Première épître de Jean

De mipe
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1 1Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de la vie 2(et la vie a été manifestée ; et nous avons vu, et nous déclarons[1], et nous vous annonçons[T 1] la vie éternelle, qui[T 2] était auprès du Père et qui nous a été manifestée) ; 3ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons[T 1], afin que vous aussi vous ayez communion avec nous : or[T 3] notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. 4Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie.

5Et c’est ici le message[2] que nous avons entendu de lui et que nous vous annonçons, [savoir] que Dieu est lumière et qu’il n’y a en lui aucunes ténèbres.

6Si[3] nous disons[T 4] que nous avons communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons et nous ne pratiquons pas la vérité ; 7mais si nous marchons[T 5] dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ[T 6] son Fils nous purifie de tout[4] péché.

8Si nous disons[T 5] que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.

9Si nous confessons[T 5] nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité[5][T 7].

10Si nous disons[T 5] que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur et sa parole n’est pas en nous.

2 1Mes enfants, je vous écris ces choses afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat[6][T 8] auprès du Père, Jésus Christ, le juste ; 2et lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier.

3Et par ceci nous savons que nous le connaissons[T 9], [savoir] si nous gardons ses commandements. 4Celui qui dit : Je le connais, et qui ne garde pas ses commandements, est menteur, et la vérité n’est pas en lui. 5Mais quiconque garde[T 10] sa parole, — en lui l’amour de Dieu est véritablement consommé : par cela nous savons que nous sommes en lui. 6Celui qui dit demeurer en lui, doit lui-même aussi marcher comme lui a marché.

7Bien-aimés[7], je ne vous écris pas un commandement nouveau, mais un commandement ancien que vous avez eu[T 11] dès le commencement. Le commandement ancien est la parole que vous avez entendue[8]. 8Encore une fois, je vous écris un commandement nouveau, ce qui est vrai en lui et en vous, parce que les ténèbres s’en vont et que la vraie lumière luit déjà. 9Celui qui dit être dans la lumière et qui hait son frère, est dans les ténèbres[T 12] jusqu’à maintenant. 10Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a point en lui d’occasion de chute. 11Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, et il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.

12Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom.

13Je vous écris, pères, parce que vous connaissez[9][T 13] celui qui est dès le commencement.

Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu[10][T 13] le méchant.

Je vous écris[T 14], petits enfants, parce que vous connaissez[9][T 13] le Père.

14Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez[9][T 13] celui qui est dès le commencement.

Je vous ai écrit, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu[10][T 13] le méchant. 15N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui ; 16parce que tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, et la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, n’est pas du Père, mais est du monde ; 17et le monde s’en va et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

18Petits enfants, c’est la dernière heure[T 15] ; et comme vous avez entendu que l’antichrist vient, maintenant aussi il y a[T 16] plusieurs antichrists, par quoi nous savons que c’est la dernière heure : 19ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres[11] ; car s’ils eussent été des nôtres[11], ils fussent demeurés avec nous ; mais c’est afin qu’ils fussent manifestés comme n’étant aucun [d’eux][T 17] des nôtres[11]. 20Et vous, vous avez l’onction de la part du Saint et vous connaissez toutes choses. 21Je ne vous ai pas écrit parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez et qu’aucun mensonge ne vient de la vérité. 22Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antichrist, qui nie le Père et le Fils. 23Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père[12]. 24Pour vous[13], que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous : si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous aussi vous demeurerez dans le Fils et dans le Père. 25Et c’est ici la promesse que lui nous a promise, — la vie éternelle. 26Je vous ai écrit ces choses touchant ceux qui vous égarent ; 27et, pour vous[T 18], l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin que personne vous enseigne ; mais comme la même onction vous enseigne à l’égard de toutes choses, et qu’elle est vraie et n’est pas mensonge, — et selon qu’elle vous a enseignés, vous demeurerez[T 19] en lui.

28Et maintenant, enfants, demeurez en lui, afin que, quand[T 20] il sera manifesté, nous ayons de l’assurance et que nous ne soyons pas couverts de honte, de par lui[14], à sa venue.

