Première épître de Pierre

De mipe
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1 1Pierre, apôtre de Jésus Christ, à ceux de la dispersion, du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie, qui séjournent [parmi les nations], 2élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ[1] : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !

3Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, 4pour un héritage incorruptible, sans souillure[T 1], immarcescible, conservé dans les cieux pour vous[2], 5qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut[3] qui est prêt à être révélé au[T 2] dernier temps ; 6en quoi[4][T 3] vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est nécessaire, 7afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée [tourner] à louange, et à gloire, et à honneur[T 4], dans la révélation de Jésus Christ, 8lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en[T 5] lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse[5], 9recevant la fin de votre foi, [le] salut des âmes[6][T 6] ; 10duquel salut les[7] prophètes qui ont prophétisé de la grâce qui vous était destinée se sont informés et enquis avec soin, 11recherchant quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient ; 12et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous[2], qu’ils administraient ces choses, qui vous sont maintenant annoncées par ceux qui vous ont annoncé la bonne nouvelle par[T 7] l’Esprit Saint envoyé du ciel, dans lesquelles des anges désirent de regarder de près.

13C’est pourquoi, ayant ceint[T 8] les reins de votre entendement et étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ, 14— comme des enfants d’obéissance, ne vous conformant pas à vos convoitises d’autrefois pendant votre ignorance ; 15mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute [votre] conduite ; 16parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint »[8]. 17Et si vous invoquez comme père celui qui, sans acception de personnes, juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour [ici-bas], 18sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères, non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, 19mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache[T 9], 20préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps[9] pour vous, 21qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance fussent[T 10] en Dieu. 22Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité[10], pour [que vous ayez] une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur, 23vous qui êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais [par une semence] incorruptible, par la vivante et permanente[11][T 11] parole de Dieu : 24parce que « toute chair est comme l’herbe, et toute sa gloire[12] comme la fleur de l’herbe : l’herbe a séché et sa[T 12] fleur est tombée, 25mais la parole du *Seigneur[T 13] demeure éternellement »[13]. Or c’est cette parole qui vous a été annoncée[T 14].

2 1Rejetant donc toute malice et toute fraude, et l’hypocrisie et l’envie[14], et toutes médisances, 2désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel[T 15], 3afin que vous croissiez par lui à salut[15], si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon ; 4duquel vous approchant [comme] d’une pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse auprès de Dieu, 5vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle, [T 16]une sainte sacrificature, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. 6Parce qu’on[16] trouve dans l’écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse ; et celui qui croit en elle[17] ne sera point confus »[18]. 7C’est donc pour vous qui croyez, qu’elle a ce prix ; mais pour les désobéissants, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du coin »[19], 8« et une pierre d’achoppement et un rocher de chute[T 17] »[20], lesquels heurtent contre la parole, étant désobéissants[T 18], à quoi aussi ils ont été destinés. 9Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte[21], un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ; 10vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu ; vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde[T 19], mais qui maintenant avez obtenu miséricorde[T 19][22].

11Bien-aimés, je vous exhorte, comme forains et étrangers, à vous abstenir des convoitises charnelles, lesquelles[T 20] font la guerre à l’âme, 12ayant une conduite honnête parmi les nations, afin que, quant aux choses dans lesquelles[T 21] ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ils glorifient Dieu au jour de la visitation, à cause de vos bonnes œuvres qu’ils observent[23][T 22].

13Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au roi comme étant au-dessus de tous, 14soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien ; 15car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens[T 23], 16comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté, mais comme esclaves de Dieu. 17Honorez[T 24] tous les hommes ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi.

18Vous, domestiques[T 25], soyez soumis en toute crainte à vos maîtres[24], non-seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont fâcheux ; 19car c’est une chose digne de louange[T 26], si quelqu’un, par conscience envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement. 20Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous l’endurez ? mais si, en faisant le bien[T 27], vous souffrez, et que vous l’enduriez, cela est digne de louange[T 26] devant Dieu, 21car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous[T 28], vous laissant un modèle[T 29], afin que vous suiviez ses traces, 22« lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude »[25] ; 23qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait[26][T 30] à celui qui juge justement ; 24qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts aux péchés[T 31], nous vivions à la justice ; « par la meurtrissure[T 32] duquel vous avez été guéris »[27] ; 25car vous étiez errants comme des brebis[28], mais maintenant vous êtes retournés au berger et au surveillant de vos âmes.

