Sans parler de l’instruction qu’il renferme, ce chapitre est important parce qu’il montre la manière dont cet évangile se meut dans les relations de Dieu avec Israël, tout en indiquant le jugement que ce peuple attirait sur lui par le rejet du Messie.
Nous trouvons ici, d’abord la position des disciples au milieu des Juifs, aussi longtemps que Dieu supporterait ces derniers, et ce qui, sous ce rapport, convenait aux serviteurs de Jésus ; puis l’iniquité et l’hypocrisie des scribes et des pharisiens ; enfin l’amour et la grâce souveraine de Jésus, grâce qui déborde et montre ce qu’Il est, même quand Il annonce le jugement. Par là, toute cette partie de l’évangile se lie aux voies de Dieu en relation avec Son peuple terrestre, comme le moment d’alors, où tout cela se passait, se lie avec les derniers jours. Tout se rapporte aux Juifs d’alors et à la relation des disciples avec ce peuple, et de là passe aux derniers temps en laissant l’Église de côté, sauf que la mention des derniers temps introduit nécessairement la responsabilité de ceux qui remplacent les Juifs comme serviteurs du Seigneur pendant Son absence, et finalement le jugement des Gentils.
Les disciples sont laissés par le Seigneur dans la relation avec les chefs judaïques dans laquelle ils se trouvaient alors, et jusqu’au rejet judiciaire du peuple lors de la destruction de Jérusalem. Le Sauveur les place dans la même catégorie que la multitude. Tous étaient soumis à l’autorité des scribes et des pharisiens. Ceux-ci étaient assis dans la chaire de Moïse ; on devait les écouter quant aux prescriptions qu’ils tiraient de la loi donnée par son moyen. Toutefois il fallait bien se garder de suivre leur marche ; c’étaient des hypocrites qui parlaient et ne faisaient pas. Ils faisaient la loi très stricte pour les autres et très légère pour eux-mêmes ; ils aimaient à paraître devant les hommes avec les formes de la piété, pour acquérir une réputation religieuse ; ils recherchaient les premières places dans les synagogues, les salutations dans les places publiques, et d’être appelés : Rabbi, se faisant valoir aux yeux du monde par la religion.
L’esprit des disciples devait être l’opposé de tout cela. Ils ne devaient pas être appelés : Rabbi, car le Christ seul était leur maître et eux étaient des frères ; ils ne devaient pas non plus en appeler d’autres du nom de père, car un seul était leur Père, celui qui est dans les cieux ; enfin, ils ne devaient pas être appelés conducteurs, car Christ seul était celui qui les enseignait. Celui qui voulait être grand au milieu d’eux devait être leur serviteur, car quiconque s’élèverait sur la terre serait abaissé et celui qui s’humilierait serait exalté. C’est bien ce que Christ a fait, tandis que l’homme, ayant voulu s’élever et être comme Dieu, a été abaissé et le sera encore en affrontant le jugement de Dieu (comp. Phil. 2 ).
Ensuite (v. 13 ), le Seigneur dénonce les scribes et les pharisiens, ces docteurs religieux du jour, en mettant le doigt sur les divers traits d’iniquité qui les caractérisaient. Ils fermaient le royaume devant les hommes, et ne voulaient ni entrer, ni permettre aux autres d’entrer, car les docteurs religieux s’opposent toujours à l’entrée de la vérité dans d’autres cœurs. Leur vie était une vie d’hypocrisie ; ils cherchaient à profiter, par leur caractère religieux, de la bourse de ceux que leur faiblesse exposait à leurs artifices ; ils faisaient de longues prières ; leur jugement serait sévère en proportion. Ils montraient (v. 15 ) un zèle prodigieux pour leur religion, mais ils rendaient moralement les prosélytes pires qu’eux-mêmes ; ils proposaient des subtilités de casuistes et négligeaient les choses essentielles de la loi de Dieu. Exacts quant aux minuties des dîmes demandées par la loi de Moïse, ils négligeaient la justice, la miséricorde et la foi, tout ce qui était réellement important aux yeux de Dieu ; ils nettoyaient le dehors, et au-dedans ils étaient pleins de rapine et d’iniquité. Hypocrites ! Ils bâtissaient les tombeaux des prophètes, et assuraient que s’ils avaient vécu au temps de leurs pères, ils n’auraient pas trempé dans la mort de ces messagers de Dieu. Ils témoignaient ainsi être les fils de leurs pères — eh bien ! qu’ils comblassent donc la mesure de leurs pères !
