Bible:Luc/Chapitre 7

De mipe
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
The printable version is no longer supported and may have rendering errors. Please update your browser bookmarks and please use the default browser print function instead.

Ancien Testament

Nouveau Testament

1Or, quand il eut achevé tous ses discours, le peuple l’entendant, il entra dans Capernaüm. 2Et l’esclave d’un certain centurion, à qui il était fort cher, était malade et s’en allait mourir. 3Et ayant ouï parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs, le priant de venir sauver[1] son esclave. 4Et étant venus à Jésus, ils le priaient instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes[T 1] cela, 5car il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue. Et Jésus alla avec eux. 6Et déjà comme il n’était plus guère loin de la maison, le centurion envoya des amis vers lui, lui disant : Seigneur, ne te donne pas de fatigue, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; 7c’est pourquoi je ne me suis pas cru digne moi-même non plus d’aller vers toi ; mais dis une parole[2] et mon serviteur sera guéri. 8Car moi aussi, je suis un homme placé sous l’autorité [d’autrui], ayant sous moi des soldats ; et je dis à l’un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait. 9Et Jésus, ayant entendu ces choses, l’admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous dis que je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi. 10Et ceux qui avaient été envoyés, s’en étant retournés à la maison, trouvèrent bien portant l’esclave malade.

11Et le jour suivant[3], il arriva que [Jésus] allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui. 12Et comme il approchait de la porte de la ville, voici[T 2], on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle. 13Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas. 14Et s’approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s’arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi. 15Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère. 16Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité[T 3] parmi nous, et Dieu a visité son peuple. 17Et le bruit de ce fait[4] se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour.

18Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses. 19Et ayant appelé deux de ses disciples, Jean les envoya vers Jésus, disant : Es-tu[T 4] celui qui vient, ou devons-nous en attendre[T 5] un autre ? 20Et les hommes, étant venus à lui, dirent : Jean le baptiseur nous a envoyés auprès de toi, disant : Es-tu[T 4] celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ? 21(En cette heure-là[5], il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux et de mauvais esprits, et il donna la vue à plusieurs aveugles.) 22Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous avez vues et entendues : que les aveugles recouvrent la vue, que les boiteux marchent, que les lépreux sont rendus nets, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, et que l’évangile[6][T 6] est annoncé aux pauvres. 23Et bienheureux est quiconque n’aura pas été scandalisé en moi.

24Et lorsque les messagers de Jean s’en furent allés, il se mit à dire de Jean aux foules : Qu’êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? 25Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui sont vêtus magnifiquement et qui vivent dans les délices, sont dans les palais des rois. 26Mais qu’êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. 27C’est ici celui dont il est écrit : « Voici,[T 7] j’envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi »[7] ; 28car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n’y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. 29(Et tout le peuple qui entendait cela, et les publicains, justifiaient Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean ; 30mais les pharisiens et les docteurs de la loi rejetaient contre[8] eux-mêmes le conseil de Dieu, n’ayant pas été baptisés par lui.)31 [9]À qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ? 32Ils sont semblables à des petits enfants qui sont assis au marché et qui crient les uns aux autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte et vous n’avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes et vous n’avez pas pleuré. 33Car Jean le baptiseur est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon. 34Le fils de l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs. 35Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.

36Et un des pharisiens le pria de manger avec lui. Et entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table. 37Et voici, une femme dans la ville, qui était une pécheresse, et qui savait qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre [plein] de parfum ; 38et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les[10] arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et couvrait ses pieds de baisers, et les oignait avec le parfum. 39Et le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même[11] : Celui-ci, s’il était prophète, saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, car c’est une pécheresse. 40Et Jésus, répondant, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Et il dit : Maître, dis-le. 41Un créancier avait deux débiteurs : l’un lui devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante ; 42et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l’un et à l’autre. Dis donc lequel des deux l’aimera le plus. 43Et Simon, répondant, dit : J’estime que c’est celui à qui il a été quitté davantage. Et il lui dit : Tu as jugé justement. 44Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux[12]. 45Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. 46Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum. 47C’est pourquoi je te dis : Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu. 48Et il dit à la femme[13] : Tes péchés sont pardonnés. 49Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? 50Et il dit à la femme : Ta foi t’a sauvée, va-t’en en paix.



  1. ou : guérir.
  2. litt. : par parole.
  3. ou : Et après cela.
  4. litt. : Et cette parole.
  5. R. : Et en la même heure.
  6. ou : la bonne nouvelle.
  7. Mal. 3, 1.
  8. ou : quant à.
  9. R. aj. : Et le Seigneur dit :
  10. litt. : ses pieds.
  11. litt. : parla en lui-même, disant.
  12. R. : les cheveux de sa tête.
  13. litt. : à elle.



Notes de la version de 1872

  1. παρέξῃ. — R. : παρέξει ; voyez Meyer et Winer, Gramm. p. 86.
  2. litt. : et voici.
  3. R. : s’est levé.
  4. 4,0 et 4,1 tu, est emphatique ici (Σύ), comme aussi Matt. 11, 3.
  5. ou : en attendons-nous.
  6. ou : bonne nouvelle, heureux message.
  7. R. aj. : έγώ, moi.