3 1Pareillement, vous, femmes, soyez soumises[T 33] à vos propres maris, afin que, si même il y en a qui n’obéissent pas à la parole, ils soient[T 34] gagnés sans [la] parole, par la conduite de leurs femmes, 2ayant observé la pureté de votre conduite dans la crainte, 3— vous, dont la parure ne doit pas être [une parure] extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être paré d’or et habillé de [beaux] vêtements, 4mais l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu ; 5car c’est ainsi que jadis se paraient aussi les saintes femmes qui espéraient en Dieu, étant soumises[T 33] à leurs propres maris, 6comme Sara obéissait à Abraham, l’appelant seigneur, de laquelle vous êtes devenues les enfants, en faisant le bien[T 35] et en ne craignant aucune frayeur.

7Pareillement, vous, maris, demeurez avec elles selon la connaissance, comme avec un vase plus faible, [c’est-à-dire] féminin, leur portant honneur comme étant aussi ensemble héritiers de la grâce de la vie, pour que[T 36] vos prières ne soient pas interrompues.

8Enfin, soyez tous d’un même sentiment, sympathisants, fraternels, compatissants, humbles[29], 9ne rendant pas mal pour mal, ou outrage pour outrage, mais au contraire bénissant, [T 37]parce que[30] vous avez été appelés à ceci, c’est que[31] vous héritiez de la bénédiction ; 10« car celui qui veut aimer la vie et voir d’heureux jours, qu’il garde sa langue de mal, et ses lèvres de proférer la fraude ; 11qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien ; qu’il recherche la paix et qu’il la poursuive ; 12car les yeux du *Seigneur[T 38] sont sur les justes et ses oreilles sont [tournées] vers leurs supplications ; mais la face du *Seigneur[T 38] est contre ceux qui font le mal »[32]. 13Et qui est-ce qui vous fera du mal, si vous êtes devenus les imitateurs de celui qui[33] est bon ? 14Mais, si même vous souffrez pour la justice, vous êtes bienheureux ; « et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas troublés, 15mais sanctifiez le *Seigneur le Christ[34][T 39] dans vos cœurs »[35] ; et soyez toujours prêts à répondre, mais[36] avec douceur et crainte, à quiconque vous demande raison[T 40] de l’espérance qui est en vous, 16ayant une bonne conscience, afin que, quant aux choses dans lesquelles[T 41] ils médisent de vous comme de gens qui font le mal, ceux qui calomnient votre bonne conduite en Christ, soient confus. 17Car il vaut mieux, si la volonté de Dieu le voulait[37][T 42], souffrir en faisant le bien, qu’en faisant le mal ; 18car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, [le] juste pour les injustes[T 43], afin qu’il nous amenât à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit[T 44], 19par lequel aussi étant allé, il a prêché aux esprits [qui sont] en prison, 20qui ont été autrefois désobéissants[38][T 45], quand[39] la patience[40][T 46] de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que l’arche se construisait, dans laquelle un petit nombre, savoir huit personnes, furent sauvées[T 47] à travers l’eau ; 21or[T 48] cet antitype[41] vous[42][T 49] sauve aussi maintenant, [c’est-à-dire] le baptême, non le dépouillement de la saleté de la chair, mais la demande[43][T 50] à Dieu d’une bonne conscience[T 51], par la résurrection de Jésus Christ, 22qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, et autorités, et puissances lui étant soumis.