Jamais le Seigneur n’a accusé personne comme ce qu’on peut appeler le clergé de Son temps, ceux qui, sous des formes religieuses, étaient le grand obstacle au succès de Son travail ici-bas. Serpents, race de vipères ! dit-Il, comment pourrez-vous échapper à la condamnation de l’enfer ? Sauveur humble et débonnaire ! Lui qui avait commencé Sa carrière en dépeignant le caractère de ceux qui seraient bénis, Il l’a terminée, rejeté par la religion du monde et des formes, en dépeignant l’hypocrisie et l’iniquité de ceux qui s’opposaient à la bénédiction de leurs prochains — et Il l’a fait avec une sévérité d’autant plus terrible, que c’était la bouche de l’amour et de la grâce qui s’exprimait ainsi.
Tel est le point de départ de ces paroles brûlantes qui mettent en lumière, comme Lui pouvait le faire, le vrai caractère de la religion qui ne veut pas la vérité. Au moins, disaient-ils, ils n’auraient pas pris part à la persécution, ni à la mort de ceux qui apportaient le message de Dieu. Mais Dieu avait l’œil sur eux ; ils seraient mis à l’épreuve à cet égard. Christ, car c’était le Seigneur Lui-même qui les jugeait ainsi, enverrait des prophètes, des sages et des scribes (ce qu’Il a fait après être monté en haut) ; ils les persécuteraient, les tueraient, les fouetteraient dans les synagogues, pour maintenir la religion intacte ; mais — c’est Dieu qui prononce le jugement — afin que le sang juste, versé sur la terre depuis Abel jusqu’à Zacharie, vînt sur la génération à laquelle Dieu avait accordé Son dernier et Son plus grand bienfait, et qui avait ainsi montré, au plus haut degré, la perversité et l’iniquité de l’homme. Nous savons, d’après Apocalypse 18, 24 , qu’il en sera de même de la chrétienté sous sa forme babylonienne.
Le point très solennel qui est mis ici en évidence, c’est que l’iniquité s’accumule. La patience de Dieu attend, et non seulement cela, mais elle emploie tous les moyens pour ramener à la sincérité et à Lui-même ceux qui possèdent la vérité ou qui en ont tout au moins la forme. Les appels les plus touchants, les avertissements les plus énergiques, la condescendance qui emploie des raisonnements presque d’égal à égal, tout cela est rendu inutile par l’obstination des hommes à mépriser la grâce et à pratiquer l’iniquité. Lorsqu’enfin Dieu a épuisé tous Ses moyens d’appeler à la repentance, alors arrive le jugement que cette patience divine avait suspendu. Il est enfin amené par le péché accumulé d’âge en âge, et par la dureté de cœur qui a grandi avec le mépris des avertissements divins et de la grâce.
Toutefois la grâce déborde du cœur du Sauveur qui parle ici dans Son caractère divin. Rien de plus touchant que les plaintes de Sa douleur, en apostrophant Jérusalem qui ne voulait ni recevoir Ses appels, ni venir pour être gardée et abritée sous les ailes de l’amour divin. Cette ville est bien caractérisée par la persécution de tous les messagers de Dieu, et que de fois Il aurait recueilli Ses enfants sous Ses ailes ! Mais, maintenant, Lui-même venu en amour est rejeté, et sa maison à elle (car Il n’appelle plus cette maison sienne) lui est laissée déserte — pas pour toujours, cependant, car les dons et l’appel de Dieu sont sans repentance — mais déserte jusqu’à la repentance du peuple, manifestée dans le désir de voir et de saluer Celui qui avait été promis, selon le psaume 118 , si souvent cité en rapport avec ces jours-là et le retour du Sauveur. C’était ce que les enfants avaient crié au chapitre 21 , témoignage voulu de Dieu et produit par Sa puissance, lorsque le peuple ne voulait pas de son Messie, vrai fils de David. L’iniquité du peuple, placé sous sa responsabilité, était venue à son comble, mais l’Éternel, selon Sa grâce souveraine et selon Sa fidélité, reviendra en puissance comme libérateur, au moins pour le résidu repentant, lorsque l’iniquité de l’homme, dans ce cas comme dans tous les autres, aura fait de la bénédiction d’Israël, selon les promesses de Dieu, un acte de pure grâce et de miséricorde envers des enfants de colère (Rom. 11, 29, 32 ).