29Si vous savez[T 21] qu’il est juste, sachez[T 22] que quiconque[T 23] pratique la justice est né de lui. 3 1— Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu[T 24] ; c’est pourquoi le monde ne nous connaît pas, parce qu’il ne l’a pas connu. 2Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté[T 25] ;[15] nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est. 3Et quiconque a cette espérance en lui[16] se purifie, comme lui est pur.

4Quiconque pratique le péché, pratique aussi l’iniquité[17], et le péché est l’iniquité[17]. 5Et vous savez que lui a été manifesté, afin qu’il ôtât nos[18] péchés ; et il n’y a point de péché en lui. 6Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu[19][T 26], ni ne l’a pas connu[T 27].

7Enfants, que personne ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste, comme lui est juste. 8Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche. C’est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu’il détruisît les œuvres du diable. 9Quiconque[T 28] est né de Dieu ne pratique pas le péché, car la semence de Dieu[20] demeure en lui, et il ne peut pas pécher, parce qu’il est né de Dieu. 10Par ceci sont [rendus] manifestes les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque[T 28] ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et celui qui n’aime pas son frère. 11Car c’est ici le message que vous avez entendu dès le commencement, [savoir] que nous nous aimions l’un l’autre, 12non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes.

13Ne vous étonnez pas,[21] frères, si le monde vous hait. 14Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères ; celui qui n’aime pas son[22] frère[T 29] demeure dans la mort. 15Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

16Par ceci nous avons connu[23][T 30] l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous ; et nous, nous devons laisser nos vies pour les frères. 17Mais celui qui a les biens[24][T 31] de ce monde, et qui voit son frère dans le besoin, et qui lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?

18[25]Enfants, n’aimons pas de parole ni de langue, mais en action et en vérité. 19Et par ceci nous saurons[26] que nous sommes de la vérité, et nous assurerons[T 32] nos cœurs devant lui 20— que, si notre cœur nous condamne[T 33], Dieu est plus grand que notre cœur et il sait toutes choses. 21Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance envers Dieu ; 22et quoi que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant lui. 23— Et c’est ici son commandement, que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions l’un l’autre, selon qu’il nous en a donné le commandement[T 34] ; 24et celui qui garde ses commandements demeure en lui, et lui en cet homme[27] ; et par ceci nous savons qu’il demeure en nous, [savoir] par l’Esprit qu’il nous a donné.

4 1Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits [pour voir] s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde. 2Par ceci vous connaissez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu en chair est de Dieu, 3et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair[T 35] n’est pas de Dieu ; et ceci est l’[esprit][28] de l’antichrist, duquel vous avez ouï dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde. 4Pour vous, enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. 5Pour eux, ils sont du monde ; c’est pourquoi ils parlent selon les principes du monde, et le monde les écoute. 6Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : à cela nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur.

7Bien-aimés, aimons-nous l’un l’autre, car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. 8Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. 9En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour[29][T 36] nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ; 10en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils [pour être la] propitiation pour nos péchés.

11Bien-aimés, si Dieu nous aima ainsi, nous aussi nous devons nous aimer l’un l’autre. 12Personne ne vit jamais Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est consommé en[T 37] nous. 13Par ceci nous savons que nous demeurons en lui et lui en nous, c’est qu’il nous a donné de son Esprit ; 14et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils [pour être le] Sauveur du monde.

15Quiconque confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. 16Et nous[T 38] avons connu et cru l’amour que Dieu a pour[29][T 39] nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui. 17En ceci est consommé l’amour avec nous, afin que nous ayons toute assurance au jour du jugement, c’est que, comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde. 18Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte porte avec elle du tourment ; et celui qui craint n’est pas consommé dans l’amour. 19Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier.

20Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, il est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? 21Et nous avons ce commandement de sa part, que celui qui aime Dieu, aime aussi son frère.

5 1Quiconque croit que Jésus est le Christ, est né de Dieu ; et quiconque aime celui qui a engendré, aime aussi celui qui est engendré de lui. 2Par ceci nous savons que nous aimons les enfants de Dieu, c’est quand nous aimons Dieu et que nous gardons ses commandements ; 3car c’est ici l’amour de Dieu, que nous gardions ses commandements, et ses commandements ne sont pas pénibles, 4parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et c’est ici la victoire qui a vaincu le monde, [savoir] notre foi. 5Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?