4 1Christ donc ayant souffert pour nous[44][T 52] dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que[45] celui qui a souffert dans la chair s’est reposé du[46][T 53] péché, 2pour ne plus vivre le reste de [son] temps dans la chair pour les[47][T 54] convoitises des hommes, mais pour la volonté de Dieu. 3Car il nous suffit d’avoir accompli, dans le temps déjà écoulé[48], la volonté[T 55] des nations, alors que nous marchions dans la débauche, les convoitises, l’ivrognerie, les excès dans le manger et le boire et les criminelles idolâtries, 4en quoi ils trouvent étrange que vous ne couriez pas avec eux dans le même bourbier de corruption[T 56], [vous] disant des injures ; 5et ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et les morts. 6Car c’est pour cela qu’il a été évangélisé à ceux aussi qui sont morts[T 57], afin qu’ils fussent jugés, selon les hommes, quant à[49] la chair ; et qu’ils vécussent, selon Dieu, quant à l’esprit[50].

7Mais la fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier[T 58] ; 8mais, avant toutes choses, ayant entre vous un amour fervent, car l’amour couvre[51] une multitude de péchés ; 9étant hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures. 10Suivant que chacun de vous a reçu quelque don de grâce, employez-le les uns pour les autres, comme bons dispensateurs[52] de la grâce variée de Dieu. 11Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle[T 59] de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui est la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.

12Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous, qui est venu sur vous pour votre épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; 13mais, en tant que[53] vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport. 14Si vous êtes insultés pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire[T 60] et de Dieu repose sur vous : [de leur part, il est blasphémé, mais quant à vous, glorifié][T 61]. 15Mais que nul de vous ne souffre comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui ; 16mais si [quelqu’un souffre] comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom[54]. 17Car le temps [est venu] de commencer le jugement par la maison de Dieu ; mais s’il commence premièrement par nous, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas[55] à l’évangile de Dieu ? 18Et si le juste est sauvé difficilement[T 62], où paraîtra l’impie et le pécheur ?

19Que ceux donc aussi qui souffrent selon la volonté de Dieu, remettent leurs âmes en faisant le bien,[56][T 63] à un fidèle créateur.

5 1J’exhorte[T 64] les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien avec eux et témoin des souffrances de Christ, qui aussi ai part à la gloire qui va être révélée : 2paissez[T 65] le troupeau de Dieu qui est avec vous, le surveillant, non point par contrainte, mais volontairement, ni pour un gain honteux, mais de bon gré, 3ni comme dominant sur des héritages[T 66], mais en étant [les] modèles du troupeau ; 4et quand le souverain pasteur sera manifesté, vous recevrez la couronne inflétrissable[T 67] de gloire.

5Pareillement, vous, jeunes gens, soyez soumis aux anciens ; et tous, les uns à l’égard des autres, soyez[57] revêtus d’humilité ; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne [la] grâce aux humbles[58]. 6Humiliez-vous[T 68] donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève quand le temps sera venu, 7rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous.

8Soyez sobres, veillez[T 69] :[59] votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour [de vous], cherchant qui il pourra dévorer. 9Résistez-lui, étant fermes dans[60] la foi, sachant que les mêmes souffrances s’accomplissent dans vos frères qui sont dans le monde. 10Mais le Dieu de toute grâce, qui vous[61] a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira[62] sur un fondement [inébranlable]. 11À lui [la gloire et][T 70] la puissance, aux siècles des siècles ! Amen.

12Je vous ai écrit brièvement par Silvain, qui est un frère fidèle, comme je le pense[T 71], vous exhortant et attestant que cette [grâce] dans laquelle vous êtes[T 72] est la vraie grâce de Dieu. 13Celle qui est élue avec vous[63][T 73] à Babylone, vous salue, et Marc, mon fils. 14Saluez-vous les uns les autres par un baiser d’amour. Paix soit à vous tous qui êtes en Christ[64] !