Philippiens
2 ◊ 1 Si donc il y a quelque consolation en Christ, si quelque soulagement d’amour, si quelque communion de l’Esprit, si quelque tendresse et quelques compassions, ◊ 2 rendez ma joie accomplie [en ceci] que vous ayez une même pensée, ayant un même amour, étant d’un même sentiment, pensant à une seule et même chose. ◊ 3 [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même, ◊ 4 chacun ne regardant pas à ce qui est à lui, mais chacun aussi à ce qui est aux autres. ◊ 5 Qu’il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le christ Jésus, ◊ 6 lequel, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, ◊ 7 mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; ◊ 8 et, étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. ◊ 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, ◊ 10 afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, ◊ 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.
◊ 12 Ainsi donc, mes bien-aimés, de même que vous avez toujours obéi, non seulement comme en ma présence, mais beaucoup plus maintenant en mon absence, travaillez à votre propre salut avec crainte et tremblement : ◊ 13 car c’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir. ◊ 14 Faites toutes choses sans murmures et sans raisonnements, ◊ 15 afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irréprochables, au milieu d’une génération tortue et perverse, parmi laquelle vous reluisez comme des luminaires dans le monde, ◊ 16 présentant la parole de vie, pour ma gloire au jour de Christ, [en témoignage] que je n’ai pas couru en vain ni travaillé en vain. ◊ 17 Mais si même je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux et je m’en réjouis avec vous tous. ◊ 18 Pareillement, vous aussi, soyez-en joyeux et réjouissez-vous-en avec moi.
◊ 19 Or j’espère dans le seigneur Jésus vous envoyer bientôt Timothée, afin que moi aussi j’aie bon courage quand j’aurai connu l’état de vos affaires ; ◊ 20 car je n’ai personne qui soit animé d’un même sentiment [avec moi] pour avoir une sincère sollicitude à l’égard de ce qui vous concerne ; ◊ 21 parce que tous cherchent leurs propres intérêts, non pas ceux de Jésus Christ. ◊ 22 Mais vous savez qu’il a été connu à l’épreuve, [savoir] qu’il a servi avec moi dans l’évangile comme un enfant [sert] son père. ◊ 23 J’espère donc l’envoyer incessamment, quand j’aurai vu la tournure que prendront mes affaires. ◊ 24 Mais j’ai confiance dans le Seigneur que, moi-même aussi, j’irai [vous voir] bientôt ; ◊ 25 mais j’ai estimé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite mon frère, mon compagnon d’œuvre et mon compagnon d’armes, mais votre envoyé et ministre pour mes besoins. ◊ 26 Car il pensait à vous tous avec une vive affection, et il était fort abattu parce que vous aviez entendu dire qu’il était malade ; ◊ 27 en effet il a été malade, fort près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et non seulement de lui, mais aussi de moi, afin que je n’eusse pas tristesse sur tristesse. ◊ 28 Je l’ai donc envoyé avec d’autant plus d’empressement, afin qu’en le revoyant vous ayez de la joie, et que moi j’aie moins de tristesse. ◊ 29 Recevez-le donc dans le Seigneur avec toute sorte de joie, et honorez de tels hommes ; ◊ 30 car, pour l’œuvre, il a été proche de la mort, ayant exposé sa vie, afin de compléter ce qui manquait à votre service envers moi.
Romains
11 ◊ 1 Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Qu’ainsi n’advienne ! Car moi aussi je suis Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin. ◊ 2 Dieu n’a point rejeté son peuple, lequel il a préconnu. Ne savez-vous pas ce que l’écriture dit dans [l’histoire d’]Élie, comment il fait requête à Dieu contre Israël ? ◊ 3 « *Seigneur, ils ont tué tes prophètes ; ils ont renversé tes autels ; et moi, je suis demeuré seul, et ils cherchent ma vie ». ◊ 4 Mais que lui dit la réponse divine ? « Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal ». ◊ 5 Ainsi donc, au temps actuel aussi, il y a un résidu selon [l’]élection de [la] grâce. ◊ 6 Or, si c’est par la grâce, ce n’est plus sur le principe des œuvres, puisque autrement la grâce n’est plus [la] grâce. ◊ 7 Quoi donc ? Ce qu’Israël recherche, il ne l’a pas obtenu, mais l’élection l’a obtenu, et les autres ont été endurcis, ◊ 8 selon qu’il est écrit : « Dieu leur a donné un esprit d’étourdissement, des yeux pour ne point voir et des oreilles pour ne point entendre, jusqu’au jour d’aujourd’hui ». ◊ 9 Et David dit : « Que leur table devienne pour eux un filet, et un piège, et une occasion de chute, et une rétribution ; ◊ 10 que leurs yeux soient obscurcis pour ne point voir ; et courbe continuellement leur dos ».
