Épître à Philémon

De mipe
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Ancien Testament

Nouveau Testament


1Paul, prisonnier de Jésus Christ, et le frère Timothée, à Philémon, le bien-aimé et notre compagnon d’œuvre[T 1], 2et à la sœur Apphie[1], et à Archippe notre compagnon d’armes, et à l’assemblée qui [se réunit] dans ta maison : 3Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du seigneur[T 2] Jésus Christ !

4Je rends grâces à mon Dieu, faisant toujours mention de toi dans mes prières, 5apprenant l’amour et la foi que tu as[T 3] envers le seigneur Jésus et pour tous les saints ; 6en sorte[T 4] que ta communion dans la foi[2] opère en reconnaissant tout le bien qui est en nous[3] à l’égard du christ Jésus. 7Car nous avons une grande joie[4][T 5] et une grande consolation dans[5][T 6] ton amour, parce que les entrailles des saints sont rafraîchies par toi, frère.

8C’est pourquoi, tout en ayant une grande liberté en Christ de te commander ce qui convient, 9— à cause de l’amour, je te prie plutôt, étant tel que je suis, Paul, un vieillard, et maintenant aussi prisonnier de Jésus Christ, 10je te prie pour mon[T 7] enfant que j’ai engendré dans les[6] liens, Onésime, 11qui t’a été autrefois inutile, mais qui maintenant est utile à toi et à moi, lequel je t’ai renvoyé, 12[7][T 8] lui, mes propres entrailles. 13Moi, j’aurais voulu[T 9] le retenir auprès de moi, afin qu’il me servît pour toi[8][T 10] dans les liens de l’évangile ; 14mais je n’ai rien voulu faire sans ton avis, afin que le bien que tu fais[9] ne fût pas l’effet de la contrainte, mais qu’il fût volontaire. 15Car c’est peut-être pour cette raison qu’il a été séparé [de toi] pour un temps, afin que tu le possèdes pour toujours, 16non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave, comme un frère bien-aimé, spécialement de moi, et combien plus de toi, soit dans la chair, soit dans le Seigneur. 17Si donc tu me tiens pour associé [à toi], reçois-le comme moi-même ; 18mais, s’il t’a fait quelque tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le-moi en compte. 19Moi, Paul, je l’ai écrit de ma propre main ; moi, je payerai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même aussi à moi. 20Oui, frère, que moi, je tire ce profit de toi dans le Seigneur : rafraîchis mes entrailles en Christ[10]. 21Ayant de la confiance dans ton obéissance, je t’ai écrit, sachant que tu feras même plus que je ne dis. 22Mais en même temps, prépare-moi aussi un logement[11][T 11], car j’espère que, par vos prières, je vous serai donné.

23Épaphras, mon compagnon de captivité dans le christ Jésus, 24Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre, te saluent. 25Que la grâce de notre seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit ![12]



  1. R. : à Apphie la bien-aimée.
  2. ou : la communion de ta foi.
  3. R. : vous.
  4. R. : reconnaissance.
  5. dans, à propos de.
  6. R. : mes.
  7. R. aj. : mais toi, reçois-le.
  8. c.à.d. à ta place.
  9. litt. : afin que ton bien.
  10. R. : dans le Seigneur.
  11. ou : l’hospitalité.
  12. R. aj. : Amen.



Notes de la version de 1872

  1. ou : notre bien-aimé et compagnon d’œuvre.
  2. seigneur, sans l’article.
  3. ton amour et la foi que tu as.
  4. ὅπως ; non pas ἴνα, afin que.
  5. χαράν. — R. a : χάριν, reconnaissance ; voyez 1 Tim. 1, 12 ; 2 Tim. 1, 3. D’autres lisent aussi : j’ai eu ; d’autres : nous avons eu.
  6. ἐπί, à l’occasion, à propos de ; c’était la raison de sa joie.
  7. mon, par la place qu’il a dans le grec, est emphatique ici.
  8. La vraie leçon est très probablement celle de A, א, D (première main), C (toutes les deux) : σοί, au lieu de σὺ δέ : lequel je t’ai renvoyé, lui, savoir mes propres entrailles. Le reçois, est douteux. Il se trouve au vers. 17 et a été introduit ici, peut-être, pour compléter la phrase incomplète de l’apôtre.
  9. litt. : lequel moi j’aurais voulu.
  10. témoignage qui ne manque pas d’importance pour ce qui touche le sens de ὑπέρ.
  11. ou : l’hospitalité, c.-à-d. pour me recevoir comme un hôte.