  1. de Jésus Christ se lie à obéissance comme à aspersion du sang.
  2. 2,0 et 2,1 R. : nous.
  3. ou : une délivrance.
  4. ou : dans lequel [temps].
  5. litt. : glorifiée.
  6. litt. : un salut d’âmes, en contraste avec des délivrances temporelles.
  7. litt. : des.
  8. Lév. 19, 2.
  9. R. : aux derniers temps.
  10. R. aj. : par l’Esprit.
  11. R. aj. : à toujours.
  12. R. : la gloire de l’homme.
  13. És. 40, 6-8.
  14. litt. : [les] hypocrisies et [les] envies.
  15. R. om. : à salut.
  16. R. : C’est pourquoi aussi on.
  17. ou : en lui.
  18. És. 28, 16.
  19. Ps. 118, 22.
  20. És. 8, 14.
  21. comp. Ex. 19, 6.
  22. comp. Os. 1, 10 ; 2, 23.
  23. R. : auront observées.
  24. maître d’un esclave ; comme Luc 2, 29.
  25. És. 53, 9.
  26. ou : se livrait.
  27. És. 53, 5.
  28. R. : vous étiez comme des brebis errantes.
  29. R. : affables.
  30. R. : sachant que.
  31. ou : à cela, afin que.
  32. Ps. 34, 12-16.
  33. ou : de ce qui.
  34. R. : le Seigneur Dieu ; comp. la note, Luc 1, 32.
  35. És. 8, 12-13.
  36. R. om. : mais.
  37. R. : veut.
  38. ou : incrédules.
  39. R. aj. : une fois.
  40. ou : longanimité.
  41. litt. : lequel antitype ; — R. : l’antitype de laquelle.
  42. R. : nous.
  43. ou : engagement, ou témoignage.
  44. qqs. om. : pour nous.
  45. ou : car.
  46. ou : en a fini avec le.
  47. plutôt : aux ; et puis : mais à la volonté.
  48. R. aj. : de [notre] vie.
  49. ou : dans.
  50. ou : dans l’Esprit.
  51. R. : couvrira.
  52. ailleurs : administrateurs.
  53. R. : comme.
  54. R. : à cet égard.
  55. ou : qui ne croient pas.
  56. R. aj. : comme.
  57. R. : vous soumettant les uns aux autres, soyez.
  58. voyez Prov. 3, 34.
  59. R. aj. : car.
  60. ou : par.
  61. R. : nous.
  62. R. : vous rende lui-même accomplis, vous affermisse, vous fortifie, et vous établisse.
  63. litt. : La co-élue.
  64. R. aj. : Jésus ! Amen.