◊ 11 Je dis donc : Ont-ils bronché afin qu’ils tombassent ? Qu’ainsi n’advienne ! Mais par leur chute, le salut [parvient] aux nations pour les exciter à la jalousie. ◊ 12 Or, si leur chute est la richesse du monde, et leur diminution, la richesse des nations, combien plus le sera leur plénitude ! ◊ 13 Car je parle à vous, nations, en tant que moi je suis en effet apôtre des nations, je glorifie mon ministère, ◊ 14 si en quelque façon je puis exciter à la jalousie ma chair et sauver quelques-uns d’entre eux. ◊ 15 Car si leur réjection est la réconciliation du monde, quelle sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts.
◊ 16 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. ◊ 17 Or, si quelques-unes des branches ont été arrachées, et si toi qui étais un olivier sauvage, as été enté au milieu d’elles, et es devenu coparticipant de la racine et de la graisse de l’olivier, ◊ 18 ne te glorifie pas contre les branches ; mais si tu te glorifies, ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte. ◊ 19 Tu diras donc : Les branches ont été arrachées, afin que moi je fusse enté. ◊ 20 Bien ! elles ont été arrachées pour cause d’incrédulité, et toi tu es debout par la foi. Ne t’enorgueillis pas, ◊ 21 mais crains (si en effet Dieu n’a pas épargné les branches [qui sont telles] selon la nature), qu’il ne t’épargne pas non plus. ◊ 22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : la sévérité envers ceux qui sont tombés ; la bonté de Dieu envers toi, si tu persévères dans cette bonté ; puisque autrement, toi aussi, tu seras coupé. ◊ 23 Et eux aussi, s’ils ne persévèrent pas dans l’incrédulité, ils seront entés, car Dieu est puissant pour les enter de nouveau. ◊ 24 Car si toi, tu as été coupé de l’olivier qui selon la nature était sauvage, et as été enté contre nature sur l’olivier franc, combien plus ceux qui en sont selon la nature seront-ils entés sur leur propre olivier ? ◊ 25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée ; ◊ 26 et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : « Le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l’impiété. ◊ 27 Et c’est là l’alliance de ma part pour eux, lorsque j’ôterai leurs péchés ». ◊ 28 En ce qui concerne l’évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont bien-aimés à cause des pères. ◊ 29 Car les dons de grâce et l’appel de Dieu sont sans repentir. ◊ 30 Car comme vous aussi vous avez été autrefois désobéissants à Dieu et que maintenant vous êtes devenus des objets de miséricorde par la désobéissance de ceux-ci, ◊ 31 de même ceux-ci aussi ont été maintenant désobéissants à votre miséricorde, afin qu’eux aussi deviennent des objets de miséricorde. ◊ 32 Car Dieu a renfermé tous, [Juifs et nations], dans la désobéissance, afin de faire miséricorde à tous. ◊ 33 Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! ◊ 34 Car qui a connu la pensée du *Seigneur, ou qui a été son conseiller ? ◊ 35 ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu ? ◊ 36 Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen.