6C’est lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non-seulement dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la vérité[T 40] ; 7car il y en a trois qui rendent témoignage[T 41] : 8l’Esprit, et l’eau, et le sang[30], et les trois sont [d’accord] pour un même[T 42] [témoignage]. 9Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ; car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils. 10Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au dedans de lui-même ; celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. 11Et c’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : 12Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie.

13Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu[31][T 43].

14Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; 15et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses[32] que nous lui avons demandées.

16Si quelqu’un voit son frère pécher d’un péché qui ne soit pas à la mort, il demandera [pour lui] ; et il lui donnera la vie, [savoir] à ceux qui ne pèchent pas à la mort. Il y a un péché à la mort : pour ce péché-là, je ne dis pas qu’il demande. 17Toute iniquité[33][T 44] est péché, et il y a tel péché qui n’est pas à la mort. 18Nous savons que quiconque[T 45] est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le méchant ne le touche pas. 19Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant[T 46]. 20Or nous savons que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, [savoir] dans son Fils Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle.

21Enfants, gardez-vous des idoles.[34]



  1. litt. : témoignons.
  2. R. litt. : promesse.
  3. le cas étant que (ici, et dans tous ces passages introduits par « si »).
  4. ou : chaque.
  5. ailleurs aussi : injustice.
  6. plutôt patron, le soutien et le défenseur des intérêts de ses clients ; ailleurs : Consolateur.
  7. R. : Frères.
  8. R. aj. : dès le commencement.
  9. 9,0 9,1 et 9,2 avez connu et connaissez.
  10. 10,0 et 10,1 avez vaincu et êtes victorieux.
  11. 11,0 11,1 et 11,2 litt. : de nous.
  12. R. om. : celui qui confesse le Fils a aussi le Père.
  13. R. aj. : donc.
  14. ou : [étant chassés] de devant lui.
  15. R. aj. : mais.
  16. en Lui qui doit être manifesté.
  17. 17,0 et 17,1 une marche sans loi, sans frein.
  18. pl. om. : nos.
  19. ou : Nul qui demeure en lui ne pèche ; nul qui pèche ne l’a vu.
  20. litt. : sa semence.
  21. R. aj. : mes.
  22. litt. : le.
  23. avons connu et connaissons.
  24. biens ou subsistance.
  25. R. aj. : Mes.
  26. R. : savons.
  27. litt. : en lui.
  28. [esprit], dans le sens de principe.
  29. 29,0 et 29,1 pour, à l’égard de.
  30. R. : car il y en a trois dans le ciel qui rendent témoignage, — le Père, la Parole, et le Saint Esprit, et ces trois sont un ; et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre, — l’Esprit, et l’eau, et le sang.
  31. R. : écrit ces choses à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle et afin que vous croyiez au nom du Fils de Dieu.
  32. litt. : les demandes.
  33. ailleurs aussi : injustice.
  34. R. aj. : Amen.