Notes de la version de 1872

  1. ou : qui ne se peut souiller.
  2. le grec, ici et dans tout le passage qui précède, omet l’article, rendant ainsi tout caractéristique et descriptif.
  3. ἐν ᾧ étant pris dans un sens général, ou bien se rapportant à temps.
  4. R. : à honneur et à gloire.
  5. εἰς ὅν ne se rapporte pas, je pense, à ἀγαλλιᾶσθε (nous aurions dans ce cas ἐν ᾧ), mais aux deux participes, d’après la construction naturelle. Autrement, il faut le rapporter au premier participe : ὁρῶντες ; — les participes sont dans ce cas, comme souvent, causatifs.
  6. litt. : un salut d’âmes, en contraste avec des délivrances temporelles, auxquelles, comme Juifs, ils étaient accoutumés à regarder.
  7. ἐν, dans la puissance de.
  8. ἀναζωσάμενοι : — étant dans cet état qui est moralement antécédent (ayant ceint), étant sobres, espérez.
  9. ou : par un sang précieux, comme de Christ, un agneau sans défaut et sans tache ; ou : par un sang précieux, comme d’un agneau sans défaut et sans tache — [le sang] de Christ, préconnu.
  10. ou : sont.
  11. R. aj. : à toujours, εἰς τὸν αἰῶνα.
  12. le sa est douteux.
  13. seigneur sans l’article.
  14. litt. : évangélisée.
  15. λογίϰόν, pour l’âme en contraste avec le corps, pour la partie rationnelle de l’homme ; en même temps, il y a, je pense, dans cette expression une allusion à λόγος, parole.
  16. plusieurs bonnes autorités ajoutent ici : εἰς, pour ; mais je le tiens pour une glose.
  17. traduit ailleurs : occasion de chute.
  18. Je préfère lier ainsi, en prenant ἀπειθοῦντες (désobéissants), dans un sens absolu, comme il est employé au vers. 7, plutôt que de dire : lesquels trébuchent, étant désobéissants à la parole.
  19. 19,0 et 19,1 ἠλεημένοι d’abord, au parfait, et puis ἐλεηθέντες à l’aoriste. Comp. Os. 2, 25 (23).
  20. αἵτινες, qui ont ce caractère, non pas simplement αἵ, qui.
  21. ἐν ᾧ. — ἐν ᾧ est employé pour marquer le temps (Marc 2, 19, « tant que » ; Jean 5, 7, « pendant que »), mais avec l’idée de : dans l’état de choses dans lequel (Rom. 8, 3). La locution a pratiquement le sens de : pour autant que — considéré à ce point de vue. Dans Rom. 2, 1 ; 14, 22 (« en ce que »), elle a la force de : en quoi ; mais pas exactement dans le dernier cas, ni ici. L’apôtre ne veut pas dire en cette chose spéciale précisément, mais eu égard à cette marche et à cette direction de conduite ; — « en quoi » est un peu trop précis ; tandis que serait trop vague.
  22. R. : qu’ils auront vues.
  23. ἀφρόνων ἀνθρώπων a l’article ici, ce qui démontre qu’il ne s’agit pas de certains hommes qui sont dépourvus de sens, mais que les hommes (non pas les chrétiens) sont tels, sont connus sous ce caractère. τῶν est là pour tous, ἀφρόνων donne le caractère de tous ceux qui sont désignés par le nom de ἀνθρώπων. Au vers. 12, il s’agissait des nations ; ici, des hommes ; le cercle s’étend.
  24. τιμήσατε, à l’aoriste ; le reste au présent : ici, c’est donc l’acte quand l’occasion se présente ; le reste, plutôt l’état habituel de l’esprit.
  25. οἰϰέται, pas nécessairement des esclaves (δοῦλοι).
  26. 26,0 et 26,1 litt. : une grâce, ou : une chose dont on doit savoir gré (voir Luc 6, 34).
  27. non τὸ ϰαλόν, ou ϰαλῶς, ποιοῦντες, mais ἀγαθοποιοῦντες, comme au vers. 15. Je pense que l’apôtre passe des domestiques, à faire le bien en général comme chrétiens.
  28. La leçon est difficile à déterminer, mais « que vous suiviez » semble décider en faveur de « vous » devant « un modèle » ; tandis que a souffert pour nous semble l’expression naturelle du cœur de l’apôtre. Les critiques ne sont pas d’accord : la majorité des modernes veut a souffert pour vous, vous laissant, comme lisent א, A, B, C (א a par erreur ἀπέθανε pour ἔπαθε). Alford, avec d’autres, a nous, nous. Le sens, de toute manière, reste au fond le même.
  29. comme nous parlons d’un modèle d’écriture à copier.