Matthieu
23 ◊ 1 Alors Jésus parla aux foules et à ses disciples, disant : ◊ 2 Les scribes et les pharisiens se sont assis dans la chaire de Moïse. ◊ 3 Toutes les choses donc qu’ils vous diront, faites-les et observez-les ; mais ne faites pas selon leurs œuvres, car ils disent et ne font pas ; ◊ 4 mais ils lient des fardeaux pesants et difficiles à porter, et les mettent sur les épaules des hommes, mais eux, ils ne veulent pas les remuer de leur doigt. ◊ 5 Et ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes ; car ils élargissent leurs phylactères et donnent plus de largeur aux franges [de leurs vêtements], ◊ 6 et ils aiment la première place dans les repas et les premiers sièges dans les synagogues, ◊ 7 et les salutations dans les places publiques, et à être appelés par les hommes : Rabbi, Rabbi ! ◊ 8 Mais vous, ne soyez pas appelés : Rabbi ; car un seul est votre conducteur, [le Christ] ; et vous, vous êtes tous frères. ◊ 9 Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre père, celui qui est dans les cieux. ◊ 10 Ne soyez pas non plus appelés conducteurs ; car un seul est votre conducteur, le Christ. ◊ 11 Mais le plus grand de vous sera votre serviteur. ◊ 12 Et quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé.
◊ 13 Mais malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous fermez le royaume des cieux devant les hommes ; car vous n’entrez pas vous-mêmes, ni ne permettez à ceux qui entrent, d’entrer. ◊ 15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez fils de la géhenne deux fois plus que vous. ◊ 16 Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : Quiconque aura juré par le temple, ce n’est rien ; mais quiconque aura juré par l’or du temple, est obligé. ◊ 17 Fous et aveugles ! car lequel est le plus grand, ou l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? ◊ 18 Et quiconque aura juré par l’autel, ce n’est rien ; mais quiconque aura juré par le don qui est dessus, est obligé. ◊ 19 Aveugles ! car lequel est le plus grand, ou le don, ou l’autel qui sanctifie le don ? ◊ 20 Celui donc qui jure par l’autel, jure par l’autel et par toutes les choses qui sont dessus ; ◊ 21 et celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui y habite ; ◊ 22 et celui qui jure par le ciel, jure par le trône de Dieu et par celui qui est assis dessus. ◊ 23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous payez la dîme de la menthe et de l’aneth et du cumin, et vous avez laissé les choses plus importantes de la loi, le jugement et la miséricorde et la fidélité ; il fallait faire ces choses-ci, et ne pas laisser celles-là. ◊ 24 Guides aveugles, qui coulez le moucheron et qui avalez le chameau ! ◊ 25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ; mais au-dedans, ils sont pleins de rapine et d’intempérance. ◊ 26 Pharisien aveugle ! nettoie premièrement le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors aussi soit net. ◊ 27 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, mais qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute sorte d’impureté. ◊ 28 Ainsi, vous aussi, au-dehors vous paraissez justes aux hommes, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité. ◊ 29 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous bâtissez les tombeaux des prophètes, et vous ornez les sépulcres des justes, ◊ 30 et vous dites : Si nous avions été dans les jours de nos pères, nous n’aurions pas pris part avec eux au sang des prophètes ; ◊ 31 en sorte que vous êtes témoins contre vous-mêmes que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes ; ◊ 32 et vous, — comblez la mesure de vos pères ! ◊ 33 Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au jugement de la géhenne ? ◊ 34 C’est pourquoi voici, moi, je vous envoie des prophètes, et des sages, et des scribes ; et vous en tuerez et vous en crucifierez, et vous en fouetterez dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville, ◊ 35 en sorte que vienne sur vous tout le sang juste versé sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste, jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel. ◊ 36 En vérité, je vous dis : toutes ces choses viendront sur cette génération. ◊ 37 Jérusalem, Jérusalem, la [ville] qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! ◊ 38 Voici, votre maison vous est laissée déserte, ◊ 39 car je vous dis : Vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du *Seigneur !
Apocalypse
18 ◊ 1 Après ces choses, je vis un autre ange descendant du ciel, ayant un grand pouvoir ; et la terre fut illuminée de sa gloire. ◊ 2 Et il cria avec une forte voix, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! et elle est devenue la demeure de démons, et le repaire de tout esprit immonde, et le repaire de tout oiseau immonde et exécrable ; ◊ 3 car toutes les nations ont bu du vin de la fureur de sa fornication, et les rois de la terre ont commis fornication avec elle, et les marchands de la terre sont devenus riches par la puissance de son luxe.