Notes de la version de 1872

  1. 1,0 et 1,1 ἀπαγγέλλω, rapporter quelque chose que nous avons appris.
  2. ἥτις — le caractère, non pas seulement la déclaration du fait.
  3. litt. : or aussi.
  4. Dans tous ces passages, le grec a le verbe au subjonctif, et pose le cas introduit par le « si ».
  5. 5,0 5,1 5,2 et 5,3 Dans tous ces cas, le grec a le verbe au subjonctif, et suppose le cas qu’on fasse ainsi.
  6. qqs. om. : Christ.
  7. ἀδιϰία ; — comp. 5, 17.
  8. παράϰλετος, traduit ailleurs : consolateur (Jean 14, etc.). Christ s’occupe de nos affaires et soutient notre cause dans le ciel, le Saint Esprit sur la terre, comme le patron romain soutenait les intérêts de ses clients à tous égards.
  9. ἐγνώϰαμεν, au parfait : sommes arrivés à le connaître et continuons ainsi.
  10. encore un subjonctif ; voyez la note, 1, 6. Nous pourrions dire en français : gardera.
  11. ou : aviez.
  12. Il ne s’agit pas dans ces passages simplement de l’état d’un homme qui est dans l’obscurité, mais des ténèbres dans un sens spécifique — de l’ignorance et de la non révélation de Dieu ; seulement c’est abstrait et ainsi absolu, quoique sans doute les ténèbres soient plus négatives que la lumière. Les ténèbres sont la condition naturelle de l’homme pécheur sans Dieu qui est lumière — la créature sans Dieu. C’est pourquoi, dans l’évangile, nous lisons : la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas comprise. Le « s’en vont » du vers. 8, ici, est abstrait ; la vraie lumière luit, cela est vrai absolument, que la lumière soit vue ou non. Mais quoique quelques-uns eussent reçu la lumière, l’apôtre ne pouvait pas dire que les ténèbres avaient entièrement disparu, car elles n’avaient pas disparu — sauf toutefois pour quelques-uns qui avaient été autrefois ténèbres et qui étaient maintenant lumière dans le seigneur (Éph. 5, 8). Ce n’était donc pas ici comme dans l’évangile, alors que Christ était sur la terre, car alors les ténèbres ne comprirent point la lumière luisant dans les ténèbres — elles éteignirent plutôt la lumière. Aussi longtemps qu’il fut dans le monde, il était la lumière du monde. Maintenant il en était autrement : les ténèbres s’en allaient.
  13. 13,0 13,1 13,2 13,3 et 13,4 ἐγνώϰατε, νενιϰήϰατε au parfait, vous avez connu et connaissez, vous avez vaincu et êtes victorieux, l’état produit continue.
  14. Un grand nombre d’anciens mss ont : Je vous ai écrit, mais je crois que c’est une altération du texte, venant de ce qu’on a oublié que petits enfants (παιδία) vient au vers. 18. παιδία et τεϰνία ne sont pas synonymes. Je signale seulement le fait sans rien changer au texte.
  15. Jean dit continuellement ῶρα pour le temps, comme Jean 5, 35 et ailleurs. ῶρα est proprement une certaine époque déterminée du temps. Jean l’emploie constamment pour une période caractérisée par une chose et envisagée ainsi comme un seul temps, comme nous disons : l’heure de sa grandeur.
  16. γεγόνασιν. « Il y a » ne rend pas tout à fait le sens, ne donnant pas l’idée qu’ils ont paru sur la scène ; il y a eu, laisserait supposer qu’ils ne sont plus là, ce qui n’est pas dans γεγόνασιν. — γίνομαι, c’est ce qui n’existait pas auparavant, mais commence ou devient ; en allemand : werden, non pas : sein. Comp. Jean 1, 6, 17 ; 8, 58.
  17. c. à d. que « tous » ils n’étaient pas des nôtres. Je pense que la différence dans l’emploi de πᾶς avec une négation, est celle-ci : οὐ πᾶσα σάρξ signifie : « pas toute chair » (voyez 1 Cor. 15, 39), tandis que dans πᾶσα σὰρξ οὐϰ ἔστι, où la négation est attachée au verbe, πᾶσα σάρξ signifie en résultat : nulle chair (comp. Matt. 24, 22 ; Rom. 3, 20 ; et ici vers. 21, πᾶν ψεῦδος… οὐϰ ἔστι). La négation avec le nom contredit l’universalité ; avec le verbe, elle contredit, quant à l’universalité, le fait établi dans la phrase, ce qui est le cas que nous avons ici. La négation est jointe au verbe ; la plupart des versions disent : qu’ils ne sont pas tous des nôtres, mais cela impliquerait que quelques-uns des antichrists étaient des nôtres, ce qui n’est certes pas le cas. Voyez aussi 3, 6, 9, 10, 15 ; 5, 18 ; et Luc 1, 37.
  18. ὑμεῖς, impliquant toujours une certaine emphase, malgré son usage si universel dans Jean.