  30. παραδίδωμι, livrer à, livrer entre les mains de quelqu’un. Je pense donc que le sens est : il se remettait entre les mains de Celui qui, à la fin, jugerait justement, et il souffrait, en acceptant tout de sa part ; il se livrait pour porter tout ce que lui enverrait CeluiJe ne vois pas que παραδίδωμι signifie jamais remettre entre les mains de quelqu’un un tort qui vous est fait, afin qu’il vous rende justice. Mais il est employé pour remettre quelqu’un aux soins d’un autre ; voyez Act. 15, 39 (40) ; 14, 26 « recommandés ». Comp. Jean 19, 30 ; et je crois que c’est là le sens, bien que quelques-uns voudraient qu’on lût : [les] au lieu de [se].
  31. ou : en ayant fini avec les ; mais mieux comme dans le texte.
  32. τῶ μώλωπι, proprement, marques des coups de fouet.
  33. 33,0 et 33,1 non pas comme 2, 13, l’aoriste pour un acte particulier, mais le participe présent, exprimant un état habituel ; — faisant suite à 2, 18.
  34. pl. ont l’indicatif ϰερδηθήσονται au lieu du subjonctif ϰερδηθήσωνται, mais les anciennes copies ont très souvent ο pour ω. B a ο (non pas : ω) ; et c’est de ce côté que penche le poids des mss.
  35. c.-à-d. en supposant que vous faites le bien.
  36. ou : demeurez avec elles selon la connaissance, (leur portant honneur comme à un vase plus faible, c’est-à-dire féminin), comme étant aussi, elles, cohéritières de la grâce de la vie, afin que.
  37. R. aj. : εἰδότες, lisant : sachant que.
  38. 38,0 et 38,1 seigneur, sans l’article.
  39. ϰύριον τὸν χριστόν ; seigneur, sans l’article.
  40. ou : de rendre compte de ; l’expression grecque renferme les deux idées. Comp. pour le sens du texte, Act. 19, 40, etc., et pour rendre compte, Matt. 12, 36 ; et ici, 4, 5.
  41. ἐν ᾧ ; voyez la note, 2, 12.
  42. θέλει au lieu de θέλοι.
  43. [le] juste pour les injustes, rend mieux l’idée abstraite que : un juste pour les injustes ; mais ce n’est pas le juste par excellence (ὁ δίϰαιος), ni comme Act. 3, 14, τὸν ᾅγιον ϰαὶ δίϰαιον, « le saint et le juste » ; mais δίϰαιος.
  44. R. a : l’ dans le texte. L’absence de l’article donne à πνεύματι un sens caractéristique en contraste avec σαρϰί. La chair et l’esprit sont tous les deux employés en relation avec Christ ; mais nous avons peine à dire ici en français en esprit. Nous pouvons dire : présent en esprit, fervent en esprit, parce que en esprit est caractéristique, mais vivifié en esprit ne peut pas, pour nous, rester simplement caractéristique et manquer de réalité. En grec, l’expression conserve sa propre réalité et, comme telle, caractérise ; c’est pourquoi ἐν ᾧ peut suivre. Mais en français, nous ne pourrions pas dire : en esprit dans lequel.
  45. ou : incrédules, c.-à-d. ne croyant pas.
  46. μαϰροθυμία.
  47. εἰς ῆν διασώζομαι, signifie : arriver sain et sauf dans un lieu sûr, à travers des difficultés et des dangers. Thucyd. dit : ϰαὶ ὀλίγοι πορευόμενοι διὰ τῆς Λιϐύης ἐς Κυρήνην διεσώθησαν ; et puis χαλεπῶς διεσώζοντο ἐς τὰς ὄλπας ; et encore : διεσώζοντο εἰς τὴν πόλιν. Je n’entends pas dire que διʹ ὕδατος signifie : ils passèrent à travers l’eau pour entrer dans l’arche, car je ne pense pas que ce soit le sens. Si on pouvait dire : dans laquelle [entrant] un petit nombre furent sauvés, je n’y aurais pas d’objection. Si ç’avait été durant le déluge, je pense que nous aurions τοῦ ὑδατος ; mais la pensée de l’apôtre n’est pas tournée vers le déluge, mais vers l’eau comme moyen. L’eau était la ruine et la mort, et ils furent sauvés à travers elle.
  48. litt. : laquelle figure vous. — R. : de laquelle l’antitype nous, lisant ᾦ, non pas ὅ. Étienne 1550 a : ὅ, de Bèze ᾧ. א n’a ni l’un ni l’autre.
  49. R. avec quelques autorités : nous.