◊ 4 Et j’ouïs une autre voix venant du ciel, disant : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas de ses plaies : ◊ 5 car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités. ◊ 6 Donnez-lui comme elle [vous] a donné, et doublez-lui le double, selon ses œuvres ; dans la coupe qu’elle a mixtionnée, versez-lui le double. ◊ 7 Autant elle s’est glorifiée et a été dans les délices, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu’elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, et je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil ; ◊ 8 — c’est pourquoi en un seul jour viendront ses plaies, mort, et deuil, et famine, et elle sera brûlée au feu ; car le *Seigneur Dieu qui l’a jugée est puissant ! ◊ 9 Et les rois de la terre qui ont commis fornication et qui ont vécu dans les délices avec elle, pleureront et se lamenteront sur elle, quand ils verront la fumée de son embrasement, ◊ 10 — se tenant loin par crainte de son tourment, et disant : Hélas ! hélas ! la grande ville, Babylone, la ville forte ! car en une seule heure son jugement est venu. ◊ 11 Et les marchands de la terre pleurent et mènent deuil sur elle, parce que personne n’achète plus leur marchandise, ◊ 12 marchandise d’or, et d’argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de pourpre, et de soie, et d’écarlate, et tout bois de thuya, et tout article d’ivoire, et tout article en bois très précieux, et en airain, et en fer, et en marbre ; ◊ 13 et de la cannelle, et de l’amome, et des parfums, et de l’huile aromatique, et de l’encens, et du vin, et de l’huile, et de la fine farine, et du froment, et du bétail, et des brebis, et des chevaux, et des chariots, et des esclaves, et des âmes d’hommes. ◊ 14 Et les fruits du désir de ton âme se sont éloignés de toi ; et toutes les choses délicates et éclatantes ont péri pour toi ; et on ne les trouvera plus jamais. ◊ 15 Les marchands de ces choses, qui se sont enrichis par elle, se tiendront loin à cause de la crainte de son tourment, pleurant et menant deuil, ◊ 16 [et] disant : Hélas ! hélas ! la grande ville qui était vêtue de fin lin et de pourpre et d’écarlate, et parée d’or et de pierres précieuses et de perles ! car, en une seule heure, tant de richesses ont été changées en désolation ! ◊ 17 Et tout pilote, et quiconque navigue vers [quelque] lieu, et les matelots, et ceux qui sont occupés sur mer, se tenaient loin ; ◊ 18 et voyant la fumée de son embrasement, ils s’écrièrent, disant : Quelle [ville] est semblable à la grande ville ! ◊ 19 Et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et, pleurant et menant deuil, ils s’écriaient, disant : Hélas ! hélas ! la grande ville, dans laquelle, par son opulence, tous ceux qui avaient des navires sur la mer étaient devenus riches ! car, en une seule heure, elle a été désolée !
◊ 20 Ô ciel, réjouis-toi sur elle, et [vous] les saints et les apôtres et les prophètes ! car Dieu a jugé votre cause [en tirant vengeance] d’elle.
◊ 21 Et un ange puissant leva une pierre, comme une grande meule, et la jeta dans la mer, disant : Ainsi sera jetée avec violence Babylone la grande ville, et elle ne sera plus trouvée. ◊ 22 Et la voix des joueurs de harpe, et des musiciens, et des joueurs de hautbois, et de ceux qui sonnent de la trompette, ne sera plus ouïe en toi ; et aucun ouvrier, d’aucun métier, ne sera plus trouvé en toi ; et le bruit de la meule ne sera plus ouï en toi. ◊ 23 Et la lumière de la lampe ne luira plus en toi ; et la voix de l’époux et de l’épouse ne sera plus ouïe en toi ; car tes marchands étaient les grands de la terre ; car, par ta magie, toutes les nations ont été égarées. ◊ 24 Et en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous ceux qui ont été immolés sur la terre.
Matthieu
21 ◊ 1 Et quand ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples, ◊ 2 leur disant : Allez au village qui est vis-à-vis de vous, et aussitôt vous trouverez une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les et amenez-les-moi. ◊ 3 Et si quelqu’un vous dit quelque chose, vous direz : Le Seigneur en a besoin ; et aussitôt il les enverra. ◊ 4 Et tout cela arriva, afin que fût accompli ce qui avait été dit par le prophète, disant : ◊ 5 « Dites à la fille de Sion : Voici, ton roi vient à toi, débonnaire et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une ânesse ». ◊ 6 Et les disciples, s’en étant allés et ayant fait comme Jésus leur avait ordonné, ◊ 7 amenèrent l’ânesse et l’ânon, et mirent leurs vêtements dessus ; et il s’y assit. ◊ 8 Et une immense foule étendit ses vêtements sur le chemin, et d’autres coupaient des rameaux des arbres et les répandaient sur le chemin. ◊ 9 Et les foules qui allaient devant lui, et celles qui suivaient, criaient, disant : Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du *Seigneur ! Hosanna dans les lieux très hauts ! ◊ 10 Et comme il entrait dans Jérusalem, toute la ville fut émue, disant : Qui est celui-ci ? ◊ 11 Et les foules disaient : Celui-ci est Jésus, le prophète, qui est de Nazareth de Galilée.