  19. Il n’est pas bien certain qu’il ne faille pas lire μένετε (à l’impératif), c. à d. demeurez. Ainsi ont A, B, C, Vg., et Ital., mais je ne pense pas qu’ils méritent confiance ici. א omet depuis vous au second demeurerez, par homœoteleuton. De Wette a : vous demeurerez ; ainsi Tisch. septième édition ; mais dans la huitième édition, il lit : demeurez. Selon Griesbach, les deux leçons sont d’un poids égal. Lachm., et avec lui Alford, ont : demeurez.
  20. litt. : si, ἐάν ; (comp. 3, 2 et 3 Jean 10). Ce « si » met en évidence ce qui découle de l’existence du fait, et le « quand » ne se rapporte pas au temps — mais en supposant le fait : afin qu’à quelque moment qu’il s’accomplisse, nous soyons tels ; — que si l’un a lieu, l’autre aussi soit.
  21. ici εἰδῆτε, savez ; plus loin : γινώσϰετε, sachez, avec le sens de : connaissance de quelque chose comme de dehors, connaissance qui vient d’un témoignage à nous rendu. Comp. la note, 1 Cor. 8, 1.
  22. ou : vous savez.
  23. pl. aj. : aussi.
  24. pl. aj. : et nous [le] sommes ; mais c’est probablement une glose.
  25. Il s’agit d’une manifestation réelle, non d’une révélation pour la foi ; j’ajoute cette observation, parce que le français, n’a pas encore été manifesté, pourrait laisser quelque doute sur ce point.
  26. On pourrait traduire aussi : Nul qui demeure… ne pèche ; et : nul qui pèche ne l’a vu, πᾶς… οὐϰ ; voyez 2, 19.
  27. Au parfait, impliquant la toujours présente continuité de l’état de ne pas voir et de ne pas connaître.
  28. 28,0 et 28,1 voyez vers. 6 et 2, 19.
  29. litt. : le frère ; — pl. om. : le frère ; dans ce cas il faut lire : ne [l’]aime pas ou : n’aime pas [son frère].
  30. ou : nous connaissons ; c’est le parfait, qui implique la continuité de l’effet produit.
  31. βίος, ce qui est nécessaire à la vie, la subsistance.
  32. litt. : persuaderons.
  33. Ce texte me semble avoir tourmenté sans raison les commentateurs. ὅτι, que, se rapporte à ἐν τούτῳ, par ceci (vers. 19), montrant ce qui éprouve et sonde réellement. La répétition de ὅτι n’a rien d’inusité ; voyez Éph. 2, 11, 12. Ce à quoi τούτῳ se rapporte, suit très fréquemment dans Jean, comme vers. 24 ; 4, 17 et ailleurs, souvent même avec ὅτι. Dieu est plus grand est évidemment une pierre de touche, quelque chose qui sonde.
  34. litt. : comme il nous a donné commandement.
  35. qqs. om. : Christ et venu en chair, et mettent un article devant Jésus, parlant ainsi de Jésus comme d’une personne connue de l’écrivain et reconnue par lui et ainsi présentée. א a : seigneur, et : venu en chair. C est lacéré.
  36. ἐν ἡμῖν, pour ce qui nous concerne, à notre égard. L’idée de l’amour de Dieu reste absolue ; seulement il a été manifesté, pour ce qui nous concerne, en ceci, que Dieu a envoyé…
  37. Ce n’est pas seulement envers, mais l’amour de la part de Dieu ; toutefois l’amour demeure sur ceux qui en sont les objets.
  38. nous emphatique.
  39. encore ἐν ἡμῖν ; voyez vers. 9.
  40. ou : est vérité ; mais la proposition est réciproque — on peut entendre vérité dans le sens seulement de vrai, mais l’Esprit est la vérité elle-même.
  41. R. : car il y en a trois dans le ciel qui rendent témoignage — le père, la parole et le saint esprit, et ces trois sont un ; et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre — l’esprit, l’eau et le sang. Ces mots, comme chacun sait, ont été introduits ici sans que l’autorité des mss vienne aucunement les appuyer.
  42. εἰς τὸ ἕν εἰσι, tendent à un seul et même but, à une seule et même chose dans leur témoignage. C’est plus que seulement être d’accord ou s’accorder.
  43. La liaison est plus ou moins contestée : א, B, lient « qui croyez » au premier « vous » au datif, faisant de « afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle » une parenthèse. Je vous ai écrit (afin que… vie éternelle), [à vous] qui croyez… — R. : je vous ai écrit ces choses à vous qui croyez au nom du fils de Dieu, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle et afin que vous croyiez au nom du fils de Dieu…
  44. ici ἀδιϰία, comme 1, 9, non pas ἀνομία, traduit aussi par : iniquité.
  45. voyez 3, 6, la note.
  46. ou : dans le mal ; mais ailleurs, dans cette épître, le mot est employé pour le méchant.