  50. Le sens de ἐπερώτημα est grandement controversé : le mot signifie : demande, question. La plupart des commentateurs en parlent comme d’un terme de loi signifiant contrat, ou plutôt stipulation ou obligation d’un contrat. Schleusner, citant un autre auteur, prétend que le mot n’est jamais employé dans ce sens, mais έπερώτησις (ce que Bloomfield après Dindorf dément), et qu’en latin, c’est « interrogatio ». Tertulien, donnant les détails du sponsio (engagement) d’un catéchumène, lors de son baptême, fait évidemment allusion à ce passage de Pierre, mais c’est un emploi relativement récent de ce mot. Hérodote et Thucyd. s’en servent, et le premier (Erato, 67), a ἐπειρώτημα et ἐπειρώτησις dans le même passage. Je crois que (comme d’habitude pour ces formes), ἐπερώτησις est l’acte de demander ou d’interroger, et ἐπερώτημα la question posée ; et l’emploi légal provient des questions qui étaient posées pour établir les conditions d’un contrat : de là vient la signification : interrogation. — ἐπερωτάω, c’est interroger, demander ; en sorte que je suis disposé à croire que ἐπερώτημα est la chose demandée, l’objet de la demande. La conscience demande comme étant devant Dieu, et a la chose qu’elle demande (savoir « une bonne conscience ») dans le baptême comme figure, par la résurrection de Jésus Christ, εἰς ayant ainsi le sens de : envers, vis-à-vis de, en vue de ; autrement il faut entendre le mot dans le sens de l’hébreu שאל ל, Shalal le, qui signifie demander, ל, le, répondant à notre préposition de ou à. — Dans Job 8, 8, ל se rapporte à la personne ; on demande à quelqu’un, on le questionne ; ailleurs il faut le rendre par : touchant, au sujet de, comme 2 Sam. 11, 7 et Gen. 26, 7.
  51. Il faut se souvenir qu’en français le génitif exprime aussi bien la chose demandée que la personne qui fait la demande. ἐπερώτημα ferait supposer qu’ici une bonne conscience est la chose demandée et que ce n’est pas une bonne conscience qui recherche quelque chose.
  52. pl. om. : pour nous. א lit : pour vous.
  53. voyez dans Kypke d’abondantes preuves de cet emploi de παύομαι.
  54. proprement : aux… mais à la…, si on pouvait dire ainsi.
  55. βούλημα. R. : θέλημα.
  56. ou : de dissolution, le cœur étant comme versé dedans.
  57. soit : aux morts.
  58. litt. : pour les prières.
  59. litt. : oracles.
  60. qqs. aj. : et de puissance.
  61. Les mots entre crochets sont pour le moins très douteux. א, A, B, ne les ont pas ; C manque ; Syr., et Pesh., les omettent. Ital., et Cypr. les ont, en sorte qu’ils étaient admis de bonne heure.
  62. Ici-bas sur la terre, en particulier, comme passant par les épreuves et les jugements qui affligeaient les chrétiens juifs.
  63. R., avec qqs. autorités, aj. : comme.
  64. qqs. aj. : donc.
  65. à l’aoriste ici, impliquant, comme il arrive souvent pour une certaine classe de mots, qu’il s’agit non pas simplement d’une exhortation à continuer à le faire, mais de toute la conduite, qui, étant accomplie, constate la possession de ce caractère. Ils devaient acquérir ou avoir ce caractère en paissant le troupeau, être dans cet état ; comme 2, 13, pour les sujets qui doivent être soumis ; comp. 5, 5.
  66. Au fond le sens est « vos héritages », force très commune de l’article. Ce que sont les héritages reste complètement en dehors de la question : il s’agit du caractère de la conduite des anciens. Ne soyez pas comme les hommes dominant sur les héritages qui vous appartiennent, en regardant les saints comme quelque chose qui est votre possession. — οἱ ϰλῆροι n’est pas le nom du troupeau ; mais le troupeau ne devait pas être traité comme les οἱ λῆροι des anciens.
  67. ou, litt. : amarantine, c. à d. d’amarantes ou immortelles, image de ce qui ne se flétrit pas. Le sens reste le même.
  68. ou : Soyez humiliés ; voyez Winer 3, 4, 40, 2 (cinquième édition 303).
  69. νήψατε, γρηγορήσατε, à l’aoriste, impliquant qu’il s’agit de caractères à acquérir : ayez fait ainsi, soyez dans cet état.
  70. pl. om., peut-être avec raison : la gloire et. א a ces mots.
  71. ou : J’ai écrit brièvement par Silvain, qui est pour vous un frère fidèle comme je le pense.
  72. pl. : tenez-vous.
  73. peut-être la fraternité ou l’ensemble des frères, comme au vers. 9 ; ou bien la femme de l’apôtre (« qui », est féminin).