◊ 12 Et Jésus entra dans le temple de Dieu, et chassa dehors tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; et il renversa les tables des changeurs et les sièges de ceux qui vendaient les colombes ; ◊ 13 et il leur dit : Il est écrit : « Ma maison sera appelée une maison de prière » ; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. ◊ 14 Et des aveugles et des boiteux vinrent à lui dans le temple, et il les guérit. ◊ 15 Et les principaux sacrificateurs et les scribes, voyant les merveilles qu’il faisait, et les enfants criant dans le temple et disant : Hosanna au fils de David ! en furent indignés, ◊ 16 et lui dirent : Entends-tu ce que ceux-ci disent ? Mais Jésus leur dit : Sans doute ; n’avez-vous jamais lu : « Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange » ? ◊ 17 Et les ayant laissés, il sortit de la ville [et s’en alla] à Béthanie ; et il y passa la nuit.
◊ 18 Et le matin, comme il retournait à la ville, il eut faim. ◊ 19 Et voyant un figuier sur le chemin, il s’en approcha ; et il n’y trouva rien que des feuilles ; et il lui dit : Que jamais aucun fruit ne naisse plus de toi ! Et à l’instant le figuier sécha. ◊ 20 Et les disciples, le voyant, en furent étonnés, disant : Comment en un instant le figuier est-il devenu sec ! ◊ 21 Et Jésus, répondant, leur dit : En vérité, je vous dis : Si vous avez de la foi et que vous ne doutiez pas, non seulement vous ferez ce qui [a été fait] au figuier, mais si même vous disiez à cette montagne : Ôte-toi et jette-toi dans la mer, cela se ferait. ◊ 22 Et quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez.
◊ 23 Et quand il fut entré dans le temple, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple vinrent à lui, comme il enseignait, disant : Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t’a donné cette autorité ? ◊ 24 Et Jésus, répondant, leur dit : Je vous demanderai, moi aussi, une chose ; et si vous me la dites, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais ces choses. ◊ 25 Le baptême de Jean, d’où était-il ? du ciel, ou des hommes ? Et ils raisonnaient en eux-mêmes, disant : Si nous disons : Du ciel, il nous dira : Pourquoi donc ne l’avez-vous pas cru ? ◊ 26 Et si nous disons : Des hommes, nous craignons la foule, car tous tiennent Jean pour un prophète. ◊ 27 Et, répondant, ils dirent à Jésus : Nous ne savons. Lui aussi leur dit : Moi non plus, je ne vous dis pas par quelle autorité je fais ces choses. ◊ 28 Mais que vous en semble ? Un homme avait deux enfants ; et venant au premier, il dit : [Mon] enfant, va aujourd’hui travailler dans ma vigne. ◊ 29 Et lui, répondant, dit : Je ne veux pas ; mais après, ayant du remords, il y alla. ◊ 30 Et venant au second, il dit la même chose ; et lui, répondant, dit : Moi [j’y vais], seigneur ; et il n’y alla pas. ◊ 31 Lequel des deux fit la volonté du père ? Ils lui disent : Le premier. Jésus leur dit : En vérité, je vous dis que les publicains et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. ◊ 32 Car Jean est venu à vous dans la voie de la justice, et vous ne l’avez pas cru ; mais les publicains et les prostituées l’ont cru ; et vous, l’ayant vu, vous n’en avez pas eu de remords ensuite pour le croire.
