinue partout en de certaines limites et forme la pâte entière selon sa propre nature. Le tout est levé : c’est la chrétienté ; mais, ni dans l’une, ni dans l’autre de ces deux paraboles, nous n’arrivons au jugement. C’est le royaume tel qu’il est, quand le grain de moutarde ou le levain ont pleinement agi et produit leur effet. Il est vrai que le levain est toujours employé dans un sens mauvais ; toutefois je ne pense pas que ce soit le but de la parabole, mais bien une doctrine qui forme tout dans une seule pâte, là où elle pénètre. Si c’était purement le mal comme mal, nous aurions eu quelque exception. Ceci est noté dans le cas de l’ivraie, mais sous un autre aspect. Ce n’est pas le bien qui est semé, ni le Seigneur qui sème ; de sorte que l’idée du bien positif est soigneusement évitée, ainsi que de celui qui le fait. Il ne s’agit pas de la Parole de Dieu, mais du fait de la profession générale du christianisme, et cela dans une forme où aucune idée du bien n’est présentée ; car, certes, le levain n’est pas, dans la Parole, une image du bien. La parabole n’est pas davantage la description d’un individu : il n’est guère besoin de discuter ce point, parce qu’il s’agit d’une similitude du royaume des cieux et que, en aucun cas, un individu n’est le royaume des cieux. Au reste, le résultat dans un individu n’est pas ce qui est dépeint ici.
Voilà donc les trois descriptions du royaume sur la terre pendant l’absence du roi, tel que ce royaume s’est présenté aux yeux de tous : un mélange de bons et de mauvais ; la récolte était ainsi gâtée comme un tout ; — ensuite, une grande puissance humaine et politique sur la terre, et une profession générale de doctrine, sans question de l’état individuel de qui que ce soit. Ensuite le bon grain est caché dans le grenier, et la providence prépare la semence de l’ennemi pour être brûlée, en liant ensemble son produit en faisceaux sur la terre.
Après cela, le Seigneur entre dans la maison, où, parlant à Ses disciples seuls, Il développe davantage les principes intérieurs du royaume dont Il parle, prédisant non pas l’effet dans le monde, mais communiquant les pensées de Dieu, le grand résultat qui expliquera tout par le jugement et la gloire manifestée sur la terre ; puis le but réel de ce qu’a fait le Seigneur, ainsi que l’action de ceux qui entrent avec intelligence dans Ses voies.
Premièrement, Il explique la parabole de l’ivraie. Nous avons déjà parlé de ses traits principaux, mais le Seigneur ajoute ici ce qui concerne la manifestation du résultat dans ce monde. Dans la parabole, nous avons laissé le froment dans le grenier et l’ivraie en faisceaux sur le champ : les méchants rassemblés par les anges, soit par la providence de Dieu. Mais ici paraît sur la scène le Fils de l’homme, pour ôter tout scandale de Son royaume (ce qu’Il fait), et Il jette ces méchants dans une fournaise de feu, où il y a des pleurs et des grincements de dents. C’est le jugement exécuté, tandis que les serviteurs devaient les laisser croître ; puis, après le jugement, les justes luisent dans le royaume comme le soleil — en effet, comme Jésus Lui-même. Tel est le résultat, telle est l’explication divine de ce qui était un mystère auparavant ; car le jugement manifeste ce que la foi discerne. Remarquez que tout ce qui est révélé se trouve dans le monde : premièrement le royaume avant, puis le royaume après le jugement. Le fait est constaté que le grain est caché ; mais rien n’est dit du grenier, ni de l’état du grain quand il est là.
Dans les paraboles qui suivent, nous avons, comme il a été dit, les pensées de Dieu, le but du Seigneur dans le royaume ; mais encore, sans parler d’un résultat en jugement, comme c’était le cas aussi dans celles du grain de moutarde et du levain. La première nous fait voir le royaume comme la découverte d’un trésor auparavant inconnu, caché dans un champ, et celui qui l’a trouvé renonçant à tout ce qu’il a pour l’avoir, et achetant le champ dans ce but. C’est ce que Christ a fait. Tout ce qu’Il avait comme Messie sur la terre, Il l’a laissé pour avoir le trésor, Son peuple, en prenant le champ où ils se trouvaient, la terre, pour les avoir. Ils étaient cachés dans ce monde ; mais Christ savait ce qui en était ; enseigné du Père, comme homme sur la terre, Il a tout quitté, jusqu’à Sa vie, pour nous avoir. Si, de fait, nous renonçons à tout pour avoir Christ, toutefois il ne s’agit pas ici d’un individu, on l’oublie trop, mais du royaume ; et, de plus, nous n’achetons aucun champ pour l’avoir.
Le second cas est un peu différent. Il ne s’agit pas d’une découverte. Le marchand cherchait de belles perles. Il se connaissait en belles perles ; il savait les apprécier ; il lui en fallait de belles. Or Christ a trouvé dans l’Église l’objet de Ses recherches, sans tache ni ride, ni aucune chose semblable. Je ne pense pas à l’Église corps, ni à un système, mais à sa beauté morale. Le marchand avait le goût de ce qui était beau en fait de perles ; Christ, de ce qui était beau aux yeux de Dieu, et, pour l’avoir, Il a quitté Sa gloire messianique et Sa vie. Quel bonheur de penser qu’Il satisfait Son cœur en nous, et que la perfection de beauté aux yeux de Dieu est chose effectuée ! Sion est appelée la perfection de beauté, mais là, c’était terrestre ; ici, c’est céleste et réellement selon le cœur de Dieu.
La dernière parabole demande l’attention la plus sérieuse. Pour ma part, je ne doute pas qu’elle ne s’applique particulièrement à ces jours-ci. Le filet de l’évangile est jeté dans la mer des peuples et rassemble des poissons de toutes les espèces. L’effet de l’évangile n’est pas que tous les poissons entrent dans son giron, mais qu’une quantité de toutes les espèces, bonnes et mauvaises, soit rassemblée dans le filet. C’est le résultat. Puis ceux qui ont tiré le filet se mettent là, sur le rivage, et s’occupent de ce qu’ils ont à cœur, du but sur lequel ils ont tiré le filet : avoir de bons poissons. Ils choisissent donc les bons, les séparent d’avec les mauvais, et les mettent à part dans des vaisseaux, rejetant les mauvais et les laissant là. Ce sont les pêcheurs qui font cela, et ils ne s’occupent que des bons. C’est-à-dire, quand le christianisme a rassemblé, comme il l’a fait, une certaine masse de gens, qui tous ont place ensemble dans le filet de la chrétienté, à la fin des jours les serviteurs du Christ s’occupent de la masse, et recueillent les bons dans des vaisseaux. Ce sont des serviteurs de Christ qui ont de l’intelligence, savent distinguer les bons, et savent bien ce qu’ils veulent. Quand le jugement public arrivera, ce sera l’inverse. Les anges, ministres de la providence et du gouvernement de Dieu, prennent, non les bons, mais les méchants sur la terre, et les jettent dans le feu. Ils ne s’occupent que des mauvais, tandis que les pêcheurs ne s’occupent que des bons. Le principe, je le crois, s’applique toujours, quand l’évangile, dans un endroit, a rassemblé beaucoup de personnes : le but du Seigneur est de mettre les siens ensemble, en des compagnies à part ; mais la parabole semble parler directement du résultat de l’opération de l’évangile, en rassemblant beaucoup de gens comme ayant part au nom chrétien ; alors, comme seconde opération, on fait le triage sur le rivage, et l’on s’occupe à mettre les bons à part. L’exécution du jugement est autre chose. Dans cette parabole, comme dans les deux précédentes, nous trouvons le discernement spirituel du but de Dieu. Dans la seconde, ce discernement caractérise l’action du marchand ; dans la première et la troisième, le champ est acheté, le filet rempli ; mais, dans les deux cas, le trésor et les bons poissons sont distingués de ce qui est pris extérieurement ; et ils sont le but de l’action, soit du marchand, soit des pêcheurs.
Il est à remarquer que quatre de ces similitudes ne parlent pas de jugement, mais de l’apparence extérieure ou du but de Dieu dans le royaume, et du résultat, soit dans le monde, soit auprès de Dieu. Le grand arbre et le levain, voilà le résultat dans le monde ; le trésor et la perle, voilà ce qui est acquis pour Dieu. Dans la première et la dernière, nous avons le jugement, mais la différence est sensible. Dans la première, et c’était naturel, on voit le Seigneur commencer l’œuvre ; Il la fait, cela va sans dire, sans mélange de mal ; tout le grain est bon. L’ennemi fait une œuvre distincte ; il ne peut autrement. Il y a une récolte ; mais la Parole a produit des plantes individuelles ; le mélange se trouve dans la récolte. Mais il y a deux œuvres distinctes, et les deux choses restent telles quelles jusqu’à la fin ; la préparation du jugement est l’action de Dieu dans le monde, et Il s’occupe premièrement des méchants, en les préparant pour le jugement. Les hommes n’agissent pas ; il leur est défendu d’agir. Ce qui est produit est l’effet de l’action du Seigneur et de celle de l’ennemi. Les serviteurs dormaient, voilà tout. Froment et ivraie étaient toujours froment et ivraie ; chacun, fruit d’une œuvre distincte.
Dans le filet, le mélange était le résultat du travail de l’homme, les genres de poissons divers, sans doute, mais tous rassemblés dans le filet par un seul travail, et cela de la part des hommes, des pêcheurs. Ce n’est pas ici une œuvre de l’ennemi, mais l’œuvre imparfaite de l’homme. Cependant, le fait seul est constaté : le filet est plein, puis tiré sur le rivage, et ceux qui ont l’intelligence de ce que c’est qu’un bon poisson, ceux dont le but (et c’est le but de Dieu) est d’avoir de bons poissons, en font le triage et mettent les bons dans les vaisseaux. L’explication, comme précédemment, se trouve dans le jugement, qui montre publiquement ce qui était vrai et compris d’avance spirituellement. Toutefois, les anges ne s’occupent que des mauvais. Dans la première parabole, il s’agit d’arracher de ce monde les mauvais, ce qui n’était pas permis aux serviteurs. Dans la dernière, il s’agit de mettre les bons ensemble dans les vaisseaux, ce qui était leur œuvre intelligente. Il ne faut pas oublier que les derniers temps étaient déjà venus du temps des apôtres.