◊ 33 Écoutez une autre parabole : Il y avait un maître de maison, qui planta une vigne, et l’environna d’une clôture, et y creusa un pressoir, et y bâtit une tour ; et il la loua à des cultivateurs et s’en alla hors du pays. ◊ 34 Et lorsque la saison des fruits approcha, il envoya ses esclaves aux cultivateurs pour recevoir ses fruits. ◊ 35 Et les cultivateurs, ayant pris ses esclaves, battirent l’un, tuèrent l’autre, et en lapidèrent un autre. ◊ 36 Il envoya encore d’autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils leur firent de même. ◊ 37 Et enfin, il envoya auprès d’eux son fils, disant : Ils auront du respect pour mon fils. ◊ 38 Mais les cultivateurs, voyant le fils, dirent entre eux : Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et possédons son héritage. ◊ 39 Et l’ayant pris, ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. ◊ 40 Quand donc le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces cultivateurs-là ? ◊ 41 Ils lui disent : Il fera périr misérablement ces méchants, et louera sa vigne à d’autres cultivateurs qui lui remettront les fruits en leur saison. ◊ 42 Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les écritures : « La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin ; celle-ci est de par le *Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux » ? ◊ 43 C’est pourquoi je vous dis que le royaume de Dieu vous sera ôté, et sera donné à une nation qui en rapportera les fruits. ◊ 44 Et celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera. ◊ 45 Les principaux sacrificateurs et les pharisiens, ayant entendu ses paraboles, connurent qu’il parlait d’eux. ◊ 46 Et, cherchant à se saisir de lui, ils craignaient les foules, parce qu’elles le tenaient pour un prophète.
Psaumes
118 ◊ 1 Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours.
◊ 2 Qu’Israël dise, que sa bonté demeure à toujours !
◊ 3 Que la maison d’Aaron dise, que sa bonté demeure à toujours !
◊ 4 Que ceux qui craignent l’Éternel disent, que sa bonté demeure à toujours !
◊ 5 * Dans ma détresse j’ai invoqué Jah ; Jah m’a répondu, [et m’a mis] au large.
◊ 6 L’Éternel est pour moi, je ne craindrai pas ; que me fera l’homme ?
◊ 7 L’Éternel est pour moi entre ceux qui me secourent ; et moi je verrai [mon plaisir] en ceux qui me haïssent.
◊ 8 Mieux vaut mettre sa confiance en l’Éternel que de se confier en l’homme.
◊ 9 Mieux vaut mettre sa confiance en l’Éternel que de se confier dans les principaux.
◊ 10 * Toutes les nations m’avaient environné ; au nom de l’Éternel, certes je les ai détruites.
◊ 11 Elles m’avaient environné, oui, environné ; au nom de l’Éternel, certes je les ai détruites.
◊ 12 Elles m’avaient environné comme des abeilles ; elles ont été éteintes comme un feu d’épines ; au nom de l’Éternel, certes je les ai détruites.
◊ 13 * Tu m’avais rudement poussé, pour que je tombasse ; mais l’Éternel m’a été en secours.
◊ 14 Jah a été ma force et mon cantique, et il a été mon salut.
◊ 15 * La voix de triomphe et de salut est dans les tentes des justes : la droite de l’Éternel agit puissamment ;
◊ 16 La droite de l’Éternel est haut élevée, la droite de l’Éternel agit puissamment ;
◊ 17 Je ne mourrai pas, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres de Jah.
◊ 18 Jah m’a sévèrement châtié, mais il ne m’a pas livré à la mort.
◊ 19 * Ouvrez-moi les portes de la justice ; j’y entrerai, je célébrerai Jah.
◊ 20 C’est ici la porte de l’Éternel, les justes y entreront.
◊ 21 Je te célébrerai, car tu m’as répondu, et tu as été mon salut.
◊ 22 * La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle.
◊ 23 Ceci a été de par l’Éternel : c’est une chose merveilleuse devant nos yeux.
◊ 24 C’est ici le jour que l’Éternel a fait ; égayons-nous et réjouissons-nous en lui !
◊ 25 Ô Éternel, sauve, je te prie ! Éternel, je te prie, donne la prospérité !
◊ 26 Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel ! Nous vous avons bénis de la maison de l’Éternel.
◊ 27 * L’Éternel est *Dieu, et il nous a donné la lumière. Liez avec des cordes le sacrifice aux cornes de l’autel.
◊ 28 Tu es mon *Dieu, et je te célébrerai, — mon Dieu, je t’exalterai.
◊ 29 Célébrez l’Éternel ! car il est bon, car sa bonté demeure à toujours.